{"id":4257,"date":"2011-11-08T22:28:41","date_gmt":"2011-11-08T21:28:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=4257"},"modified":"2011-11-08T22:28:42","modified_gmt":"2011-11-08T21:28:42","slug":"le-monde-fr-bhl-porte-etendard-libyen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/le-monde-fr-bhl-porte-etendard-libyen\/","title":{"rendered":"Le Monde.fr &#8211; BHL, porte-\u00e9tendard libyen"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" title=\"LEMONDE\" src=\"http:\/\/s1.lemde.fr\/medias\/www\/1.2.481\/img\/lgo\/lemonde_source.png\" alt=\"LEMONDE\" \/> | 08.11.11 | 14h11\u00a0\u00a0\u2022\u00a0\u00a0Mis \u00e0 jour le 08.11.11 | 14h37<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour consulter l&rsquo;article directement sur le site Le Monde, <a title=\"cliquez ici\" href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/libye\/article\/2011\/11\/08\/bhl-porte-etendard-libyen_1600481_1496980.html\" target=\"_blank\">cliquez ici<\/a>.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div>\n<p><img decoding=\"async\" title=\"Apr\u00e8s l'&quot;aventure&quot; en Libye, le livre. Bernard-Henri L\u00e9vy publie un r\u00e9cit, chanson de geste de Nicolas Sarkozy en chef de guerre. | AFP\/ERIC FEFERBERG\" src=\"http:\/\/s1.lemde.fr\/image\/2011\/11\/08\/540x270\/1600674_3_1f54_apres-l-aventure-en-libye-le-livre.jpg\" alt=\"Apr\u00e8s l'&quot;aventure&quot; en Libye, le livre. Bernard-Henri L\u00e9vy publie un r\u00e9cit, chanson de geste de Nicolas Sarkozy en chef de guerre.\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p><strong>Apr\u00e8s l'\u00a0\u00bbaventure\u00a0\u00bb en Libye, le livre. Bernard-Henri L\u00e9vy publie un r\u00e9cit, chanson de geste de Nicolas Sarkozy en chef de guerre.AFP\/ERIC FEFERBERG<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0V<\/em><em>as-y, exprime-toi !\u00a0\u00bb<\/em> Le 10 mars, Nicolas Sarkozy vient de recevoir \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e trois \u00e9missaires de Benghazi. Il est transport\u00e9 par ce<em> \u00ab\u00a0coup\u00a0\u00bb<\/em> retentissant. Bernard-Henri L\u00e9vy, qui a organis\u00e9 l&rsquo;entrevue, a r\u00e9ussi \u00e0 ses yeux quelque chose dont le Quai d&rsquo;Orsay \u00e9tait<em>\u00ab\u00a0incapable\u00a0\u00bb<\/em>. Apr\u00e8s la r\u00e9union, alors que les Libyens viennent d&rsquo;annoncer, sur le perron, la <em>\u00ab\u00a0reconnaissance\u00a0\u00bb<\/em> par la France du Conseil national de transition (CNT), le pr\u00e9sident appelle le philosophe sur son portable pour l&rsquo;encourager \u00e0 raconter, lui aussi, une partie de ce qui s&rsquo;est dit. BHL d\u00e9clare ainsi que la France est favorable \u00e0 des frappes cibl\u00e9es contre les forces de Mouammar Kadhafi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Longtemps, l&rsquo;\u00e9crivain-militant a r\u00eav\u00e9 de faire l&rsquo;Histoire. Son panth\u00e9on personnel, son imaginaire politique, ont toujours tourn\u00e9 autour de cette ambition : \u00eatre l&rsquo;acteur d&rsquo;une grande cause, r\u00e9veiller le mythe des brigades internationales de la guerre d&rsquo;Espagne. De grandes figures le hantent comme autant de h\u00e9ros \u00e0 imiter, \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer : Malraux, Izetbegovic le r\u00e9sistant de Sarajevo, Massoud le h\u00e9ros du Panchir&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le philosophe d\u00e9clencheur de guerre ? La r\u00e9alit\u00e9 est un peu diff\u00e9rente. Pourtant la presse a consacr\u00e9 partout l&rsquo;intellectuel fran\u00e7ais, jusqu&rsquo;\u00e0 <em>Newsweek<\/em>, en \u00ab\u00a0une\u00a0\u00bb, le 11 avril : \u00ab\u00a0La guerre de Sarkozy &#8211; et comment un philosophe flamboyant a eu gain de cause aupr\u00e8s du pr\u00e9sident\u00a0\u00bb. Quelle belle d\u00e9monstration d&rsquo;influence, pour un homme de plume, de faire croire qu&rsquo;il a convaincu un chef d&rsquo;Etat d&#8217;employer la force arm\u00e9e !