{"id":5322,"date":"2011-11-16T22:10:30","date_gmt":"2011-11-16T21:10:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=5322"},"modified":"2011-12-29T08:13:37","modified_gmt":"2011-12-29T07:13:37","slug":"poesies-actuelles-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/poesies-actuelles-2\/","title":{"rendered":"Po\u00e9sies actuelles"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\" align=\"JUSTIFY\"><strong style=\"font-family: Calibri, sans-serif; font-size: medium;\">\u00ab\u00a0Cherche le syllabaire du chaos\u00a0\u00bb <span style=\"color: #0000cc;\"><span style=\"font-size: small;\">Par <\/span><\/span><span style=\"color: #0000cc;\"><span style=\"font-size: small;\"><em>Herv\u00e9 Castanet<\/em><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>Sur Jean Todrani<!--more--><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #0e0e0e;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em>\u00ab\u00a0Lacan a d\u00e9sign\u00e9 ce dont il s\u2019agit dans une analyse par le terme d\u2019\u00e9pop\u00e9e. Faire de sa vie, \u00e0 la narrer, une \u00e9pop\u00e9e, cela consiste \u00e0 faire un effort de po\u00e9sie. La vie quotidienne de chacun peut \u00eatre saisie, magnifi\u00e9e, sublim\u00e9e, par la po\u00e9sie. Elle peut ne pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e telle quelle, de fa\u00e7on r\u00e9aliste, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e9cras\u00e9e sur ce qu\u2019elle est, mais au contraire \u00eatre nimb\u00e9e d\u2019une aura que lui donne ce qu\u2019on s\u2019efforce \u00e0 produire comme sens, et qui, par l\u00e0, la d\u00e9passe.\u00a0\u00bb<\/em><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #0e0e0e;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Jacques-Alain Miller<em>, Cours du 26 mars 2003.<\/em><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #0e0e0e;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Une question simple, banale, s\u2019impose avec le sceau de l\u2019\u00e9vidence\u00a0: qu\u2019est-ce que notre monde\u00a0? Qu\u2019est-ce qui, dans le monde, fait qu\u2019il devient <em>notre<\/em> monde\u00a0? Le <em>je<\/em> serait mieux appropri\u00e9\u00a0: qu\u2019est-ce qui fait que ce monde est <em>le mien<\/em> et pas celui d\u2019un autre\u00a0? La tautologie y prend ses aises\u00a0: ce monde est le mien parce que <em>j<\/em>\u2019y suis. Ce monde est mon monde et mon monde est ce monde qui est mien. Le tour semble jou\u00e9\u00a0: le cercle y trouve ses droits. Le philosophe classique pourra y ajouter les repr\u00e9sentations ou la conscience ou&#8230; L\u2019effet est identique\u00a0: mon monde est une totalit\u00e9, une unit\u00e9 pleine o\u00f9 m\u00eame ce qui s\u2019y d\u00e9robe est rattrap\u00e9 (mon monde est vide, il lui manque ceci ou cela, ou elle, ou lui, ou&#8230;). Il y a une r\u00e9flexivit\u00e9 de la conscience sur elle-m\u00eame que les m\u00e9taphores des jeux de miroirs, par exemple, illustrent \u00e0 l\u2019infini. Une op\u00e9ration est n\u00e9cessaire\u00a0: l\u2019appropriation. M\u00eame le plus d\u00e9muni fait cette \u00e9preuve qui cr\u00e9e une propri\u00e9t\u00e9. Mon monde est ma propri\u00e9t\u00e9 inali\u00e9nable. Mon monde est donc mon monde parce que justement il m\u2019appartient. M\u2019a-t-il toujours appartenu\u00a0? Pas s\u00fbr, mais, aujourd\u2019hui, dans le <em>hic et nunc<\/em>, il est \u00e0 moi parce que je me le suis appropri\u00e9. Voil\u00e0 la formule choc\u00a0: j\u2019en suis propri\u00e9taire (<em>le <\/em>propri\u00e9taire). Ce monde-l\u00e0, nous le connaissons tous. C\u2019est celui qui est le n\u00f4tre, dans lequel nous vivons, aimons, d\u00e9sirons. Nous y mourrons aussi. Il nous semble ordonn\u00e9 par le continu. R\u00e8gne la trilogie identit\u00e9\/propri\u00e9t\u00e9\/continuit\u00e9.