{"id":10544,"date":"2012-01-20T15:33:55","date_gmt":"2012-01-20T14:33:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=10544"},"modified":"2015-07-27T01:28:36","modified_gmt":"2015-07-26T23:28:36","slug":"%e2%96%aa-lecture-dune-oeuvre-%e2%96%aa-par-elisabeth-pontier-%e2%96%aa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2012\/01\/%e2%96%aa-lecture-dune-oeuvre-%e2%96%aa-par-elisabeth-pontier-%e2%96%aa\/","title":{"rendered":"\u25aa LECTURE D\u2019UNE OEUVRE \u25aa par Elisabeth Pontier \u25aa"},"content":{"rendered":"<p align=\"CENTER\"><span style=\"color: #0000cc\"><span style=\"font-size: large\"><strong>\u00ab\u00a0Je ne peins pas ce que je vois. Mais ce que j\u2019ai vu.\u00a0\u00bb<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><span style=\"color: #ff0000\"><span style=\"font-size: large\"><strong>Edvard Munch<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><span style=\"font-size: x-small\"><em>\u00ab\u00a0Je suis un somnambule marchant sur l\u2019ar\u00eate d\u2019un toit <\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"RIGHT\">\u2013 <span style=\"font-size: x-small\"><em>et je suis certainement perdu dans mes pens\u00e9es et mes r\u00eaves. <\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><span style=\"font-size: x-small\"><em>Ne me r\u00e9veillez pas brutalement. <\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"RIGHT\">\u2013 <span style=\"font-size: x-small\"><em>Il ne faut pas non plus m\u2019en arracher <\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><span style=\"font-size: x-small\"><em>sinon je risque de tomber et de me casser le cou.\u00a0\u00bb<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il ne s\u2019agit pas pour nous d\u2019appliquer la psychanalyse \u00e0 l\u2019art du peintre Edvard Munch. Nous souhaitons plut\u00f4t tenter de cerner la fonction que son art prend pour lui. Qu\u2019a-t-il voulu traiter par sa peinture\u00a0? Autrement dit, \u00e0 quel r\u00e9el s\u2019affronte-t-il\u00a0? Comment le traite-t-il avec son art\u00a0? Nous nous sommes servis pour r\u00e9pondre \u00e0 ces questions, des textes de Munch<sup>1<\/sup> lui-m\u00eame. L\u2019artiste en effet a \u00e9crit de nombreux textes courts, tout au long de sa vie, laissant \u00e0 ses h\u00e9ritiers le soin de juger s\u2019ils seraient publiables.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><em><strong>A quel r\u00e9el Edvard Munch s\u2019affronte-t-il\u00a0?<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il le dit lui-m\u00eame\u00a0: le r\u00e9el de la mort, \u00e0 travers de nombreux d\u00e9c\u00e8s, jalonne sa vie d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge. Sa m\u00e8re meurt de tuberculose alors qu\u2019il n\u2019a que cinq ans et l\u2019une de ses trois s\u0153urs meurt de la m\u00eame maladie lorsqu\u2019il a quatorze ans, \u00e9v\u00e8nement qui lui inspirera le c\u00e9l\u00e8bre tableau <em>L\u2019enfant malade.<\/em> Lui-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 un enfant malade et on a craint pour ses jours. La mort rode et s\u2019immisce dans la vie de Munch. Elle le suit comme une ombre qui ne se laisse pas oublier. Plusieurs textes t\u00e9moignent de cette pr\u00e9sence non voil\u00e9e de la mort qui lui fait \u00e9nigme et l\u2019incite dans son art \u00e0 tenter<em> \u00ab\u00a0d\u2019expliquer la vie et le sens de la vie. Je pensais aussi aider les autres \u00e0 comprendre la vie.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><em><strong>R\u00e9p\u00e9ter le motif<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Munch est confront\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9nigme, dans son rapport au r\u00e9el. Ce r\u00e9el lui laisse \u00ab\u00a0une impression\u00a0\u00bb dans sa chair, dans son corps vivant. L\u2019artiste \u00ab\u00a0vibre\u00a0\u00bb sous le coup de l\u2019\u00e9motion ressentie. Munch va s\u2019appliquer \u00e0 capturer ses \u00ab\u00a0impressions\u00a0\u00bb dans ses toiles. Le travail de cet artiste nous frappe par la r\u00e9p\u00e9tition des motifs\u00a0: un m\u00eame tableau est d\u00e9clin\u00e9 de multiples fa\u00e7ons. Chaque motif est l\u2019occasion de saisir un moment v\u00e9cu dans une nouvelle \u00ab\u00a0atmosph\u00e8re\u00a0\u00bb. C\u2019est la fa\u00e7on dont l\u2019artiste tente de \u00ab\u00a0reproduire la vie\u00a0\u00bb, capture apr\u00e8s capture.<\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><em><strong><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/image-2.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-10546\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/image-2-150x150.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/a>L\u2019art comme cristallisation<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019artiste est plong\u00e9 dans un monde compos\u00e9 d\u2019unit\u00e9s de \u00ab\u00a0cristal\u00a0\u00bb. L\u2019op\u00e9ration, qui s\u2019accomplit sur la toile \u00e0 partir des \u00ab\u00a0impressions\u00a0\u00bb v\u00e9cues ayant marqu\u00e9 leur empreinte dans le corps m\u00eame du peintre, est la \u00ab\u00a0cristallisation\u00a0\u00bb. C\u2019est aussi le nom de l\u2019appareillage de jouissance qu\u2019invente E. Munch avec son art.