{"id":10077,"date":"2012-03-30T22:19:03","date_gmt":"2012-03-30T20:19:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=10077"},"modified":"2012-04-09T22:20:30","modified_gmt":"2012-04-09T20:20:30","slug":"automutilations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2012\/03\/automutilations\/","title":{"rendered":"Automutilations"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><strong><\/strong><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Automutilations<\/strong><\/span><strong><\/strong><\/h1>\n<h2 style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Patrick ROUX<\/strong><\/span><\/h2>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lacan-Quotidien-n\u00b0189-Patrick-Roux.pdf\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-9983\" title=\"Te\u0301le\u0301chargement\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Te\u0301le\u0301chargement1-300x28.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"28\" srcset=\"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Te\u0301le\u0301chargement1-300x28.jpg 300w, https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Te\u0301le\u0301chargement1.jpg 425w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<em>Adieu vitrine, bonjour rebut<\/em>\u00a0!\u00a0\u00bb Cela r\u00e9sume l\u2019histoire de Marie\u00a0: celle d\u2019un jouet cass\u00e9 dont on ne sait plus que faire. Son corps est squelettique, androgyne\u00a0; il a l\u2019allure d\u2019une marionnette agit\u00e9e de mouvements saccad\u00e9s. On la compare volontiers \u00e0 un automate: \u00ab\u00a0On dirait qu\u2019elle est programm\u00e9e\u00a0; quand on la change, elle a des perturbations.\u00a0\u00bb Elle a aussi, de l\u2019automate, le mouvement pendulaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Marie est n\u00e9e en 1990, en m\u00eame temps qu\u2019une \u00ab <em>fausse jumelle. <\/em>\u00bb La d\u00e9connexion de l\u2019Autre s\u2019est manifest\u00e9e pr\u00e9cocement au niveau du regard par un strabisme, au niveau de la voix par un mutisme, au niveau de la marche par une inertie, comprise comme un \u00ab\u00a0refus d\u2019apprendre\u00a0\u00bb. A l\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole, confront\u00e9e \u00e0 la demande de l\u2019autre, l\u2019enfant a commenc\u00e9 \u00e0 se taper. Chez ce sujet, le signifiant n\u2019a pas produit sa mise en ordre du monde, dont le corps fait partie. Il faut donc l\u2019ordonner pour elle\u00a0: \u00e9viter tout accroc dans le fil continu de sa vie, lui donner des rep\u00e8res, prendre soin de son corps par le geste et par les mots. Toute forme de discontinuit\u00e9 la plonge dans le d\u00e9sarroi. Marie se donne alors des grands coups sur le nez, les yeux. Le saignement semble l\u2019apaiser. Elle s\u2019enduit le visage puis, retrouve la parole pour dire \u00ab\u00a0<em>Je me suis massacr\u00e9e\u00a0<\/em>\u00bb ou \u00ab\u00a0<em>Je me suis pas tap\u00e9 la tempe.<\/em>\u00a0\u00bb L\u2019entr\u00e9e dans une nouvelle institution, v\u00e9ritable bouleversement, va d\u00e9nuder la structure\u00a0:\u00a0elle est \u00ab sans le secours d\u2019aucun discours \u00e9tabli<sup>1<\/sup>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><\/strong><strong>Traitement de l\u2019Autre<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A partir des rep\u00e8res de la psychanalyse nous avons ajust\u00e9 peu \u00e0 peu la d\u00e9marche clinique, en proposant un \u00ab\u00a0<em>traitement de l\u2019Autre<\/em> \u00bb. Il s\u2019agit d\u2019offrir au sujet un lien social \u00ab\u00a0prot\u00e9g\u00e9\u00a0\u00bb qui le mette \u00e0 distance de l\u2019affrontement avec un Autre intrusif qu\u2019il combat. Un combat \u2013 ici non m\u00e9taphorique &#8211; dont Marie sort ravag\u00e9e. Les contusions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es lui donnent un faci\u00e8s de boxeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les crises ne surviennent pas de fa\u00e7on al\u00e9atoire. Notre premier souci a \u00e9t\u00e9 d\u2019en faire