{"id":4802,"date":"2011-10-29T00:12:38","date_gmt":"2011-10-28T22:12:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=4802"},"modified":"2011-12-13T21:15:33","modified_gmt":"2011-12-13T20:15:33","slug":"chronique-chinoise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/10\/chronique-chinoise\/","title":{"rendered":"CHRONIQUE CHINOISE"},"content":{"rendered":"<p align=\"CENTER\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong>Les deux Voies de la Parole <span style=\"color: #0000cc;\"><em>par Jean-Louis Gault<\/em><\/span><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<strong style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">H\u00f4pital psychiatrique de Qingdao, province du Shandong, Chine.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>Lundi 24 octobre, 9 heures, le Dr. Zhang Shao Li, une psychiatre de l\u2019\u00e9tablissement, pr\u00e9sente l\u2019observation d\u2019un de ses patients, Mr. L., qu\u2019elle souhaite que nous rencontrions. <!--more-->Il s\u2019agit d\u2019un homme de 50 ans, qui consulte le service depuis 9 ans, pour ce qui est appel\u00e9 \u00ab\u00a0une d\u00e9pression\u00a0\u00bb. Il est actuellement hospitalis\u00e9 pour la sixi\u00e8me fois.<\/strong> Les cinq fois pr\u00e9c\u00e9dentes il avait s\u00e9journ\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital pendant quelques semaines, o\u00f9 sous l\u2019effet du traitement m\u00e9dicamenteux, antid\u00e9presseur et anxiolytique, son \u00e9tat s\u2019\u00e9tait r\u00e9tabli, mais de retour chez lui \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000cc;\"><strong>la maladie d\u00e9pressive<\/strong><\/span>\u00a0\u00bb avait progressivement repris le dessus. A chaque r\u00e9hospitalisation, il avait fallu changer de m\u00e9dicament pour obtenir une am\u00e9lioration de son \u00e9tat. Cette fois, il \u00e9tait dans le service depuis 4 mois, et malgr\u00e9 la prescription d\u2019une nouvelle mol\u00e9cule, il restait \u00ab\u00a0d\u00e9prim\u00e9\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>Au cours de l\u2019entretien, en r\u00e9ponse aux premi\u00e8res questions sur le motif de son hospitalisation, le patient explique qu\u2019il soufre de \u00ab\u00a0la maladie de la d\u00e9pression\u00a0\u00bb, et qu\u2019il attend que les m\u00e9dicaments lui apportent la gu\u00e9rison. On d\u00e9cide alors rapidement d\u2019abandonner cette voie d\u2019interrogation sur sa maladie, pour s\u2019int\u00e9resser \u00e0 sa vie proprement dite. <\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">Il est le dernier de trois gar\u00e7ons. N\u00e9 quelques ann\u00e9es avant le d\u00e9but de la R\u00e9volution culturelle, il dit avoir beaucoup souffert de cette p\u00e9riode. Son p\u00e8re \u00e9tait un ancien officier sup\u00e9rieur de l\u2019arm\u00e9e rouge. Au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante, celui-ci d\u00e9cide d\u2019abandonner la carri\u00e8re militaire, pour r\u00e9pondre au d\u00e9sir de sa propre m\u00e8re qui avait beaucoup pleur\u00e9, au point d\u2019en \u00eatre devenue aveugle, ce fils qui avait connu les \u00e9preuves de la longue guerre de lib\u00e9ration. Elle ne voulait plus qu\u2019il prenne le risque\u00a0 de se voir expos\u00e9 \u00e0 un autre conflit. Il quitte l\u2019arm\u00e9e et se reconverti avec succ\u00e8s dans l\u2019industrie, mais il est rattrap\u00e9 par ses origines bourgeoises, au moment de l\u2019offensive d\u00e9clench\u00e9e par Mao en 1966. Appartenant \u00e0 la classe des paysans riches, il est expos\u00e9 \u00e0 la vindicte des gardes rouges, il est d\u00e9port\u00e9 \u00e0 la campagne, spoli\u00e9 de ses biens, soumis aux humiliations de l\u2019autocritique et battu. <\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>Notre patient, alors jeune \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00e9cole primaire, prend sur lui le poids de la faute paternelle.<\/strong> Il \u00e9prouve de la honte \u00e0 chaque fois qu\u2019il doit remplir les fiches de renseignements scolaires et indiquer l\u2019origine sociale de son p\u00e8re. Quand il \u00e9crit ce mot de <em>funong<\/em>, \u00ab\u00a0paysan riche\u00a0\u00bb, il sent peser sur lui un regard d\u2019opprobre. Il en vient \u00e0 s\u2019isoler de ses camarades dont il redoute les petites moqueries, qu\u2019il attribue immanquablement au p\u00e9ch\u00e9 paternel de n\u2019\u00eatre pas n\u00e9 paysan pauvre. <\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>C\u2019est durant cette p\u00e9riode, aux alentours de ses 5-6 ans, que survient un incident, d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9 \u00e0 son m\u00e9decin, mais dont nous n\u2019avons pas r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9gager le v\u00e9ritable ressort subjectif.