{"id":1579,"date":"2011-08-31T16:25:34","date_gmt":"2011-08-31T14:25:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blogx16y\/?p=1579"},"modified":"2011-10-04T21:36:58","modified_gmt":"2011-10-04T19:36:58","slug":"gemmes-lq-9","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/08\/gemmes-lq-9\/","title":{"rendered":"GEMMES &#8211; LQ 9"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #ff0000;\">DIDEROT.<\/span> J\u2019aime mieux un essai qu\u2019un trait\u00e9\u00a0; un essai o\u00f9 l\u2019on me jette quelques id\u00e9es de g\u00e9nie presqu\u2019isol\u00e9es qu\u2019un trait\u00e9 o\u00f9 ces germes pr\u00e9cieux sont \u00e9touff\u00e9s sous un amas de redites.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">CATHERINE LAZARUS-MATET.<\/span> <span style=\"color: #0000ff;\">Pire que l\u2019\u00ab\u00a0amur\u00a0\u00bb<\/span>. F\u00e9vrier 1972. Lacan s\u2019appr\u00eate \u00e0 aborder l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0amur\u00a0\u00bb sur un versant, selon lui, pas tr\u00e8s amusant, et ponctue\u00a0: \u00ab\u00a0Or, moi, je ne peux pas me soutenir autrement que d\u2019amuser, amusement s\u00e9rieux ou comique\u00a0\u00bb. Le s\u00e9rieux, dit-il, c\u2019est pour son S\u00e9minaire, le comique, pour ses entretiens \u00e0 la Chapelle de Sainte-Anne, dont ce propos est tir\u00e9. Jacques-Alain Miller nous offre la lecture conjointe de ces \u2026 \u00ab\u00a0(a)mur-sements\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux volumes ins\u00e9parables. Comme le joli couple d\u2019ins\u00e9parables des <em>Oiseaux<\/em> d\u2019Hitchcock, la parution du <em>S\u00e9minaire XIX, \u2026ou pire<\/em>, et de <em>Je parle aux murs<\/em> va-t-elle d\u00e9clencher quelque d\u00e9cha\u00eenement ? D\u2019enthousiasme s\u00fbrement. Les\u00a0 ins\u00e9parables, \u00e7a ne cause pas, \u00e7a s\u2019accouple de fa\u00e7on invariable. Ces volumes sont deux, s\u00e9par\u00e9s, illustrant ce qu\u2019il en est de l\u2019Un. La raison\u00a0? Les premiers entretiens de Sainte-Anne, destin\u00e9s aux internes de psychiatrie sur \u00ab\u00a0Le savoir du psychanalyste\u00a0\u00bb, cheminent de leur c\u00f4t\u00e9 tandis que le S\u00e9minaire se construit la m\u00eame ann\u00e9e et aspire les entretiens suivants dans l\u2019\u00e9laboration du \u00ab\u00a0Y a de l\u2019Un\u00a0\u00bb. Et si l\u2019un et l\u2019autre des volumes tournent autour de la fronti\u00e8re entre v\u00e9rit\u00e9 et savoir, de la v\u00e9rit\u00e9 du non rapport sexuel, de l\u2019opacit\u00e9 du sens, de la n\u00e9cessit\u00e9 des math\u00e8mes, l\u2019adresse aux m\u00e9decins explicite l\u2019impossible et est tiss\u00e9e de la consistance du parcours de Lacan psychiatre et analyste, de son amertume aussi, de l\u2019\u00e9paisseur de l\u2019avanc\u00e9e de son enseignement, alors que <em>\u2026ou pire<\/em> cerne un vide. Ces entretiens sont emplis de joyeux paradoxes et sans concession. Ainsi : \u00ab\u00a0L\u2019antipsychiatrie (qui ne r\u00e8gle rien de la psychose, pr\u00e9cise Lacan) est un mouvement dont le sens est la lib\u00e9ration du psychiatre\u00a0\u00bb. Le brio des propos sur les murs, ceux \u00e0 qui il parle, ceux de l\u2019asile (hommage est rendu \u00e0 Aim\u00e9e), celui entre les sexes, donne toute sa force \u00e0 un discours hors des sentiers battus. L\u2019ignorance, pr\u00e9cise Lacan, conforte le savoir \u00e9tabli.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces murs rejoignent le S\u00e9minaire. Tels la caverne de Platon, approchant l\u2019objet<em> a<\/em>, ils sont faits pour entourer un vide, dit Lacan. La quatri\u00e8me de couverture du <em>S\u00e9minaire XIX<\/em> donne avec une gravit\u00e9 subtile et d\u00e9li\u00e9e le ton du chamboulement du dernier enseignement de Lacan inaugur\u00e9 l\u00e0. Lacan \u00ab enseigne ici le primat de l\u2019Un dans la dimension du r\u00e9el\u00a0\u00bb, \u00e9crit J.