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #0000cc;\">L\u2019exp\u00e9rience de la psychanalyse d\u00e9truit cette pastorale et d\u00e9montre, sans parade possible, que notre monde justement n\u2019est pas continuit\u00e9 mais <\/span><span style=\"color: #0000cc;\"><em>discontinuit\u00e9<\/em><\/span>\u00a0; <span style=\"color: #0000cc;\">entre une cause et son (ou ses) effet(s), il y a ce qui <\/span><span style=\"color: #0000cc;\"><em>cloche<\/em><\/span><span style=\"color: #0000cc;\"> (J. Lacan)<\/span>. La narration discursive (qu\u2019elle soit litt\u00e9raire ou qu\u2019elle d\u00e9plie le r\u00e9cit historique voire le discours rationnel) annule cette discontinuit\u00e9 et produit la successivit\u00e9 o\u00f9 instant apr\u00e8s instant, une temporalit\u00e9 progressive (= la dur\u00e9e) s\u2019ordonne fondant mon monde. Cette discontinuit\u00e9, comment le sujet en fait-il l\u2019\u00e9preuve\u00a0? L\u00e0 o\u00f9 la <em>b\u00e9ance<\/em> se produit. Lacan (1964)\u00a0: \u00ab\u00a0[&#8230;] la discontinuit\u00e9, dans laquelle, quelque chose se manifeste comme une vacillation. Or, si cette discontinuit\u00e9 a ce caract\u00e8re absolu, inaugural [&#8230;] devons-nous la placer [&#8230;] sur le fond d\u2019une totalit\u00e9\u00a0? Est-ce que le un est ant\u00e9rieur \u00e0 la discontinuit\u00e9\u00a0? [&#8230;] mirage [&#8230;] le un qui est introduit [&#8230;], c\u2019est le un de la fente, du trait, de la rupture.\u00a0\u00bb <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #0000cc;\"><em>Studio<\/em><\/span><span style=\"color: #0000cc;\"> du po\u00e8te Jean Todrani<\/span>* apporte sa contribution \u00e0 cette \u00e9preuve de la discontinuit\u00e9. Certes il y a la continuit\u00e9 \u00e9vidente \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire ce monde qui, bout \u00e0 bout, prend forme (ce monde mat\u00e9riel, mais aussi le corps d\u00e9sir\u00e9, le d\u00e9sir qui le nimbe, l\u2019affect qui s\u2019y d\u00e9ploie, etc.). Ainsi \u00e0 la page 62\u00a0: \u00ab\u00a0La marque entre les seins, les poignets bleuis par les bracelets, gueule indigo dans les rues, \u00c9ros dans son territoire de chasse.\u00a0\u00bb Le corps de l\u2019aim\u00e9e, d\u00e9coup\u00e9 en fragments, par le d\u00e9sir de l\u2019amant, prend corps\u2013 il s\u2019\u00e9rotise, sort de l\u2019anonymat, de l\u2019indiff\u00e9rence des chairs. Il devient ce corps et le monde au-dehors en sort transform\u00e9\u00a0: les rues deviennent territoire de chasse. Est-ce ce corps qui devient chasseur ou devient-il proie dans ce monde dont il est l\u2019objet\u00a0? Peu importe la r\u00e9ponse. Oublions l\u2019explication psychologique (toujours illusoire car elle m\u00e9conna\u00eet le un (= b\u00e9ance) de la fente). L\u2019essentiel est l\u00e0\u00a0: une continuit\u00e9 \u00e9merge dont le fil du d\u00e9sir, pris dans \u00c9ros, fournit l\u2019armature. La page 63, plus longue, d\u00e9plie ce glissement m\u00e9tonymique o\u00f9 le d\u00e9sir est caus\u00e9 par cet objet (objet <em>a<\/em>) qui le regarde. Est-ce tout\u00a0? Si c\u2019\u00e9tait le cas, malgr\u00e9 ce que le critique nommera les qualit\u00e9s formelles du texte, demeurait une psychologie de l\u2019amour et du d\u00e9sir construite sur un fond d\u2019unit\u00e9 perdue (ah\u00a0! la mort \u2013 voir page 62 \u2013 qui troue, malgr\u00e9 tout, l\u2019idylle du corps d\u00e9sir\u00e9. Ah\u00a0! le beau avec sa vanit\u00e9\u00a0: organes, cimeti\u00e8re, poison, cuisses ligot\u00e9es, etc.). Est-ce tout, donc\u00a0? Non. La preuve\u00a0? Page 64, le po\u00e8te refuse de se contenter de \u00ab\u00a0\u00e7a\u00a0\u00bb \u2013 soit de cette illusion (\u00ab\u00a0juste reflet de ses fictions\u00a0\u00bb) \u2013 et s\u2019affronte \u00e0 ce qui ne peut se comprendre (\u00ab\u00a0ce qu\u2019il ne pourra jamais comprendre\u00a0\u00bb). Qu\u2019y aurait-il \u00e0 comprendre\u00a0? La r\u00e9ponse est autre\u00a0: \u00ab\u00a0Cherche le syllabaire du chaos (facile bouche disjointe dans les courants de l\u2019\u00e9criture insonore).