le relev\u00e9 pr\u00e9cis pour en rep\u00e9rer les coordonn\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1. Ce sont des moments de passage d\u2019un lieu ou d\u2019une activit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2. Ce sont aussi des refus o\u00f9 des modalit\u00e9s du \u00ab\u00a0<em>non\u00a0<\/em>\u00bb l\u2019an\u00e9antissent, comme si le \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb portait sur tout son \u00eatre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3. Ce sont enfin des r\u00e9actions \u00e0 la demande, m\u00eame bienveillante. Le d\u00e9sir propre du sujet &#8211; dans sa fonction de d\u00e9fense &#8211; fait totalement d\u00e9faut. Elle est donc totalement passiv\u00e9e par la demande de l\u2019autre. Ainsi, un jour, elle commen\u00e7a \u00e0 se cogner \u00e0 table jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019\u00e9ducateur lui dise \u00ab\u00a0<em>Si tu n\u2019aimes pas l\u2019omelette, tu n\u2019es pas oblig\u00e9e d\u2019en manger\u00a0<\/em>\u00bb. Cela la soulagea imm\u00e9diatement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4. Elle se tape aussi, chez elle, lorsqu\u2019elle voit pleurer sa s\u0153ur. Elle est absorb\u00e9e par l\u2019image de l\u2019autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous savons par le service o\u00f9 a s\u00e9journ\u00e9 Marie, que la musique la calme, ainsi que les bains, qu\u2019elle affectionne. Deux objets \u00e9lectifs qui font bord entre elle et l\u2019Autre. On nous dit aussi que lorsqu\u2019elle commence \u00e0 se taper, interdire ne fait qu\u2019aggraver les choses. Mais c\u2019est l\u00e0 un savoir qui est inapplicable tant est forte la fascination que peut exercer le d\u00e9chainement de la pulsion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><\/strong><strong>Les S\u00e9<\/strong><strong><\/strong><strong>ances.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sch\u00e9ma des s\u00e9ances avec Marie est tr\u00e8s ritualis\u00e9. L\u00e0 aussi s\u2019inscrit le besoin imp\u00e9rieux de r\u00e9gler l\u2019Autre, besoin auquel l\u2019analyste se montre docile. Lorsque je vais la chercher, elle se l\u00e8ve imm\u00e9diatement, me saisit la main, me conduit vers le bureau. Ses premiers mots sont toujours \u00ab\u00a0<em>On prend la douche apr\u00e8s<\/em>\u00a0\u00bb. Dans l\u2019intervalle, peu de choses. Elle recherche le contact. Tr\u00e8s vite, elle s\u2019est empar\u00e9e d\u2019un bloc de papier. Elle y dessine, \u00e0 chaque fois, une sorte de tourbillon. La plupart du temps, c\u2019est elle qui met fin \u00e0 la s\u00e9ance en disant \u00ab\u00a0<em>\u00e7a y est, c\u2019est bon\u00a0!<\/em>\u00a0\u00bb Si j\u2019essaye de prolonger, elle me retire autoritairement des mains stylo et papier, me prend la main et me tire vers la sortie en reprenant \u00e0 l\u2019identique la formule par laquelle j\u2019ai suspendu le premier entretien: \u00ab\u00a0<em>On se revoit jeudi<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><\/strong><strong>Un <\/strong><strong>\u00c9<\/strong><strong>v\u00e9<\/strong><strong><\/strong><strong>nement <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lacan d\u00e9finit la clinique comme \u00ab\u00a0le discernement de choses qui importent et qui seront massives d\u00e8s qu\u2019on en aura pris conscience<sup>2<\/sup>.\u00a0\u00bb C\u2019est ce qui se passa. Marie commence \u00e0 se taper violemment. L\u2019analyste se f\u00e2che et lui dit fermement \u00ab\u00a0<em>Si tu te tapes, j\u2019arr\u00eate la s\u00e9ance\u00a0!