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><em><strong>Participation du corps vivant<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le corps du peintre \u2013 pas simplement sa main tenant le pinceau et son \u0153il appliquant formes et couleurs sur le tableau \u2013 participe du processus. L\u2019artiste peint avec son corps. Ceci est attest\u00e9, par exemple, dans ce qu\u2019il dit du tableau qui a fait scandale et qui d\u00fb \u00eatre retir\u00e9 de l\u2019exposition, <em>L\u2019enfant malade\u00a0: <\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0J\u2019ai alors d\u00e9couvert que mes propres cils avaient contribu\u00e9s \u00e0 l\u2019impression que me faisait le tableau \u2013 aussi les ai-je sugg\u00e9r\u00e9s comme des ombres sur la toile.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Nous pensons que ce tableau a fait scandale, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, du fait de la repr\u00e9sentation, non voil\u00e9e par l\u2019esth\u00e9tique, de la douleur devant la mort qui plane sur l\u2019enfant. C\u2019est aussi ce qui fait la modernit\u00e9 de Munch, ce qui fait de lui un peintre de notre temps\u00a0: l\u2019absence du Beau qui magnifie.<\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><em><strong>Un monde o\u00f9 \u00ab\u00a0rien n\u2019est mort\u00a0\u00bb<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le monde, tel que Munch le construit, est un monde o\u00f9 tout est mouvement, tout est vivant, m\u00eame la mati\u00e8re inerte. La mort elle-m\u00eame devient porteuse de vie et chaque \u00eatre, par sa mort, par sa \u00ab\u00a0mission\u00a0\u00bb, participe au grand cycle de la vie. Sa vision trans-substantialiste du monde n\u2019est pas sans rappeler le \u00ab\u00a0r\u00eave pascalien\u00a0\u00bb de la patiente de Lacan<sup>2<\/sup>, r\u00eave qui l\u2019entra\u00eenait \u00ab\u00a0dans une infinit\u00e9 de vies se succ\u00e9dant \u00e0 elles-m\u00eames sans fin possible\u00a0\u00bb et dont elle \u00ab\u00a0s\u2019est r\u00e9veill\u00e9e presque folle\u00a0\u00bb. En effet, comment une vie qui n\u2019aurait pas de fin peut-elle \u00eatre supportable\u00a0?<\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><em><strong>Un monde de vibrations<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Pour Munch, les corps communiquent entre eux par des vibrations sonores et lumineuses. Il raconte, dans un mini sc\u00e9nario tr\u00e8s cin\u00e9matographique, comment un mot \u2013 ou plut\u00f4t la vibration sonore d\u2019un mot \u2013 peut donner la mort. Munch, qui vit \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 l\u2019on invente la radio, voit dans cette invention la confirmation de ce qu\u2019il a pressenti et repr\u00e9sent\u00e9 dans ses toiles avec ses \u00ab\u00a0lignes ondulantes\u00a0\u00bb qui sont la marque de cet artiste, des lignes qui animent les formes qu\u2019il peint.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0La ligne ondulante qui domine dans mes peintures et gravures pr\u00e9c\u00e9dentes \u2013 est due au pressentiment que j\u2019avais de l\u2019existence de mouvements dans l\u2019\u00e9ther \u2013 le sentiment de liaison entre les corps\u00a0\u00bb <\/em><\/p>\n<p>Avec son c\u00e9l\u00e8bre tableau, <em>Le cri<\/em>, et le po\u00e8me en prose qui l\u2019accompagne, on assiste justement au paroxysme <a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/image-3.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-10547\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/image-3.png\" alt=\"\" width=\"116\" height=\"150\" \/><\/a>de cette \u00ab\u00a0liaison\u00a0\u00bb qui, sous l\u2019effet de l\u2019angoisse, devient \u00ab\u00a0une contamination\u00a0\u00bb<sup>3<\/sup> entre l\u2019image et ce qui vient la d\u00e9chirer\u00a0: le cri.<\/p>\n<p>Mais qu\u2019est-ce que le cri\u00a0? Nous savons, gr\u00e2ce \u00e0 Lacan, que le cri troue le silence, le produit en quelque sorte. Lacan a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 plusieurs reprises dans son enseignement, au tableau de Munch qu\u2019il a m\u00eame rebaptis\u00e9\u00a0: <em>Le silence<\/em>. Pour Lacan le cri n\u2019a pas lieu sur fond de silence, c\u2019est le silence qui est caus\u00e9 par le cri. \u00ab\u00a0C\u2019est du silence m\u00eame que centre ce cri, que surgit la pr\u00e9sence de l\u2019\u00eatre le plus proche, de l\u2019\u00eatre attendu, d\u2019autant plus qu\u2019il est toujours d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, le prochain. [\u2026] Le prochain c\u2019est l\u2019imminence intol\u00e9rable de la jouissance\u00a0\u00bb<sup>4<\/sup>. Le cri, \u00e0 la fois ext\u00e9rieur et participant du plus intime, est l\u2019<em>extime<\/em>, selon le n\u00e9ologisme de Lacan. Cet <em>extime<\/em> est la jouissance qu\u2019il nous est possible seulement d\u2019approcher et dont le trop de pr\u00e9sence provoque l\u2019angoisse. C\u2019est ce dont t\u00e9moigne ce tableau de Munch.