\u00a0\u00bb C\u2019est ce silence, li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture, qui a tout son poids. Dans la logique continue, le silence est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. On peut se le repr\u00e9senter avec une phrase du type\u00a0: un cri se marque sur un fond de silence. Il y aurait ant\u00e9rieurement le silence, puis un cri le d\u00e9chirerait. Chacun, \u00e0 lire, cette chronologie, est dans son monde. Il y croit\u00a0: il n\u2019y a pas de bruit (= rien) puis un cri (= quelque chose). Est-ce un cri de douleur, de mort, de surprise, tir\u00e9 d\u2019un cauchemar, un cri de jouissance (point exquis), un cri de plaisir arrach\u00e9 au fond du corps d\u00e9sir\u00e9, un cri&#8230;\u00a0? Chacun pourra y aller de sa fiction priv\u00e9e soutenue, en des phrases jouies, par son fantasme. Le cri, comme une marque noire, apparue sur une plage au sable si blanc, si lisse, est r\u00e9duit \u00e0 un <em>ex nihilo<\/em>. Il surgit, envahit un monde pr\u00e9alablement vide. Cette fiction, ici r\u00e9duite \u00e0 sa trame la plus na\u00efve voire la plus idiote, fonde une continuit\u00e9. Entre ce cri et mon monde, un possible se cr\u00e9e. Je comprends, j\u2019interpr\u00e8te ce cri. Cette fiction peut \u00eatre sophistiqu\u00e9e, intelligente, brillante ou franchement d\u00e9risoire. Il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019elle est, dans son assertion, illusoire et fausse. C\u2019est le cri, au contraire, qui fait surgir le silence \u2013 le fonde, le cr\u00e9e, le r\u00e9alise comme un insupportable sans cri, sans bruit, sans mot. Oui, le cri fait advenir le silence insonore. Jean Todrani ne dit pas autre chose lorsqu\u2019il \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Ici quelques oiseaux familiers entretiennent quotidiennement le silence.\u00a0\u00bb Oui, ce sont les cris des oiseaux, si \u00e9nigmatiques, si terrifiants (\u00ab\u00a0Se prend \u00e0 aimer la th\u00e9orie des vautours.\u00a0\u00bb), si doux \u2013 c\u2019est selon \u2013, qui produisent et maintiennent le silence ou mieux l\u2019insonorent. C\u2019est le sonore qui fait l\u2019insonore et non l\u2019inverse. L\u2019insonore est un des noms de la b\u00e9ance, de la rupture, que le cri, m\u00eame peu articul\u00e9, fait <em>ex nihilo<\/em> (cela est d\u00e9terminant \u2013 pas de gradation justement) advenir comme tel. Comment Lacan le dit-il\u00a0? \u00ab\u00a0O\u00f9 est le fond\u00a0? Est-ce l\u2019absence\u00a0? Non pas. La rupture, la fente, le trait de l\u2019ouverture fait surgir l\u2019absence \u2013 comme le cri non pas se profile sur fond de silence, mais au contraire le fait surgir comme silence.\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">C\u2019est en ce point de l\u2019insonore que J. Todrani loge l\u2019\u00e9criture. \u00c9criture se d\u00e9cline en deux versions. Il y a l\u2019\u00e9criture, qui dans l\u2019\u00e9vidence du texte \u00e9crit ou du po\u00e8me dit (ou chant\u00e9 ou cri\u00e9 ou hurl\u00e9 ou&#8230;), s\u2019\u00e9tale dans le temps (= la dur\u00e9e) et l\u2019espace (typo et topographique). L\u2019\u00e9vidence dira ce qui est\u00a0: J. Todrani \u00e9crit et ce qui s\u2019\u00e9crit peut \u00eatre lu et comment\u00e9. Mais il y a une autre \u00e9criture ou mieux une \u00e9criture <em>autre<\/em> que