{"id":4217,"date":"2011-11-07T21:06:32","date_gmt":"2011-11-07T20:06:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=4217"},"modified":"2011-11-25T10:02:51","modified_gmt":"2011-11-25T09:02:51","slug":"nicolas-de-stael-l%e2%80%99epreuve-d%e2%80%99une-femme-par-elisabeth-pontier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/nicolas-de-stael-l%e2%80%99epreuve-d%e2%80%99une-femme-par-elisabeth-pontier\/","title":{"rendered":"NICOLAS DE STA\u00cbL : L\u2019\u00c9PREUVE D\u2019UNE FEMME par \u00c9lisabeth Pontier"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0\u00ab\u00a0Il est certain que je suis venu \u00e0 la m\u00e9decine parce que j\u2019avais le soup\u00e7on que les relations entre les hommes et les femmes jouaient un r\u00f4le d\u00e9terminant dans les sympt\u00f4mes des \u00eatres humains.\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn1\"><strong>[1]<\/strong><\/a><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Avec cette boussole que peut-on dire des femmes dans la vie de Nicolas de Sta\u00ebl ?<\/strong><\/span><a title=\"\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-Photo.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-thumbnail wp-image-4219\" title=\"Nicolas de S Photo\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-Photo-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-Photo-150x150.jpg 150w, https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-Photo.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Quel rapport \u00e0 l\u2019Autre pour ce sujet\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont les lettres qu\u2019il adresse \u00e0 son p\u00e8re adoptif qui nous permettent d\u2019en dire quelque chose. A cette \u00e9poque Nicolas de Sta\u00ebl a une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, \u00a0il a fait des \u00e9tudes artistiques contre la volont\u00e9 de ce p\u00e8re qui aurait voulu qu\u2019il soit ing\u00e9nieur comme lui. Puis, en proie \u00e0 une certaine errance, il part pour l\u2019Espagne, le Maroc, dans ce qui n\u2019a que l\u2019apparence d\u2019un voyage d\u2019\u00e9tude. En fait, \u00e0 peine sorti de l\u2019enfance, Nicolas de Sta\u00ebl a d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019il serait peintre,\u00a0 seulement voil\u00e0, ses \u00e9tudes aux beaux arts termin\u00e9es : il ne peint pas. Ce signifiant, <em>peintre<\/em>, d\u00e9croch\u00e9 des signifiants maternels de sa petite enfance, n\u2019est encore qu\u2019une promesse, un signifiant vide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui nous frappe dans les lettres qu\u2019il adresse \u00e0 son p\u00e8re c\u2019est que l\u2019opposition paternelle ne donne prise \u00e0 aucun conflit chez lui. Il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019une d\u00e9votion sans borne\u00a0: \u00ab\u00a0Vous \u00eates si bon papa qu\u2019int\u00e9rieurement je fais comme un homme qui n\u2019\u00e9crivait qu\u2019\u00e0 genoux \u00e0 Saint Ignace. [\u2026] Cher papa je n\u2019ai rien \u00e0 vous dire, rien \u00e0 vous expliquer, vous m\u2019avez fait plus que mon propre p\u00e8re\u00a0: je suis triste de ne pas \u00eatre mieux. [\u2026] Et ne me dites plus de revenir\u00a0; car tr\u00e8s s\u00e9rieusement je veux rester longtemps parti ou mieux ne plus m\u2019arr\u00eater de voyager.\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est dans une lettre \u00e0 un ami, que Nicolas de Sta\u00ebl va donner la formule de sa position subjective\u00a0: \u00ab\u00a0Je n\u2019ai confiance en moi que parce que je n\u2019ai confiance en personne\u00a0\u00bb. Par cet aveu de ne trouver de garantie qu\u2019en lui-m\u00eame Nicolas de Sta\u00ebl t\u00e9moigne pour nous de sa psychose qui le contraint \u00e0 se faire cause de lui-m\u00eame, v\u00e9ritable pousse \u00e0 la cr\u00e9ation. Notre hypoth\u00e8se sur la structure trouvera sa confirmation dans la d\u00e9compensation qui survient chez ce sujet lorsque la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 est rencontr\u00e9e. C\u00e9l\u00e9brit\u00e9 qui vient d\u00e9ranger le rapport du sujet \u00e0 un Autre qui lui est hostile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Alors les femmes\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-Peinture-%C3%A0-lhuile.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-thumbnail wp-image-4220\" title=\"Nicolas de S Peinture \u00e0 l'huile\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-Peinture-%C3%A0-lhuile-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il nous faut d\u2019abord parler de Jeannine. Elle est peintre elle-m\u00eame et elle peint. A ses c\u00f4t\u00e9s, Nicolas de Sta\u00ebl va se d\u00e9cider enfin \u00e0 peindre. Jeannine est mari\u00e9e et elle a un fils lorsque leurs routes se croisent au Maroc. Elle quitte tout pour lui\u00a0: son mari tout d\u2019abord mais aussi \u2026 la peinture.