-A. Miller. Si les entretiens du <em>Je parle aux murs<\/em> sont des feux d\u2019artifices, avec <em>\u2026ou pire, <\/em>c\u2019est feu les artifices. L\u2019Un vide l\u2019Autre. Lacan l\u2019\u00e9nonce\u00a0: \u00ab\u00a0Le vide est la seule fa\u00e7on d\u2019attraper quelque chose avec le langage\u00a0\u00bb. Il n\u2019y a d\u2019existence que dans la d\u00e9pendance de l\u2019Autre, pas d\u2019\u00eatre sans le r\u00e9el, pas de rapport sexuel sans la lettre pour l\u2019\u00e9crire, sinon rien. Si la v\u00e9rit\u00e9 du \u00a0non rapport sexuel se mi-dit, l\u2019autre moiti\u00e9 dit pire. Et Lacan, sur la route du r\u00e9el, s\u2019adresse aux analystes <em>en corps<\/em>, les faisant fr\u00e8res de leurs analysants car \u00ab\u00a0nous sommes les fils du discours\u00a0\u00bb, et noue la fraternit\u00e9 des corps avec la mont\u00e9e du racisme. Tout en souhaitant \u00e0 ceux qui le commentent, dans le compte rendu en annexe, que \u00ab\u00a0fasse ces lignes trace du bon-heur, leur sans le savoir\u00a0\u00bb. Autre mode de fraternit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">LAURE NAVEAU.<\/span> <span style=\"color: #0000ff;\">Un petit m\u00e9t\u00e9or<\/span>\u00a0: le premier livre de Martin Quenehen, <em>Jours tranquilles d\u2019un prof de banlieue<\/em>. Je l\u2019ai lu d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre en riant aux larmes. Il ne traite avec humour que de sujets sensibles et d\u00e9licats. La langue utilis\u00e9e a ceci de saisissant, qu\u2019elle semble affine \u00e0 l\u2019objet dont elle parle. Et ce faisant, elle s\u2019en exile. Puisqu\u2019\u00e0 la fin, il tire son chapeau \u00e0 tout cela.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De quel objet s\u2019agit-il\u00a0? Les profs\u00a0? Les \u00e9l\u00e8ves\u00a0? Les jeunes de banlieue\u00a0? L\u2019Education Nationale et son absurdit\u00e9 actuelle\u00a0? Le savoir\u00a0? L\u2019ignorance\u00a0? Le pouvoir\u00a0? La l\u00e2chet\u00e9\u00a0? Le courage\u00a0? Un peu tout cela. Mais dans un <em>bien dire<\/em> qui d\u00e9coiffe. Le ton est ironique, juste comme il faut pour \u00eatre s\u00e9rieux, t\u00e9moin d\u2019une exp\u00e9rience, d\u2019une <em>praxis <\/em>m\u00eame, de la juste distance prise avec l\u2019impuissance, et de sa rencontre avec l\u2019impossible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Martin est un jeune prof cap\u00e9tien d\u2019histoire-g\u00e9o, plut\u00f4t dou\u00e9, plus analys\u00e9, lacanien et \u00e9rudit que la moyenne. Cela s\u2019entend d\u00e8s les premi\u00e8res pages. L\u2019histoire commence lorsqu\u2019il manque de recevoir sur la t\u00eate la canette de Fanta (pleine et ouverte) balanc\u00e9e du premier \u00e9tage du bahut o\u00f9 il enseigne (alors qu\u2019il est sorti fumer sa clope), par des \u00e9l\u00e8ves anonymes. L\u2019ambiance est donn\u00e9e\u00a0: on pense au film <em>Les dieux sont tomb\u00e9s sur la t\u00eate<\/em>, o\u00f9 ce qui produit des effets en s\u00e9rie est une bouteille de coca-cola en verre, qui tombe du ciel dans une lointaine savane primitive, intouch\u00e9e jusque l\u00e0 par la civilisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s lors, s\u2019engage une cavalcade joyeuse dans une langue superbe, sem\u00e9e de n\u00e9ologismes saisissants de v\u00e9rit\u00e9. Les situations sont alternativement cocasses et d\u00e9solantes. Les adultes en prennent autant pour leur grade que les jeunes, tous sous-cultiv\u00e9s, \u00e0 peu d\u2019exceptions pr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Exemple, p.