\u00a0<\/em>\u00bb \u00c9tonnamment, elle se calme imm\u00e9diatement. Consid\u00e9rons cela comme un petit \u00e9v\u00e8nement. Cela montre qu\u2019il est possible de faire limite \u00e0 la jouissance. Ce coup d\u2019arr\u00eat est en lien avec le signifiant\u00a0: la poursuite ou l\u2019arr\u00eat de la s\u00e9ance. Un transfert s\u2019est nou\u00e9. La chef de service a pu stopper une crise en mon absence, en rappelant \u00e0 Marie la date de sa prochaine s\u00e9ance. Apr\u00e8s avoir \u00e9mis le signe d\u2019une rencontre possible, elle donne ici le signe d\u2019un travail possible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019est-ce qui a op\u00e9r\u00e9\u00a0? Probablement le fait que l\u2019analyste consente \u00e0 se s\u00e9parer d\u2019elle. \u00ab\u00a0Le fantasme de sa mort, de sa disparition est le premier objet que le sujet a \u00e0 mettre en jeu (\u2026)<sup>3<\/sup>\u00a0\u00bb Ici, pas de fantasme mais la question\u00a0 &#8211; \u00ab\u00a0<em>l\u2019Autre peut-il me perdre\u00a0?<\/em>\u00a0\u00bb mise en acte, face \u00e0 laquelle nous acceptons le risque. Il s\u2019agit l\u00e0 du premier d\u00e9collement du sujet de son statut d\u2019objet\u00a0de l\u2019Autre. Le risque de disparition dans le r\u00e9el, que r\u00e9it\u00e8re le passage \u00e0 l\u2019acte, se trouve ici d\u00e9plac\u00e9 sur un autre plan. Elle peut exister autrement que dans une position d\u2019objet mortifi\u00e9 sous le regard de l\u2019Autre. Les effets de cette s\u00e9quence seront relay\u00e9s par le biais de la r\u00e9union clinique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici un autre tournant\u00a0du travail : au retour des vacances de No\u00ebl, elle se montre agit\u00e9e, plaintive, son visage est encore plus tum\u00e9fi\u00e9. Elle r\u00e9clame la douche en criant. Apr\u00e8s avoir essay\u00e9 de l\u2019apaiser en lui parlant, sans succ\u00e8s, l\u2019analyste arr\u00eate la s\u00e9ance, un peu contrari\u00e9 en la voyant s\u2019\u00e9loigner souffrante. Mais elle reviendra en son absence, dans mon bureau. Elle dira alors \u00e0 la chef de service : \u00ab\u00a0<em>Je veux taper ma jumelle.<\/em>\u00a0\u00bb A partir de l\u00e0, les s\u00e9ances changeront. Elle m\u2019enjoint de dessiner \u00ab\u00a0Marie\u00a0\u00bb. Je m\u2019ex\u00e9cute, en nommant une \u00e0 une, les parties du corps mais elle arr\u00eate tr\u00e8s vite le dessin et la s\u00e9ance. L\u2019agitation cesse lorsqu\u2019elle est branch\u00e9e sur le corps de l\u2019autre. S\u2019ouvre alors une s\u00e9rie de s\u00e9ances o\u00f9, \u00e0 peine \u00e9bauch\u00e9e une silhouette, elle interrompt le dessin et ponctue par \u00ab\u00a0<em>onsevoijedi\u00a0<\/em>\u00bb. Non sans avoir d\u00e9pos\u00e9 son trac\u00e9 immuable, tout contre la silhouette dessin\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><\/strong><strong>Orientation du travail<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 donc un sujet aux prises avec un <em>en-trop<\/em> pulsionnel non localisable et trouvant une issue dans l\u2019automutilation. Le seul appareil sur lequel elle s\u2019appuie pour traiter cet <em>en-trop<\/em> est le miroir. Nous faisons l\u2019hypoth\u00e8se que le partenaire de ce sujet est \u00ab\u00a0<em>la fausse jumelle<\/em>\u00a0\u00bb, auquel elle est li\u00e9e par un \u00ab\u00a0toi ou moi\u00a0\u00bb mortel. Le travail va consister \u00e0 d\u00e9tacher la signification mortelle de l\u2019image. En effet, quel usage fait-elle du dispositif\u00a0? Elle demande\u00a0 simplement que l\u2019analyste enregistre sa production. Il s\u2019agit d\u2019une production minimaliste mais qui a tout son poids. La clinique concernant les sujets psychotiques fait r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9tat d\u2019une telle mise en d\u00e9p\u00f4t. Marie tente-t-elle d\u2019extraire l\u2019objet que son acc\u00e8s au symbolique ne lui a pas permis d\u2019extraire\u00a0? Pour l\u2019instant, l\u2019extraction de jouissance s\u2019op\u00e8re pour l\u2019essentiel, dans le r\u00e9el, sauvagement. Elle peint avec son sang, dont elle \u00e9clabousse l\u2019Autre; elle peint des petits points rouges qui aimantent le regard<sup>4<\/sup>. Pourra-t-elle articuler cette soustraction de mani\u00e8re plus \u00e9conomique\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><\/strong><strong>R\u00e9<\/strong><strong><\/strong><strong>union clinique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu \u00e0 peu, Marie se montre plus pr\u00e9sente, circule