<\/strong> C\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9, il est sur la plage, parmi un groupe d\u2019enfants, \u00e0 ramasser des\u00a0 fruits de mer. Soudain un orage \u00e9clate, le tonnerre gronde, les enfants effray\u00e9s se dispersent, il aper\u00e7oit alors deux enfants \u00e9tendus sur le sable, avant de s\u2019enfuir de la plage et de se r\u00e9fugier \u00e0 la maison aupr\u00e8s de sa m\u00e8re. Celle-ci lui apprendra que les deux enfants sont morts foudroy\u00e9s. Le souvenir de ce drame va le poursuivre pendant plusieurs ann\u00e9es et il ne r\u00e9ussira \u00e0 l\u2019oublier quelque peu qu\u2019\u00e0 la fin du lyc\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">De son enfance il garde une peur des chiens, qu\u2019il conserve jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. Il avait peur d\u2019\u00eatre mordu, en particulier par des chiens que l\u2019on rencontre \u00e0 la campagne, et il attribue cette peur \u00e0 la crainte qu\u2019il avait ressentie quand il avait su que son p\u00e8re \u00e9tait humili\u00e9 et battu, mais cette phobie n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9e au cours de l\u2019entretien.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>Le d\u00e9but de l\u2019\u00e9pisode actuel, qui l\u2019a conduit \u00e0 \u00eatre hospitalis\u00e9, remonte \u00e0 un accident de la route survenu il y a 9 ans.<\/strong> A l\u2019\u00e9poque il est le responsable appr\u00e9ci\u00e9 d\u2019une filiale du groupe pour lequel il travaille. Il est r\u00e9put\u00e9 s\u00e9rieux et a r\u00e9ussi une belle carri\u00e8re. Ce jour l\u00e0 il a anim\u00e9 une de ces r\u00e9unions faites avec ses ouvriers pour les encourager \u00e0 am\u00e9liorer la productivit\u00e9. Comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, pour souder le personnel et l\u2019entra\u00eener sur la voie de meilleurs r\u00e9sultats, on s\u2019aide de toasts port\u00e9s \u00e0 la gloire de l\u2019entreprise, qu\u2019accompagne la consommation d\u2019un nombre \u00e9quivalent de verres de bi\u00e8re. Quand il quitte la r\u00e9union pour rentrer chez lui, au moment d\u2019enfourcher sa moto il a beaucoup bu. Il n\u2019ira pas tr\u00e8s loin. Il perd le contr\u00f4le de son engin et se retrouve projet\u00e9 sur un tas de pierres. Il perd connaissance, il a le menton bris\u00e9 et il est bless\u00e9 au visage. Quand il se r\u00e9veille \u00e0 l\u2019h\u00f4pital il prend la mesure de ce qui lui est arriv\u00e9, il s\u2019accable de reproches et craint d\u2019\u00eatre sanctionn\u00e9. C\u2019est tout le contraire qui arrive. Son patron appelle pour s\u2019enqu\u00e9rir de son \u00e9tat et prendre de ses nouvelles, mais nul reproche. Ses blessures gu\u00e9rissent, mais lui ne se remet pas de \u00e9cart de conduite. Il perd le sommeil et ne peut reprendre son travail. Il est finalement transf\u00e9r\u00e9 en psychiatrie o\u00f9 d\u00e9bute le parcours qui aboutit \u00e0 la rencontre d\u2019aujourd\u2019hui.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">A un moment le patient signale les s\u00e9quelles qu\u2019il a gard\u00e9es de cet accident, il explique qu\u2019on l\u2019a op\u00e9r\u00e9 au visage et passe sa main sur sa face pour montrer de quoi il s\u2019agit. En fait on ne voit aucune cicatrice, la r\u00e9paration semple parfaite. Mais lui poursuit et articule ce qu\u2019il veut pr\u00e9cis\u00e9ment dire\u00a0: \u00ab\u00a0<strong>Je me sens humili\u00e9 d\u2019avoir eu cet accident, j\u2019ai perdu la face<\/strong>\u00a0\u00bb. On le f\u00e9licite d\u2019avoir trouv\u00e9 cette formule, qui dit exactement ce dont il souffre depuis cet accident, \u00ab\u00a0il a perdu la face\u00a0\u00bb. On ajoute que l\u2019on pense qu\u2019il n\u2019a pas \u00ab\u00a0la maladie de d\u00e9pression\u00a0\u00bb. Il accueille avec bonne humeur cette nouvelle mais ajoute qu\u2019il se demande s\u2019il ne doit pas tout de m\u00eame continuer \u00e0 prendre des m\u00e9dicaments. On ne le contredit pas. On termine en l\u2019encourageant \u00e0 parler avec son m\u00e9decin de ce sentiment d\u2019avoir perdu la face.