<\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><em><strong>L\u2019artiste \u00ab\u00a0comme un phonographe\u00a0\u00bb<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Munch peint de m\u00e9moire. Il con\u00e7oit son travail d\u2019artiste comme la restitution sur ses toiles de ce qui s\u2019est<a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/image-4.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-10548\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/image-4.png\" alt=\"\" width=\"124\" height=\"135\" \/><\/a> imprim\u00e9 en lui comme sur une surface sensible. Il se fait lui-m\u00eame, avec son corps vivant, vibrant, l\u2019instrument de son art.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Les artistes d\u2019un pays \u2013 les po\u00e8tes \u2013 sont des phonographes sensibles \u2013 ils ont le don remarquable et douloureux de d\u00e9couvrir en eux les rayons \u2013 irradi\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Les toiles auront \u00e9galement, \u00e0 leur tour, un caract\u00e8re vibratoire, ce qui incite l\u2019artiste \u00e0 les constituer en \u00ab\u00a0frise\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi que <em>Le cri<\/em> deviendra la pi\u00e8ce qui ponctue une s\u00e9rie de cinq tableaux intitul\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0La frise de la vie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le travail consid\u00e9rable de Munch n\u2019a pas consist\u00e9 uniquement \u00e0 organiser des formes et des couleurs sur une toile puis sur une autre. Il \u0153uvre \u00e9galement en v\u00e9ritable compositeur, en ajoutant une structuration suppl\u00e9mentaire qui passe par l\u2019articulation de ses toiles en s\u00e9ries. Son appareil pictural trouve l\u00e0 un enrichissement suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>Les textes de Munch se sont av\u00e9r\u00e9s une mine pr\u00e9cieuse pour approcher sa peinture que l\u2019on a pu voir dans une tr\u00e8s belle exposition que le Centre Pompidou \u00e0 Paris lui a consacr\u00e9e r\u00e9cemment. Souhaitons que ce court travail de r\u00e9flexion permette \u00e0 ceux qui l\u2019ont vu d\u2019\u00e9clairer leur visite\u00a0 dans l\u2019apr\u00e8s-coup\u00a0!<\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><span style=\"color: #0000cc\"><span style=\"font-size: small\"><strong>\u00c9lisabeth Pontier<\/strong><\/span><\/span><span style=\"color: #ff0000\"><strong>\u20aa<\/strong><\/span><\/p>\n<p lang=\"fr-FR\">1. Munch E., <em>\u00c9crits,<\/em> 2011, Les presses du r\u00e9el \u00ab\u00a0Dedalus\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p lang=\"fr-FR\">2. Lacan J., \u00ab\u00a0Conf\u00e9rence \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Louvin\u00a0\u00bb, <em>Quarto, n\u00b03,<\/em> 1981.<\/p>\n<p lang=\"fr-FR\">3. Malengreau P., \u00ab\u00a0A propos d\u2019un tableau de Munch\u00a0\u00bb, <em>Quarto, n\u00b023,<\/em> 1986, p.32.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: x-small\">4. Lacan J., <\/span><span style=\"font-size: x-small\"><em>Le s\u00e9minaire,<\/em><\/span><span style=\"font-size: x-small\"> livre <\/span><span style=\"font-size: x-small\">xvi<\/span><span style=\"font-size: x-small\">, <\/span><span style=\"font-size: x-small\"><em>D\u2019un Autre \u00e0 l\u2019autre<\/em><\/span><span style=\"font-size: x-small\">, Paris, Seuil, p<\/span><span style=\"font-size: x-small\">.225.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Publi\u00e9 dans Lacan Quotidien n\u00b0135.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p align=\"CENTER\">\u00ab\u00a0Je ne peins pas ce que je vois. Mais ce que j\u2019ai vu.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"CENTER\">Edvard Munch<\/p>\n<p align=\"RIGHT\">\u00ab\u00a0Je suis un somnambule marchant sur l\u2019ar\u00eate d\u2019un toit <\/p>\n<p align=\"RIGHT\">\u2013 et je suis certainement perdu dans mes pens\u00e9es et mes r\u00eaves. <\/p>\n<p align=\"RIGHT\">Ne me r\u00e9veillez pas brutalement. <\/p>\n<p align=\"RIGHT\">\u2013 Il ne faut pas [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":10549,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[181],"tags":[1031,663,2373,691],"class_list":["post-10544","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts","tag-art","tag-elisabeth-pontier","tag-munch","tag-peinture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10544","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10544"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10544\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15633,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10544\/revisions\/15633"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10549"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10544"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10544"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10544"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}