\u00a034, \u00e0 propos d\u2019un \u00e9change lapidaire sur les <em>blacks, blancs, beurs\u2026 et\u00a0 juifs<\/em> : \u00ab\u00a0Si je leur dis que je suis goyshk\u00e9naze, ils vont flipper. Et puis, \u00e0 quoi bon leur expliquer \u2013 comme le fait si bien Fran\u00e7ois Regnault \u2013 que dire <em>juif<\/em> en occident implique le d\u00e9sir (que ce d\u00e9sir se monnaie en amour, haine, int\u00e9r\u00eat, curiosit\u00e9, etc)\u00a0? Autrefois, j\u2019ai essay\u00e9. En vain. Au fond de lui, chacun de nous a d\u00e9j\u00e0 choisi sa position pour ou contre le nom <em>juif<\/em>. Et au lyc\u00e9e Louis-Ferdinand C\u00e9line, c\u2019est toujours contre. Tout contre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On referme le petit m\u00e9t\u00e9ore. On se dit qu\u2019on va le relire souvent, l\u2019offrir aux enfants, aux parents, aux amis. Pour faire rire. Et aussi donner \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">JACQUES-ALAIN MILLER.<\/span> <span style=\"color: #0000ff;\">Catherine Millot, la premi\u00e8re et la seule \u201c<em>cool-mystic<\/em>\u201d du si\u00e8cle.<\/span> \u00ab\u00a0<em>Habent sua fata libelli\u00a0<\/em>\u00bb, on cite en le tronquant le vers de Terentianus le Mauritanien, qui vivait sous Hadrien. On oublie que le destin des livres se d\u00e9cide \u00ab\u00a0<em>pro captu lectoris\u00a0<\/em>\u00bb. Cependant, cet oubli fait sens\u00a0: le parcours d\u2019un signifiant\u00a0 n\u2019est jamais Turing-calculable. Si une lettre arrive toujours \u00e0 destination, c\u2019est que, l\u00e0 o\u00f9 elle arrive, c\u2019\u00e9tait sa destination &#8211; se r\u00e9v\u00e8le apr\u00e8s-coup l\u2019avoir \u00e9t\u00e9 depuis toujours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beaucoup finissent dans les poubelles de l\u2019histoire, toujours pleines \u00e0 ras-bord de lettres en souffrance et de corps tortur\u00e9s. Combien de signifiants, paraissant promis \u00e0 de hautes destin\u00e9es, ont fini mis\u00e9rablement. Voltaire reste par <em>Candide<\/em>, non par ses trag\u00e9dies. On lit plus <em>les Lettres persanes <\/em>que<em> De L\u2019Esprit des lois, Les Mots <\/em>que la<em> Critique de la raison dialectique\u00a0; Paludes <\/em>a effac\u00e9<em> Les Faux-Monnayeurs\u00a0; <\/em>Althusser restera par ses m\u00e9moires d\u2019un fou, non par la causalit\u00e9 m\u00e9tonymique et la lecture symptomale. La mince et tr\u00e8s simple <em>Solitude <\/em>de la Millot est d\u2019un art tout aussi raffin\u00e9 que les plus chatoyantes <em>Soledades<\/em> d\u2019un Gongora.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019amie y\u2019O, n\u2019ayons garde d\u2019oublier son O initial et final.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Origine du monde, il se porte rouge sang dans <em>Histoire d\u2019O<\/em>. Ici \u00ab\u00a0page blanche\u00a0\u00bb qui attend l\u2018ensemencement par l\u2019\u00e9criture, c\u2019est un souverain \u00ab\u00a0<strong><em>= Z\u00e9ro<\/em>\u00a0<\/strong>\u00bb de fin du monde. La belle Catherine est la grande faucheuse de toute chose. Elle en r\u00e9v\u00e8le la vanit\u00e9. Elle en fait un bibelot qu\u2019elle abolit aussit\u00f4t, le r\u00e9duisant \u00e0 l\u2019inanit\u00e9 sonore qui, \u00ab\u00a0dans la beaut\u00e9 du jour naissant\u00a0\u00bb, s\u2019\u00e9vapore. Au moment topique de son exp\u00e9rience, le \u00ab\u00a0<em>Es gibt<\/em>\u00bb est celui de la paix \u2013 non pas \u00ab\u00a0la paix du soir\u00a0\u00bb, analys\u00e9e par Lacan, mais la r\u00e9p\u00e9tition apais\u00e9e du m\u00eame jour et de la m\u00eame nuit, dans le n\u00e9ant de tout appel comme de tout souci. Au plus profond de cette exp\u00e9rience qui est douce, et dont le charme pr\u00e9gnant se communique au lecteur comme un parfum, seul le vide, acquies\u00e7ant \u00e0 tout, d\u2019un horizon d\u00e9peupl\u00e9 de tout <em>parl\u00eatre<\/em>, et de Catherine elle-m\u00eame, s\u2019av\u00e8re assez consistant pour enclore la jouissance infinie d\u2019un \u00eatre asymptotique \u00e0 se confondre avec la puret\u00e9 du non-\u00eatre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Mysticisme<\/em>, il