d\u2019avantage, prend plus volontiers la parole, apporte son aide et surtout, est plus accessible aux demandes. En r\u00e9union clinique, nous \u00e9voquons r\u00e9guli\u00e8rement son cas. Des questions cruciales qui se posent\u00a0au quotidien\u00a0: Comment agir avec elle\u00a0? Que lui dire\u00a0? Peut-on la laisser seule\u00a0? Il devient \u00e9vident que Marie posait \u00e0 chacun la m\u00eame question angoissante. Par exemple : \u00ab\u00a0<em>Sur le parvis de l\u2019h\u00f4pital, Marie se tuait devant moi\u00a0; Que-faire\u00a0? <\/em>\u00bb Marie semble viser ce point\u00a0: confronter l\u2019autre \u00e0 l\u2019impossible. Or, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment la possibilit\u00e9 d\u2019un travail qui est apparu dans sa s\u00e9ance, suivi d\u2019un all\u00e8gement. Cette s\u00e9quence constitue un point d\u2019Archim\u00e8de que l\u2019on peut formuler ainsi\u00a0: accepter sa position de sujet &#8211; le \u00ab\u00a0<em>choix<\/em>\u00a0\u00bb de la psychose &#8211; n\u2019implique pas de consentir \u00e0 n\u2019importe quel mode de jouissance. Il est apparu alors que chacun retenait le \u00ab\u00a0<em>non\u00a0<\/em>\u00bb, de peur\u2026, de peur du pire. Un point s\u2019isole\u00a0: soit elle tient l\u2019autre \u00e0 sa merci, par le corps \u00e0 corps ou la demande incessante, soit elle se d\u00e9truit. C\u2019est l\u00e0 sa mani\u00e8re, en impasse, de se produire comme sujet. Cette \u00e9laboration a permis que chacun s\u2019autorise \u00e0 inventer sa r\u00e9ponse et que se d\u00e9gage la possibilit\u00e9 \u00ab\u00a0<em>d\u2019avoir une autorit\u00e9 sur elle<\/em>\u00a0\u00bb qui d\u00e9pend \u00ab\u00a0<em>d\u2019une certaine mani\u00e8re de lui parler\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la construction analytique ne se substitue pas \u00e0 l\u2019acte \u00e9ducatif \u2013 elle peut aider chacun \u00e0 trouver des rep\u00e8res face au \u00ab\u00a0hors norme\u00a0\u00bb du sujet. En ce sens, la construction du cas \u00ab\u00a0r\u00e9ussie\u00a0\u00bb\u00a0 expire dans la trouvaille des intervenants aupr\u00e8s de l\u2019enfant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"right\"><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr align=\"center\" size=\"2\" width=\"100%\" \/>\n<\/div>\n<p><sup>1<\/sup> Lacan Jacques, \u00ab\u00a0 L\u2019\u00e9tourdit\u00a0\u00bb,\u00a0 <em>Autres \u00e9crits<\/em>, Paris, Seuil, 2002, p. 474.<\/p>\n<p><sup>2<\/sup> Lacan Jacques, <em>Ouverture de la Section Clinique<\/em>,\u00a0 <em>Ornicar\u00a0?<\/em> N\u00b0 9, avril 77, Paris,\u00a0 p.8.<\/p>\n<p><sup>3 <\/sup>Lacan Jacques, <em>Le S\u00e9minaire, Livre XI<\/em>,\u00a0 <em>Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse<\/em>, (1964) Paris\u00a0: Seuil, 1973, p.195.<\/p>\n<p><sup>4<\/sup> Laurent\u00a0Eric: \u00ab\u00a0Si Lacan dit que l\u2019on peint avec du regard, c\u2019est qu\u2019on peint les petits points\u00a0\u00bb,\u00a0 <em>Le Conciliabule d\u2019Angers<\/em>, Agalma, le Paon, 1997 p. 218.<\/p>\n<div align=\"center\">\n<hr align=\"center\" size=\"2\" width=\"100%\" \/>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Automutilations Patrick ROUX<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":10040,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[2160,2162,820,2161],"class_list":["post-10077","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-clinique","tag-automutilation","tag-hors-norme","tag-psychose","tag-traitement-de-lautre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10077","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10077"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10077\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10129,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10077\/revisions\/10129"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10077"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10077"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10077"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}