{"id":5398,"date":"2011-11-17T23:11:16","date_gmt":"2011-11-17T22:11:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=5398"},"modified":"2011-11-25T10:24:24","modified_gmt":"2011-11-25T09:24:24","slug":"chemins-de-traverse-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/chemins-de-traverse-3\/","title":{"rendered":"Chemins de traverse"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong>Quand l\u2019app\u00e9tit va (I)\u00a0<\/strong><\/span><span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Calibri, sans-serif; font-size: small;\">par <\/span><span style=\"color: #0000cc;\"><strong>Aur\u00e9lie Pfauwadel<\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Les \u00e9missions culinaires rencontrent depuis deux ans un \u00e9norme succ\u00e8s t\u00e9l\u00e9visuel, surtout dans la veine de la t\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9\u00a0: ainsi, <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Top chef<\/em><\/span> sur M6, qui d\u00e9partage une douzaine de marmitons professionnels, et <span style=\"color: #0000ff;\"><em>MasterChef<\/em><\/span><em> <\/em>sur TF1, o\u00f9 une centaine d\u2019amateurs des fourneaux rivalisent devant un jury de grands chefs et critiques culinaires pour empocher 100\u00a0000 euros. <!--more-->D\u2019excellentes audiences ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es sur M6 pour <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Un d\u00eener presque parfait<\/em><\/span> (cinq candidats habitant la m\u00eame ville doivent, \u00e0 tour de r\u00f4le, inviter les quatre autres), et <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Cauchemar en cuisine<\/em><\/span> (o\u00f9 Philippe Etchebest, chef d\u2019un Relais &amp; Ch\u00e2teaux \u00e0 Saint-Emilion, doit aider des restaurateurs \u00e0 sortir de la faillite en quelques jours). Un sketch bien senti des <em>Guignols de l\u2019info<\/em> montrait les Fran\u00e7ais face \u00e0 leur t\u00e9l\u00e9vision, en r\u00e9alit\u00e9 assis sur leur canap\u00e9 \u00e0 regarder tourner leur four \u00e0 micro-ondes. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Que penser de cette boulimie cathodique\u00a0? La cuisine est f\u00e9d\u00e9ratrice\u00a0: toutes les composantes de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise peuvent se reconna\u00eetre dans cette pratique, quels que soient les origines ou milieux sociaux. En atteste l\u2019inscription du \u00ab\u00a0repas gastronomique fran\u00e7ais\u00a0\u00bb \u2013 qui aurait sans doute m\u00e9rit\u00e9 un pluriel \u2013 au patrimoine immat\u00e9riel de l\u2019Unesco en novembre 2010, et la mise en place d\u2019une F\u00eate de la gastronomie, qui aura d\u00e9sormais lieu tous les 23 septembre. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Un m\u00eame plus-de-jouir, la jouissance de l\u2019objet oral, rassemble les t\u00e9l\u00e9spectateurs dans la grande communaut\u00e9 des mangeurs. Notons qu\u2019ici, ce sont d\u2019images et de paroles dont ils se repaissent. Cela nous \u00e9voque l\u2019apologue de <span style=\"color: #ff0000;\">Lacan<\/span> \u00e0 la fin du <span style=\"color: #ff0000;\"><em>S\u00e9minaire XI<\/em><\/span>, qui commence ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0Dans la fable que je lisais, quand j\u2019\u00e9tais petit, dans les images d\u2019\u00c9pinal, le pauvre mendiant se r\u00e9gale, \u00e0 la porte de la r\u00f4tisserie, du fumet du r\u00f4ti.\u00a0\u00bb On regarde, on \u00e9coute et on salive, tous ensemble et surtout chacun pour soi, all\u00e9ch\u00e9s par ce fumet t\u00e9l\u00e9visuel, fait d\u2019images et de signifiants.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Ces \u00e9missions de cuisine-r\u00e9alit\u00e9 constituent un genre de <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Ratatouille<\/em><\/span>pour adultes\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0<\/strong>Tout le monde peut cuisiner\u00a0<strong>\u00bb<\/strong>, telle \u00e9tait la phrase clef de ce dessin-anim\u00e9 (Pixar, 2007) \u2013\u00a0 phrase f\u00e9tiche, \u00e9galement, de Jamie Oliver, le tr\u00e8s populaire et t\u00e9l\u00e9visuel cuisinier anglais. Ces \u00e9missions s\u2019ins\u00e8rent en effet dans un mouvement beaucoup plus vaste\u00a0: les librairies d\u00e9bordent de livres de cuisine plus app\u00e9tissants les uns que les autres, \u00e0 tous les prix et formats, verrines fournies ou pas. Les offres de cours de cuisine se multiplient. Les magazines proposent toujours leurs fiches d\u00e9tachables, et leurs dossiers sp\u00e9ciaux pour concocter soi-m\u00eame, en 30 minutes, la terrine de foie gras ou la galette des rois. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em>MasterChef<\/em><\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, surtout, surfe sur cette promesse sp\u00e9cifique \u00e0 la t\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9\u00a0: il est possible de changer de vie, moyennant un coaching appropri\u00e9\u00a0; une personne ordinaire peut devenir un grand chef en quelques semaines. Thierry Marx, chef \u00e9toil\u00e9 innovant, l\u2019indique\u00a0: <\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em>\u00ab\u00a0<\/em><\/span><\/span><em><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Quand tu perds ton emploi, que t\u2019es dans la merde, que tu veux t\u2019en sortir, \u00eatre ton propre patron, \u00e0 quoi tu penses\u00a0? 