personne ne voit, ne lit, ni n\u2019entend \u2013 <span style=\"color: #0000cc;\">l\u2019\u00e9criture insonore<\/span>. \u00c9tablissons une causalit\u00e9 entre les deux \u2013 l\u00e0 est la discontinuit\u00e9, le non-sym\u00e9trique. C\u2019est \u00e0 partir de l\u2019\u00e9criture insonore mise en position de cause (Lacan\u00a0: <em>Il n\u2019y a de cause que de ce qui cloche<\/em>\u00a0!) que l\u2019\u00e9criture effective, devenue po\u00e9sie ou prose litt\u00e9raire, peut se produire, s\u2019incarner en mots (non sans le corps du po\u00e8te impliqu\u00e9). Mais, retour, il faut l\u2019\u00e9criture effective incarn\u00e9e \u2013 dans son exercice, dans son \u00e9preuve \u2013 pour que cette cause se d\u00e9gage comme telle. Le mot recouvre la cause qui l\u2019a impliqu\u00e9 comme mot (soit\u00a0: r\u00e9ponse).<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Voil\u00e0 o\u00f9 porte <span style=\"color: #ff0000;\"><em>Studio<\/em><\/span>\u00a0: que <span style=\"color: #0000cc;\">l\u2019\u00e9criture prot\u00e8ge du r\u00e9el (de la cause, de la discontinuit\u00e9) et que tout \u00e0 la fois c\u2019est ce r\u00e9el qui supporte la possibilit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture \u2013 de son choix (forc\u00e9)<\/span>. \u00c9crire l\u2019<span style=\"color: #ff0000;\">\u00e9criture insonore<\/span>. Voil\u00e0 o\u00f9 <em>Studio<\/em> am\u00e8ne \u2013 admirablement \u2013 \u00e0 savoir que contrairement \u00e0 l\u2019adage populaire, justement au <em>r\u00e9el<\/em> chacun est tenu \u2013 qu\u2019\u00e0 l\u2019<em>impossible<\/em> (nom du r\u00e9el) justement chacun est absolument tenu. Cela J. Todrani l\u2019\u00e9crit \u00e0 d\u00e9faut peut-\u00eatre de savoir le dire.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">*Jean Todrani, <em>Studio<\/em>, Saint-Julien-du-Sault, collection Gramma, \u00e9ditions F.P. Lobies, 1982<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<strong style=\"font-family: Calibri, sans-serif; font-size: small;\">Jean Todrani, n\u00e9 en 1922, mort en 2006, fut po\u00e8te, traducteur (de l\u2019italien, du portugais), critique litt\u00e9raire particuli\u00e8rement attach\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00ab\u00a0extr\u00eame contemporain\u00a0\u00bb et animateur de revues. Son \u0153uvre abondante (vingt-quatre livres publi\u00e9s) demeura toujours un peu secr\u00e8te. Ce po\u00e8te exer\u00e7a pendant longtemps la profession de chirurgien-dentiste \u00e0 Marseille.<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>Publi\u00e9 dans le N\u00b091 de Lacan Quotidien<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\" align=\"JUSTIFY\">\u00ab\u00a0Cherche le syllabaire du chaos\u00a0\u00bb Par Herv\u00e9 Castanet<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Sur Jean Todrani<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":5336,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[181,19],"tags":[585,916,665],"class_list":["post-5322","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts","category-chroniques","tag-herve-castanet","tag-jean-todrani","tag-poesie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5322","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5322"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5322\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7058,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5322\/revisions\/7058"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5336"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5322"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5322"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5322"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}