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques jours avant l&rsquo;entrevue de l&rsquo;Elys\u00e9e, le 5 mars, BHL rencontre pour la premi\u00e8re fois, le chef du CNT, Moustafa Abdeljalil, \u00e0 Benghazi. Dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi, il appelle Nicolas Sarkozy pour lui proposer de recevoir <em>\u00ab\u00a0les Massoud libyens\u00a0\u00bb<\/em>. Le chef de l&rsquo;Etat entrevoit tr\u00e8s vite tout l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la manoeuvre. Il pourra brandir une alternative politique \u00e0 Mouammar Kadhafi \u00e0 la face du monde. Placer devant le fait accompli ceux qui, dans l&rsquo;appareil d&rsquo;Etat fran\u00e7ais, ne sont pas convaincus par un sc\u00e9nario militaire. Et pourquoi pas, entra\u00eener ses partenaires de l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Le pr\u00e9sident veut verrouiller, par un coup d&rsquo;\u00e9clat, une politique qu&rsquo;il a choisie bien avant que les forces du colonel Kadhafi ne menacent Benghazi d&rsquo;un assaut imminent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sarkozy-BHL, duo improbable dans cette aventure libyenne&#8230; <em>\u00ab\u00a0L&#8217;embo\u00eetement de deux folies\u00a0\u00bb<\/em>, a comment\u00e9 Alain Minc. Entre le philosophe et le pr\u00e9sident, au-del\u00e0 des clivages politiques, c&rsquo;est une alliance in\u00e9dite qui se noue. BHL apporte au pr\u00e9sident une th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 et une caution intellectuelle que Bernard Kouchner, le grand absent de l&rsquo;intervention en Libye, aurait eu du mal \u00e0 fournir : \u00e9cart\u00e9 du gouvernement, le d\u00e9fenseur patent\u00e9 du droit d&rsquo;ing\u00e9rence apparaissait d\u00e9j\u00e0 comme une \u00e9toile d\u00e9clinante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand il re\u00e7oit l&rsquo;appel du philosophe, Nicolas Sarkozy est d\u00e9j\u00e0 convaincu qu&rsquo;il faut en passer par une action arm\u00e9e pour porter un coup fatal au r\u00e9gime de Mouammar Kadhafi. L&rsquo;insurrection arm\u00e9e a commenc\u00e9 en Libye, le 17 f\u00e9vrier, \u00e0 Benghazi et d\u00e9clench\u00e9 une r\u00e9pression f\u00e9roce dans plusieurs villes du littoral libyen. L&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;imposer une zone d&rsquo;interdiction a\u00e9rienne est tr\u00e8s vite discut\u00e9e au niveau international. C\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, cette <em>no fly zone<\/em> deviendra rapidement une formule-valise destin\u00e9e \u00e0 cautionner la possibilit\u00e9 d&rsquo;un engagement plus large.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car Nicolas Sarkozy a enterr\u00e9 d&rsquo;une phrase, d\u00e8s le 25 f\u00e9vrier, le \u00ab\u00a0Guide\u00a0\u00bb dont il s&rsquo;\u00e9tait p\u00e9niblement rapproch\u00e9 en 2007 : <em>\u00ab\u00a0Kadhafi doit partir.\u00a0\u00bb<\/em> Il est le premier dirigeant occidental \u00e0 s&rsquo;inscrire dans une logique de changement de r\u00e9gime. Quelle meilleure occasion de balayer l&rsquo;image d\u00e9sastreuse donn\u00e9e par les ratages de sa diplomatie en Tunisie et en Egypte ? Il veut entra\u00eener dans son sillage David Cameron. Le jeune premier ministre britannique pressent un moment <em>\u00ab\u00a0churchillien\u00a0\u00bb<\/em> et souhaite neutraliser les critiques qui l&rsquo;assaillent sur sa politique \u00e9trang\u00e8re jug\u00e9e trop mercantile dans le monde arabe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">David Cameron a donn\u00e9 instruction \u00e0 son \u00e9tat-major de pr\u00e9parer des plans militaires d\u00e8s le 28 f\u00e9vrier, selon le <em>Guardian<\/em>. Nicolas Sarkozy en a fait autant quelques jours auparavant. Le pr\u00e9sident a acquis tr\u00e8s t\u00f4t la conviction qu&rsquo;il fallait agir militairement en Libye, y compris avec des frappes au sol. Rien n&rsquo;a filtr\u00e9 publiquement de cette strat\u00e9gie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nicolas Sarkozy a tr\u00e8s vite consid\u00e9r\u00e9 que la <em>no fly zone<\/em> n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;<em>\u00ab\u00a0une tarte \u00e0 la cr\u00e8me\u00a0\u00bb<\/em>. En Bosnie, voil\u00e0 plus de vingt ans, cette mesure n&rsquo;avait