50 % des gens pensent \u00e0 un truc en rapport avec la bouffe.\u00a0(<\/span><\/span><\/em><em><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>1<\/strong><\/span><\/span><\/em><em><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">)\u00bb Sans doute s\u2019imagine-t-on ainsi ne pas se faire d\u00e9vorer par la vie, et que les choses s\u2019arrangeront en donnant aux autres (\u00e0 l\u2019Autre) ce qu\u2019ils veulent manger.<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\">Ces \u00e9missions peuvent aussi refl\u00e9ter ou exprimer les enjeux contemporains li\u00e9s \u00e0 l\u2019acte de se nourrir. On se souvient de Jean-Pierre Coffe, et de ses c\u00e9l\u00e8bres coups de gueule contre l\u2019uniformisation et l\u2019industrialisation de notre alimentation, dans l\u2019\u00e9mission <\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><em>\u00c7a se bouffe pas, \u00e7a se mange<\/em><\/span><span style=\"color: #000000;\"> sur France Inter. En r\u00e9action \u00e0 l\u2019imp\u00e9rialisme des cha\u00eenes de <\/span><span style=\"color: #0000ff;\">fast-food<\/span><span style=\"color: #000000;\"> et \u00e0 la diffusion de la <\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><em>junk food<\/em><\/span><span style=\"color: #000000;\"> dans nos habitudes alimentaires, il promouvait un retour au go\u00fbt et aux aliments du terroir. Il est ind\u00e9niable qu\u2019un monde gustatif s\u00e9pare parfois une tomate insipide, produit de l\u2019industrie agro-alimentaire, et une tomate cultiv\u00e9e de mani\u00e8re artisanale par un petit producteur local. <\/span><span style=\"color: #0000ff;\">Coline Serreau, <\/span>dans son film<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Solutions locales pour un d\u00e9sordre global <\/em><\/span><span style=\"color: #0000ff;\">(2010)<\/span> montrait ainsi le scandale de la r\u00e9glementation portant sur les semences qui oblige les paysans et agriculteurs \u00e0 ne cultiver que les semences standard et hybrides (donc \u00e0 racheter chaque ann\u00e9e) inscrites au \u00ab\u00a0catalogue officiel\u00a0\u00bb \u2013 cr\u00e9ant, de fait, un monopole aux mains de quelques grandes firmes agro-alimentaires mondiales. Seuls les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques de ces derni\u00e8res pr\u00e9sident \u00e0 cette l\u00e9gislation, qui d\u00e9truit la biodiversit\u00e9 des esp\u00e8ces cultiv\u00e9es, interdit la commercialisation des vari\u00e9t\u00e9s anciennes ou diff\u00e9rentes, et formate ainsi le contenu de nos assiettes.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Mais ces r\u00e9actions \u00e0 l\u2019homologation des go\u00fbts par le complexe agro-industriel et la restauration rapide ne datent pas d\u2019hier\u00a0: le mouvement <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Slow Food<\/em><\/span> (dit aussi \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">\u00e9cogastronomie<\/span>\u00a0\u00bb), devenu international, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en Italie en 1986 par Carlo Petrini contre ces modes de production et de consommation alimentaires. Il vise la pr\u00e9servation de la cuisine r\u00e9gionale de qualit\u00e9, ainsi que celle des techniques agricoles, animaux, plantes (et donc semences) associ\u00e9es. Si une philosophie du plaisir gastronomique est mise en avant, l\u2019enjeu est aussi \u00e9cologique\u00a0: la production de nourriture doit garder un rapport harmonieux avec l\u2019environnement. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Il existe tout un \u00e9ventail de mouvements et positions concernant les rapports entre alimentation et \u00e9cologie. Par exemple, le \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">locavorisme<\/span>\u00a0\u00bb, mouvement parti de la C\u00f4te Ouest am\u00e9ricaine, qui consiste \u00e0 ne s\u2019alimenter qu\u2019avec des produits locaux. Une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9 produite au Canada, et intitul\u00e9 <span style=\"color: #0000ff;\"><em>The 100 mile challenge<\/em><\/span> exploite cette id\u00e9e. Ces mangeurs s\u00e9dentaires, obs\u00e9d\u00e9s de la trace carbone, ont m\u00eame invent\u00e9 la notion de \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">food miles\u00a0<\/span>\u00bb (kilom\u00e8tres alimentaires). D\u00e9tail comique\u00a0: les locavores tol\u00e8rent souvent quelques exceptions, dites \u00ab\u00a0exceptions Marco Polo\u00a0\u00bb (pour le caf\u00e9, le th\u00e9, le chocolat et les \u00e9pices) \u2013 il ne faut pas exag\u00e9rer quand m\u00eame\u00a0! La succession des crises alimentaires tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9es (de la vache folle \u00e0 la crise du concombre), la m\u00e9fiance envers le mod\u00e8le agro-industriel de production, poussent les consommateurs \u00e0 se tourner vers des nourritures indig\u00e8nes, souhaitant une tra\u00e7abilit\u00e9 reliant le lieu d\u2019origine du produit au mangeur. En France, les <span style=\"color: #0000ff;\">AMAP<\/span> (Associations pour le Maintien de l\u2019Agriculture Biologique Paysanne), qui mettent en relation directe acheteurs et producteurs, connaissent un succ\u00e8s grandissant. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Face \u00e0 eux, les \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">cosmovores<\/span>\u00a0\u00bb, qui se revendiquent consommateurs cosmopolites de la nourriture mondiale, pointent le danger de telles pratiques pour l\u2019agriculture des pays en voie de d\u00e9veloppement. Des deux c\u00f4t\u00e9s, le discours est id\u00e9ologique, et on milite \u00e0 travers les actes d\u2019achat (le \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">buycott<\/span>\u00a0\u00bb). Manger est ainsi hiss\u00e9 \u00e0 la dignit\u00e9 de l\u2019acte politique. Il n\u2019est d\u2019ailleurs pas facile de d\u00e9crypter les multiples enjeux li\u00e9s \u00e0 l\u2019agriculture de masse, industrielle et intensive. Nous sommes depuis peu 7 milliards d\u2019\u00eatres humains, et il est clair que la surpopulation mondiale et les difficult\u00e9s \u00e0 alimenter tout le monde seront parmi les d\u00e9fis majeurs du XXI<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. On ne saurait oublier que cette agriculture productiviste a permis, au XX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, une augmentation sans pr\u00e9c\u00e9dent des rendements, permettant d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des pays d\u00e9velopp\u00e9s. Mais certains, comme les communaut\u00e9s de <span style=\"color: #0000ff;\">Terra Madre<\/span> (au sein de <em>Slow Food<\/em>)\u00a0 refusent l\u2019\u00e9quation \u00ab\u00a0plut\u00f4t manger de la merde que crever de faim\u00a0\u00bb. Elles d\u00e9noncent, \u00e0 raison, la mafia des industries agro-alimentaires, et visent la mise en place d\u2019un mod\u00e8le agricole alternatif qui, sans n\u00e9gliger ces exigences d\u2019intensivit\u00e9, soit plus respectueuse de l\u2019homme dans son environnement. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">On peut bien s\u00fbr pointer, derri\u00e8re l\u2019appellation m\u00eame du mouvement \u00ab\u00a0Terra Madre\u00a0\u00bb, le fantasme d\u2019une terre-m\u00e8re nourrici\u00e8re suffisamment bonne, et le r\u00eave d\u2019une ad\u00e9quation sans reste de l\u2019homme \u00e0 son environnement et \u00e0 son alimentation. Ainsi, Terra Madre promeut une \u00ab\u00a0mondialisation positive\u00a0\u00bb aux produits agricoles \u00ab\u00a0bons, propres, et justes\u00a0\u00bb. Le go\u00fbt, l\u2019hygi\u00e8ne et la morale sont les trois vertus cardinales que l\u2019on fait d\u00e9sormais peser sur l\u2019alimentation. Chacun recherche la nourriture bonne pour les papilles, pour sa sant\u00e9, et pour le monde \u2013 ou \u00e0 l\u2019inverse revendique la pulsion de mort \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans la pulsion orale. Le consommateur est affol\u00e9 par la multiplicit\u00e9 des messages, et les injonctions contradictoires\u00a0: \u00ab\u00a0Jouis\u00a0!\u00a0\u00bb \u2013 oui, mais comment\u00a0?<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>(1) <\/strong>J.-P. G\u00e9n\u00e9, \u00ab\u00a0Cuisine de rue, cuisine d\u2019avenir\u00a0\u00bb, lemonde.fr.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Publi\u00e9 dans le N\u00b092 de Lacan Quotidien<\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\">Quand l\u2019app\u00e9tit va (I)\u00a0par Aur\u00e9lie Pfauwadel<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les \u00e9missions culinaires rencontrent depuis deux ans un \u00e9norme succ\u00e8s t\u00e9l\u00e9visuel, surtout dans la veine de la t\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9\u00a0: ainsi, Top chef sur M6, qui d\u00e9partage une douzaine de marmitons professionnels, et MasterChef sur TF1, o\u00f9 une centaine d\u2019amateurs des fourneaux rivalisent devant un jury de grands chefs [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":5399,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[71,924,925,923,926],"class_list":["post-5398","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chroniques","tag-aurelie-pfauwadel","tag-objet-oral","tag-plus-de-jouir","tag-telerealite","tag-xxi-siecle"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5398","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5398"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5398\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5639,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5398\/revisions\/5639"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5399"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5398"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5398"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5398"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}