\u00a0 Elle lui voue un amour teint\u00e9 d\u2019absolu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est une femme qui \u00a0lui va \u00ab\u00a0comme un gant\u00a0\u00bb,\u00a0selon\u00a0 l\u2019expression de Lacan. Un gant qui vous va et \u00e9pouse les contours de votre \u00eatre\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Lacan fait de la femme, \u00ab\u00a0la v\u00e9rit\u00e9 de l\u2019homme\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>. \u00a0C\u2019est ce qu\u2019il appelle la\u00a0fonction \u00ab\u00a0p\u00e8se-personne\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn5\">[5]<\/a> des femmes\u00a0; autrement dit \u00ab\u00a0pour avoir la v\u00e9rit\u00e9 d\u2019un homme, on ferait bien de savoir quelle est sa femme\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn6\">[6]<\/a> ajoute-t-il. Mais il pr\u00e9cise\u00a0: \u00ab\u00a0quand il s\u2019agit d\u2019une femme, ce n\u2019est pas la m\u00eame chose. [\u2026] Elle arrivera \u00e0 donner du poids m\u00eame \u00e0 un homme qui n\u2019en a aucun.\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn7\">[7]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut dire, en effet, que Jeannine a mis tout le poids de son \u00eatre dans la vie de Nicolas de Sta\u00ebl, \u0153uvrant ainsi \u00e0 ce qu\u2019il devienne l\u2019artiste que l\u2019on sait.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-Jeanine.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-thumbnail wp-image-4221\" title=\"Nicolas de S Jeanine\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-Jeanine-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant apr\u00e8s 10 ans de vie commune, apr\u00e8s des ann\u00e9es de vache maigre et apr\u00e8s avoir travers\u00e9 les ann\u00e9es de guerre, Jeannine meurt des suites d\u2019un avortement, elle lui avait d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 une fille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment Nicolas de Sta\u00ebl r\u00e9agit-il alors \u00e0 la disparition de cette femme dont il \u00e9crit \u00e0 sa mort,\u00a0qu\u2019elle lui a \u00ab\u00a0tout donn\u00e9 et [lui] donne chaque jour encore\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois mois apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Jeannine, Nicolas de Sta\u00ebl \u2026 \u00e9pouse Fran\u00e7oise. Il \u00e9crit \u00e0 un ami\u00a0: \u00ab\u00a0n\u2019ayant pas d\u2019imagination et ne pouvant vivre un seul instant de souvenirs\u2026\u00a0\u00bb C\u2019est la capacit\u00e9 propre \u00e0 cette structure, contre toute attente, contre le sens commun, \u00e0 tourner la page\u00a0: pas d\u2019imagination, pas de souvenirs, c\u2019est au r\u00e9el essentiellement que ce sujet est affront\u00e9. Nicolas de Sta\u00ebl peut ainsi cong\u00e9dier le pass\u00e9 brutalement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fran\u00e7oise n\u2019est pas peintre, elle fait des \u00e9tudes de droit\u2026 qu\u2019elle abandonne lorsqu\u2019elle se marie avec Nicolas de Sta\u00ebl. Elle lui donne plusieurs enfants, s\u2019occupe du foyer, tandis que lui, se consacre tout entier \u00e0 la peinture.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Fran%C3%A7oise-de-Stael.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-thumbnail wp-image-4222\" title=\"Fran\u00e7oise de Stael\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Fran%C3%A7oise-de-Stael-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis en 1953 c\u2019est sa premi\u00e8re exposition \u00e0 New York et la cons\u00e9cration. S\u2019en suit la d\u00e9compensation. Un sentiment de pers\u00e9cution s\u2019installe, Nicolas de Sta\u00ebl s\u2019enfuit dans le midi o\u00f9 il continue de peindre beaucoup, vraiment beaucoup. Le midi\u00a0: c\u2019est le pays de son ami le po\u00e8te Ren\u00e9 Char avec qui il travaille et avec qui il a une amiti\u00e9 profonde.\u00a0 Char lui a pr\u00e9sent\u00e9 Jeanne qui pose pour lui et devient sa ma\u00eetresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jeanne est mari\u00e9e, elle a des enfants. Mais cette femme ne quitte pas tout pour lui. Elle part s\u2019installer avec son mari \u00e0 Grasse\u00a0; il la suit et s\u2019\u00e9tablit \u00e0 Antibes. Il se s\u00e9pare de Fran\u00e7oise qui vient de donner naissance \u00e0 leur troisi\u00e8me enfant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Tout abri o\u00f9 puisse s\u2019instituer une relation viable, temp\u00e9r\u00e9e d\u2019un sexe \u00e0 l\u2019autre, n\u00e9cessite l\u2019intervention de ce m\u00e9dium qu\u2019est la m\u00e9taphore paternelle,\u00a0\u00bb <a title=\"\" href=\"#_ftn8\">[8]<\/a> nous a appris Lacan<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00e9taphore paternelle n\u2019est pas la pierre d\u2019angle de ce sujet qui s\u2019en passe. Cela affecte sa capacit\u00e9 \u00e0 n\u00e9gocier avec l\u2019absence de l\u2019Autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00ab\u00a0Les femmes, \u00e9crit Nicolas de Sta\u00ebl, il faut en faire quelque chose qui ne bouge pas, mais vraiment pas, vraiment plus, dans les livres comme dans les tableaux\u00a0; elles nous emp\u00eachent bien assez dans la vie de dormir comme cela.