pas emp\u00each\u00e9 les massacres. Le 1<sup>er<\/sup> mars, une r\u00e9union est donc convoqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e, en pr\u00e9sence des ministres concern\u00e9s par un \u00e9ventuel emploi de la force. Le pr\u00e9sident sait qu&rsquo;une intervention est loin de faire l&rsquo;unanimit\u00e9 au sein du gouvernement et chez les militaires. Mais que fera-t-on si le colonel Kadhafi lance des h\u00e9licopt\u00e8res arm\u00e9s de gaz chimiques \u00e0 l&rsquo;assaut de Benghazi ? Le chef de l&rsquo;Etat n&rsquo;exclut pas d&rsquo;intervenir sans r\u00e9solution de l&rsquo;ONU, comme cela a \u00e9t\u00e9 le cas en 1999 pour le Kosovo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La diplomatie fran\u00e7aise planche, d\u00e9but mars, sur un texte de l&rsquo;ONU autorisant l&rsquo;usage de la force. Des responsables arabes sont d\u00e9j\u00e0 approch\u00e9s pour fournir une caution politique. L&rsquo;\u00e9mir du Qatar, proche de Nicolas Sarkozy &#8211; et que BHL conna\u00eet depuis des ann\u00e9es gr\u00e2ce au d\u00e9funt Jean-Luc Lagard\u00e8re -, est un interlocuteur-cl\u00e9. Les contingences diplomatiques, les r\u00e9ticences de l&rsquo;administration am\u00e9ricaine, qui attend un feu vert de la Ligue arabe, ont ensuite fait tra\u00eener l&rsquo;affaire en longueur. Le philosophe n&rsquo;a pas introduit, dans l&rsquo;esprit de Nicolas Sarkozy, l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;intervenir en Libye, mais il l&rsquo;a accompagn\u00e9e, avec une \u00e9nergie saisissante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;intellectuel engag\u00e9 puise dans sa fortune personnelle pour se porter \u00e0 de multiples reprises sur le terrain en Libye, accompagn\u00e9 de toute une \u00e9quipe, cameraman compris. Il organise des s\u00e9jours en France d&rsquo;\u00e9missaires de l&rsquo;insurrection, avec \u00e9tapes \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Homme de r\u00e9seaux, bien introduit dans la presse (il est membre du conseil de surveillance du <em>Monde<\/em>), il a assur\u00e9 l'\u00a0\u00bbapr\u00e8s-vente\u00a0\u00bb efficace de ses initiatives. R\u00e9cits, photos o\u00f9 on le voit enjamber le canon d&rsquo;un tank ou donner l&rsquo;accolade aux rebelles, se sont multipli\u00e9s. Aux Etats-Unis, il est l&rsquo;invit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9mission vedette de Charlie Rose, un ami de longue date. BHL, militant depuis des d\u00e9cennies de causes \u00e9piques et souvent justes, est un g\u00e9nie de la communication. Dans cette guerre, il a mis son go\u00fbt de l&#8217;emphase au service de Nicolas Sarkozy, tout autant que du combat des forces anti-Kadhafi. Il a \u00e9t\u00e9 un porte-\u00e9tendard hors pair.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le livre qu&rsquo;il publie, mercredi 9 novembre, <em>La Guerre sans l&rsquo;aimer<\/em> (Grasset, 640 p., 22 euros), BHL n&rsquo;\u00e9crit pas, noir sur blanc, que l&rsquo;intervention arm\u00e9e n&rsquo;aurait jamais eu lieu sans lui. Il en diffuse l&rsquo;impression. Il r\u00e9percute, au fil de son \u00e9pop\u00e9e libyenne, les commentaires des acteurs ou des observateurs convaincus que son activisme a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cisif. En premier lieu, les chefs de la r\u00e9bellion libyenne, auxquels le philosophe a parfois servi de scribe, pour des d\u00e9clarations ne manquant pas de f\u00e9liciter Nicolas Sarkozy pour son action : la boucle \u00e9tait boucl\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BHL montre dans le \u00ab\u00a0train\u00a0\u00bb libyen au moment o\u00f9 celui-ci est d\u00e9j\u00e0 en marche. Ce qui s&rsquo;est jou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e, avant le 5 mars, n&rsquo;entre pas dans son champ de vision. Son livre relate ce qu&rsquo;il a vu et entendu, entre les salons de l&rsquo;Elys\u00e9e, son \u00ab\u00a0QG\u00a0\u00bb de l&rsquo;H\u00f4tel Bristol, les monts du djebel Nefousa et la ville de Misrata assi\u00e9g\u00e9e. Il campe un Nicolas Sarkozy chef de guerre<em>, \u00ab\u00a0bloc de