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">Au cours de la discussion il a fallu s\u2019expliquer sur la raison qui nous avait fait lui dire qu\u2019il n\u2019avait pas \u00ab\u00a0la maladie de la d\u00e9pression\u00a0\u00bb.\u00a0 A quoi nous avons r\u00e9pondu que certes le patient pr\u00e9sentait tous les signes d\u2019un \u00e9tat que l\u2019on peut qualifier de d\u00e9pressif, mais que la question \u00e9tait de savoir \u00e0 quoi \u00e9tait d\u00fb cet \u00e9tat. Cet \u00e9tat rel\u00e8ve-t-il\u00a0 d\u2019une maladie naturelle, comme l\u2019est la tuberculose par exemple, qui est susceptible de gu\u00e9rir par la voie d\u2019un traitement m\u00e9dicamenteux, ou bien est-il \u00e0 rapporter \u00e0 une autre cause? Nous nous sommes alors r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00e0 un enseignement de Lacan\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000cc;\"><strong>On est d\u00e9prim\u00e9 parce que on a c\u00e9d\u00e9 sur son d\u00e9sir. On sort de la d\u00e9pression quand on retrouve la voie de son d\u00e9sir<\/strong><\/span>\u00a0\u00bb. Nous avons tent\u00e9 d\u2019\u00e9tayer cette rude formule, en la r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de chacun, o\u00f9 le d\u00e9sir est ce qu\u2019on estime devoir faire en fonction de ses engagements dans la vie priv\u00e9e ou publique. Cette dimension de la responsabilit\u00e9 subjective n\u2019a pas \u00e9chapp\u00e9 aux participants du s\u00e9minaire.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>Pour rendre compte de la dimension donn\u00e9e \u00e0 l\u2019entretien nous avons exploit\u00e9 une r\u00e9f\u00e9rence chinoise et nous avons fait valoir qu\u2019il y a deux voies de la parole.<\/strong> Nous avons trac\u00e9 au tableau <strong>le caract\u00e8re chinois de la voie<\/strong>, le\u00a0\u00ab <span style=\"color: #0000cc;\"><strong>Tao<\/strong><\/span> \u00bb, qui donne son nom \u00e0 une tradition qui avait sp\u00e9cialement retenu l\u2019attention de Lacan. Il y a ainsi, avons-nous dit, deux voies dans l\u2019abord du patient. <strong>La premi\u00e8re est celle de la maladie naturelle<\/strong>. Elle attend des r\u00e9ponses du patient le recueil d\u2019un faisceau de faits qui tendent \u00e0 l\u2019objectivit\u00e9, \u00e0 partir desquels on pourra se former une id\u00e9e de la maladie selon des causes physiques. <strong>La seconde voie est celle de la maladie, que nous avons propos\u00e9 d\u2019appeler morale, o\u00f9 le sujet est impliqu\u00e9 dans sa responsabilit\u00e9.<\/strong> Il en r\u00e9sulte une notion de la maladie o\u00f9 l\u2019on souffre de ce que l\u2019on a fait, ou de ce que l\u2019on n\u2019a pas fait. Le patient, avons-nous soulign\u00e9, a donn\u00e9 le t\u00e9moignage de ce registre moral o\u00f9 prend place ce qui lui arrive. Les s\u00e9quelles qu\u2019il porte sur son visage sont bien la cons\u00e9quence de cet accident, mais elles ne s\u2019inscrivent pas dans l\u2019ordre physique. Elles appartiennent \u00e0 une dimension morale, qui lui fait dire, qu\u2019il a \u00ab\u00a0perdu la face\u00a0\u00bb \u00e0 cause de cet accident, dont il se sent responsable, et c\u2019est pour cela qu\u2019il se fait autant de reproches. <\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">Le choix de l\u2019une ou l\u2019autre des deux voies de la parole conditionne ce que l\u2019on est susceptible de recueillir de l\u2019entretien avec le patient, avons-nous conclu. Si l\u2019on emprunte la voie de la maladie naturelle, on s\u2019obligera \u00e0 un type de discours, dans la recherche de donn\u00e9es objectives, o\u00f9 les r\u00e9ponses du patient trouveront n\u00e9cessairement \u00e0 s\u2019inscrire, mais o\u00f9 lui-m\u00eame ne sera pas impliqu\u00e9 en tant que tel. La voie de la maladie dite morale conduit \u00e0 impliquer le patient. Il est alors amen\u00e9 \u00e0 prendre la parole en son nom, non plus pour fournir des informations utiles \u00e0 l\u2019enqu\u00eate diagnostique, mais pour juger de ce qu\u2019il a fait ou pas fait. <\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>Cette pr\u00e9sentation s\u2019inscrit dans le programme d\u2019un s\u00e9minaire, d\u2019une semaine, \u00e0 l\u2019automne, organis\u00e9 \u00e0 Qingdao, pour la quatri\u00e8me ann\u00e9e, par la section clinique de Nantes. <\/strong>Du lundi au vendredi, chaque matin a lieu une pr\u00e9sentation de malade. L\u2019entretien a lieu en fran\u00e7ais par l\u2019entremise d\u2019une interpr\u00e8te qui assure la traduction simultan\u00e9e en chinois. Cette ann\u00e9e il s\u2019agissait d\u2019une dipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019universit\u00e9 de Qingdao, form\u00e9e \u00e0 Brest. Un s\u00e9minaire d\u2019\u00e9tudes freudiennes et lacaniennes se d\u00e9roule les apr\u00e8s-midis. Nous avions choisi cette fois de pr\u00e9senter et commenter le cas de l\u2019homme aux rats.\u00a0 <strong>En retour, chaque ann\u00e9e 4 \u00e0 5 psychiatres chinois sont invit\u00e9s \u00e0 Nantes pour une dur\u00e9e d\u2019une semaine, o\u00f9 ils participent \u00e0 un enseignement pratique, clinique et th\u00e9orique, et se joignent \u00e0 l\u2019une des sessions de la section clinique.<\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #ff0000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>Qingdao <\/strong><\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">se prononce en fran\u00e7ais \u00ab\u00a0Tsintao\u00a0\u00bb. La cit\u00e9 donne son nom \u00e0 l\u2019une des bi\u00e8res les plus bues dans le monde. La ville a h\u00e9rit\u00e9 de la pr\u00e9sence de la concession allemande, de 1898 \u00e0 1914, une tradition de brasserie qu\u2019elle a consid\u00e9rablement d\u00e9velopp\u00e9e. Situ\u00e9e \u00e0 la latitude des Bal\u00e9ares sur la Mer Jaune, face \u00e0 la Cor\u00e9e du sud et \u00e0 l\u2019ile japonaise de Kyushu, entour\u00e9e de dizaines de kilom\u00e8tres de tr\u00e8s belles plages, elle appartient \u00e0 la Riviera chinoise. Tr\u00e8s pris\u00e9e comme cit\u00e9 baln\u00e9aire d\u00e8s le d\u00e9but du si\u00e8cle dernier, le pr\u00e9sident Mao y passait ses vacances d\u2019\u00e9t\u00e9.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">La p\u00e9ninsule du Shandong est l\u2019un des berceaux de la civilisation chinoise. A 3 heures de route \u00e0 l\u2019ouest de Qingdao se trouve la petite ville de Qufu pr\u00e8s de laquelle est n\u00e9 Confucius en 551 avant J.C. Apr\u00e8s la p\u00e9riode noire de la r\u00e9volution culturelle, la ville a aujourd\u2019hui retrouv\u00e9 sa tradition universitaire, et l\u2019on y croise\u00a0 de nombreux jeunes gens venus \u00e9tudier la pens\u00e9e du grand sage. A 30 km au sud de cette m\u00eame ville l\u2019on rencontre la bourgade de Zoucheng, o\u00f9 naquit Mencius un si\u00e8cle apr\u00e8s maitre Kong.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\">Enfin, l\u2019une des cinq montagnes du Tao\u00efsme, le mont Ta\u00ef, est situ\u00e9e au Shandong, o\u00f9 il est un lieu tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9 de p\u00e8lerinage.\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><strong>Publi\u00e9 dans le N\u00b073 de Lacan Quotidien<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p align=\"CENTER\">Les deux Voies de la Parole par Jean-Louis Gault<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0H\u00f4pital psychiatrique de Qingdao, province du Shandong, Chine.\u00a0<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Lundi 24 octobre, 9 heures, le Dr. Zhang Shao Li, une psychiatre de l\u2019\u00e9tablissement, pr\u00e9sente l\u2019observation d\u2019un de ses patients, Mr. L., qu\u2019elle souhaite que nous rencontrions. <\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":4803,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[19,11],"tags":[530,773,772],"class_list":["post-4802","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chroniques","category-lacanasia","tag-jean-louis-gault","tag-psychiatrie","tag-taoisme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4802","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4802"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4802\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6552,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4802\/revisions\/6552"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4803"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4802"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4802"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4802"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}