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019absence de Jeanne qui se d\u00e9robe, se r\u00e9v\u00e8le insurmontable. Il \u00e9choue \u00e0 la fixer \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s comme cela s\u2019est pass\u00e9 avec Jeannine puis avec Fran\u00e7oise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00ab\u00a0Moi, je suis devenu corps et \u00e2me un fant\u00f4me, \u00e9crit-il. [\u2026] Quand je pense \u00e0 la Sicile qui est elle-m\u00eame un pays de vrais fant\u00f4mes, o\u00f9 les conqu\u00e9rants seuls ont laiss\u00e9 quelques traces, je me dis que je suis dans un cercle d\u2019\u00e9tranget\u00e9s dont on ne sort jamais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0La structure ici, ne peut dialectiser le manque, le tromper avec du semblant. \u00ab\u00a0Le signifiant est identique au statut comme tel du semblant\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn9\">[9]<\/a> nous dit Lacan, rapprochant ainsi ces deux termes. Dans le cas de Nicolas de Sta\u00ebl cela veut dire que l\u2019appareil signifiant \u00e9choue \u00e0 constituer une d\u00e9fense efficace contre le r\u00e9el. Le manque dans ce cas se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un vide qui menace d\u2019aspirer le sujet. C\u2019est la trace de sa propre disparition qui r\u00e9pond \u00e0 l\u2019absence de jeanne\u00a0: l\u2019artiste est devenu \u00ab\u00a0un fant\u00f4me\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Mars 1955, \u00e0 son beau-fils Antoine Tudal, le fils de Jeannine, il confie\u00a0: \u00ab\u00a0tu sais, je ne sais pas si je vais vivre longtemps. Je crois que j\u2019ai assez peint. Je suis arriv\u00e9 \u00e0 ce que je voulais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Il remet au mari de Jeanne les lettres que celle-ci lui a adress\u00e9es en lui disant\u00a0: \u00ab\u00a0vous avez gagn\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 16 mars il sort de \u00ab\u00a0la brume extr\u00eame\u00a0\u00bb o\u00f9 il se sent en se jetant de la terrasse de son atelier d\u2019Antibes.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-ANtibes.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-thumbnail wp-image-4223\" title=\"Nicolas de S ANtibes\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Nicolas-de-S-ANtibes-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/a><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Lacan J., conf\u00e9rence \u00e0 Yale, 1975<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> En 2008 j\u2019ai consacr\u00e9 une large partie de mon travail \u00e0 cet artiste. <em>M\u00e9lancolie, maladie de la v\u00e9rit\u00e9<\/em>, Master de psychanalyse, option recherche, sous la direction de Christiane Alberti, Universit\u00e9 Paris 8, 2007-2008<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Les citations de l\u2019artiste sont tir\u00e9es de ses lettres que l\u2019ont trouve dans <em>Le catalogue raisonn\u00e9 de l\u2019\u0153uvre peint \u00e9tabli par Fran\u00e7oise de Sta\u00ebl<\/em>, Editions Ides et Calendes, Neuch\u00e2tel, 1997<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Lacan J., <em>Le S\u00e9minaire, Livre XVIII, D\u2019un discours qui ne serait pas du semblant<\/em>, 1970-1971, Editions du Seuil, octobre 2006, p. 35<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Ibid.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Ibid.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> Ibid.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> Lacan J., <em>Le S\u00e9minaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse<\/em>, 1964, Les Editions du Seuil, 1973, p. 247<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a title=\"\" href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> Lacan J., <em>Le S\u00e9minaire, Livre XVIII, D\u2019un discours qui ne serait pas du semblant<\/em>, op. cit., p. 15<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00ab\u00a0Il est certain que je suis venu \u00e0 la m\u00e9decine parce que j\u2019avais le soup\u00e7on que les relations entre les hommes et les femmes jouaient un r\u00f4le d\u00e9terminant dans les sympt\u00f4mes des \u00eatres humains.\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Avec cette boussole que peut-on dire des femmes dans la vie de Nicolas de Sta\u00ebl [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":4232,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[181],"tags":[663,662,691],"class_list":["post-4217","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts","tag-elisabeth-pontier","tag-nicolas-de-stael","tag-peinture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4217","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4217"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4217\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5600,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4217\/revisions\/5600"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4232"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4217"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4217"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4217"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}