est arriv\u00e9 \u00e0 l\u2019auteure de prononcer ce mot, mais mysticisme sans acm\u00e9, sans le bavardage du \u00ab\u00a0lieu de l\u2019Autre\u00a0\u00bb, sans autre partenaire du sujet que sa propre solitude personnifi\u00e9e, d\u00e9ifi\u00e9e \u2013 <em>O Solitude<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Anglais parlent du style <em>mock-hero\u00efc<\/em> de Dryden et de Pope. Forgeons ici l\u2019expression de <em>cool-mystic<\/em> pour d\u00e9signer cette exp\u00e9rience et ce style sans exemple dans aucune litt\u00e9rature d\u2019aucun temps, mais\u00a0 qui auront peut-\u00eatre des \u00e9mules. Car, de <em>cool-mystic<\/em> amoureuse de sa solitude, j\u2019en connais au moins une, mais elle lit Pascal, et se refuse \u00e0 \u00e9crire. Ce livre, cette recension, pourraient la d\u00e9clencher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment peut-on \u00eatre mystique au XXIe si\u00e8cle sans ringardise\u00a0? On l\u2019apprendra de cette gemme tr\u00e8s pure. Le\u00a0\u00ab\u00a0J\u2019\u00e9cris <em>O Solitude\u00a0<\/em>\u00bb dont on devine le dur d\u00e9sir durable, a trouv\u00e9, comme chez le Narrateur de <em>La Recherche,<\/em> une issue heureuse. Ce n\u2019est ni le temps perdu, ni le temps retrouv\u00e9, ni le temps immobile ou suspendu. C\u2019est \u00ab\u00a0le\u00a0temps rendu \u00e0 sa libert\u00e9\u00a0\u00bb, celui d\u2019une \u00e9criture <em>wirklich<\/em> qui apporte le bonheur, et nulle b\u00e9atitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On voit bien chez Catherine Millet, chantre de l\u2019orgie surbook\u00e9e, que la jouissance ne fait pas forc\u00e9ment plaisir. Catherine Millot, <em>abysm\u00e9e<\/em>, si je puis dire, dans l\u2019<em>Abgrund<\/em> (Schelling) de sa solitude, montre l\u2019\u00e9vidence du dit de Lacan, selon lequel \u00ab\u00a0le d\u00e9sir est la m\u00e9tonymie du manque \u00e0 \u00eatre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Rien d\u2019humain qui ne me soit \u00e9tranger\u00a0\u00bb, laisse entendre, au rebours de T\u00e9rence, la Catherine qui s\u2019en va toute seule. Entendez que le signifiant phallique qui gouverne <em>l\u2019hommanit\u00e9-romanit\u00e9-totalit\u00e9-communaut\u00e9<\/em> se voit ici d\u00e9pouill\u00e9 de ses pouvoirs &#8211; remplac\u00e9, dirait Alphonse Allais, par la fesse perdue de Cun\u00e9gonde atrophi\u00e9e, dont rien ne proc\u00e8de.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Catherine, toi nymphe recluse dans le saint mutisme, c\u2019est ce livre, fruit de tes noces avec le rien, qui te perp\u00e9tuera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ni almageste, ni portulan ou bestiaire, tu tiens commerce, en ville, d\u2019un tr\u00e8s grand livre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">DIDEROT. J\u2019aime mieux un essai qu\u2019un trait\u00e9\u00a0; un essai o\u00f9 l\u2019on me jette quelques id\u00e9es de g\u00e9nie presqu\u2019isol\u00e9es qu\u2019un trait\u00e9 o\u00f9 ces germes pr\u00e9cieux sont \u00e9touff\u00e9s sous un amas de redites.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[398,399,328,59],"class_list":["post-1579","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-gemmes","tag-catherine-lazarus-matet","tag-catherine-miller","tag-diderot","tag-laure-naveau"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1579","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1579"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1579\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1581,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1579\/revisions\/1581"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1579"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1579"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1579"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}