d\u00e9termination, de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>. Il d\u00e9crit son r\u00f4le d&rsquo;agent de liaison improvis\u00e9 entre un pr\u00e9sident consentant et une r\u00e9bellion assoiff\u00e9e de reconnaissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cette affaire, il y eut aussi le rapport de force avec Alain Jupp\u00e9, qui fulmine, le 10 mars, de voir le philosophe jouer le <em>\u00ab\u00a0ministre bis\u00a0\u00bb<\/em> des affaires \u00e9trang\u00e8res. Nicolas Sarkozy et Bernard-Henri L\u00e9vy ont en commun une vieille m\u00e9fiance envers Alain Jupp\u00e9. Le premier en souvenir de la rivalit\u00e9 politique, le second pour les diff\u00e9rends sur la Bosnie. Le drame libyen a r\u00e9veill\u00e9 bien des passions fran\u00e7aises&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pr\u00e9sident se sert du philosophe comme d&rsquo;un puissant agent de promotion de sa politique. Si l&rsquo;intellectuel n&rsquo;est pas dupe, il entre de plain-pied dans son combat. Tel un barde, il apporte \u00e0 Nicolas Sarkozy, cl\u00e9 en main, un r\u00e9cit lyrique : la comparaison avec la colonne Leclerc qui lib\u00e9ra Paris en 1944, la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Srebrenica qui ne fut pas sauv\u00e9e, les <em>\u00ab\u00a0ratages\u00a0\u00bb<\/em> de Fran\u00e7ois Mitterrand et de Jacques Chirac qu&rsquo;il fallait corriger au nom des valeurs de la France&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et peu importait, \u00e0 ses yeux, le pass\u00e9 \u00ab\u00a0kadhafiste\u00a0\u00bb de certains membres du CNT, les mentions de la \u00ab\u00a0charia\u00a0\u00bb, ou encore, la pr\u00e9sence parmi les rebelles d&rsquo;anciens soutiens d&rsquo;Al-Qaida. Malgr\u00e9 des inqui\u00e9tudes, rien n&rsquo;a d\u00e9courag\u00e9 le philosophe, grand pourfendeur de l&rsquo;<em>\u00ab\u00a0islamo-fascisme\u00a0\u00bb<\/em>, d&rsquo;\u00e9riger les insurg\u00e9s, en bloc, en combattants de la libert\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0 d&rsquo;une m\u00e9ditation sur le bien et le mal et la peine des hommes \u00e0 les d\u00e9partager dans l&rsquo;Histoire, le r\u00e9cit d\u00e9ploy\u00e9 par BHL est une chanson de geste pour Nicolas Sarkozy. Un cadeau qu&rsquo;aucune strat\u00e9gie de communication de l&rsquo;Elys\u00e9e n&rsquo;aurait pu \u00e9galer. L&rsquo;entourage du pr\u00e9sident s&rsquo;en d\u00e9lecte \u00e0 l&rsquo;avance : <em>\u00ab\u00a0Il y aura aussi le DVD !\u00a0\u00bb<\/em>, se r\u00e9jouit un proche, car un film doit suivre le livre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le philosophe, \u00e2g\u00e9 de 63 ans, l&rsquo;aventure libyenne est l&rsquo;accomplissement de toute une vie. Il tient enfin le grand roman de la libert\u00e9. Apr\u00e8s le calvaire de Sarajevo, apr\u00e8s l&rsquo;annulation de la visite de l&rsquo;Afghan Massoud \u00e0 Paris, apr\u00e8s la non-ing\u00e9rence arm\u00e9e au Darfour : la Libye, op\u00e9ration r\u00e9ussie ! BHL, en nouveau Byron romantique, s&rsquo;est vu en \u00e9mancipateur d&rsquo;un peuple. En toute sinc\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Natalie Nougayr\u00e8de<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>| 08.11.11 | 14h11\u00a0\u00a0\u2022\u00a0\u00a0Mis \u00e0 jour le 08.11.11 | 14h37 <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":4258,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[75],"tags":[664],"class_list":["post-4257","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-pressefrance","tag-bhl"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4257","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4257"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4257\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4260,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4257\/revisions\/4260"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4258"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4257"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4257"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4257"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}