{"id":5727,"date":"2011-11-21T00:06:49","date_gmt":"2011-11-20T23:06:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=5727"},"modified":"2011-12-08T08:05:35","modified_gmt":"2011-12-08T07:05:35","slug":"chemins-de-traverse-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/chemins-de-traverse-5\/","title":{"rendered":"Chemins de traverse"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong>Rien ne s\u2019oppose \u00e0 la nuit <\/strong><\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>par <\/strong><\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong>Aur\u00e9lie Pfauwadel<\/strong><\/em><\/span><\/span><\/span>\u00a0<!--more--><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">Que cherchais-je au fond si ce n\u2019\u00e9tait approcher la douleur de ma m\u00e8re, en explorer le contour, les replis secrets, l\u2019ombre port\u00e9e\u00a0?\u00a0<\/span>\u00bb (p.\u00a047) Le r\u00e9cit de Delphine de Vigan s\u2019ouvre sur le suicide, en 2008, de sa m\u00e8re Lucile, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 62 ans. <span style=\"color: #ff0000;\"><em>Rien ne s\u2019oppose \u00e0 la nuit<\/em><\/span>est un roman autobiographique (<strong>1<\/strong>), le <span style=\"color: #ff0000;\">grand suc0c\u00e8s litt\u00e9raire de la rentr\u00e9e<\/span>, avec <em>Limonov<\/em> d\u2019Emmanuel Carr\u00e8re.\u00a0L\u2019auteur veut offrir \u00e0 Lucile un \u00ab\u00a0destin de personnage\u00a0\u00bb, un \u00ab\u00a0cercueil de papier\u00a0\u00bb, afin de rendre hommage \u00e0 la singuli\u00e8re excentricit\u00e9 de cette femme si belle et si fragile \u2013 sa photo en couverture laisse transpara\u00eetre ce m\u00e9lange de beaut\u00e9 et d\u2019absence, qui attirait tant les gens. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">C\u2019est avant tout un roman plein de la vie de l\u2019immense famille nombreuse de Lucile, avec ses parents, Liane et Georges, et ses huit fr\u00e8res et s\u0153urs dont on suit l\u2019enfance, dans le Paris des ann\u00e9es 50, puis le passage \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte avec le mouvement hippie. Cette turbulente famille, avec ses lubies, ses repas accueillants et ses maisons de vacances foisonnantes, son foutoir organis\u00e9, ses disputes et ses joies bruyantes, poss\u00e8de son lot de figures remarquables. Liane, matriarche de la famille Poirier, qui a eu les nombreux enfants qu\u2019elle voulait, n\u2019en est pas moins rest\u00e9e une femme, et plut\u00f4t originale pour l\u2019\u00e9poque. Georges est un personnage complexe, au c\u0153ur du drame\u00a0: charismatique, entrepreneur, coureur de jupons, on n\u2019arrive pas \u00e0 le ha\u00efr tout-\u00e0-fait, conform\u00e9ment au portrait qu\u2019a voulu en dessiner Delphine de Vigan. Chacun des enfants, aussi, acquiert son \u00e9paisseur propre. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Le roman est finement construit sur le mod\u00e8le m\u00eame de cette famille\u00a0: il initie d\u2019abord le lecteur au fonctionnement de cette in\u00e9narrable tribu, et \u00e0 la mythologie familiale (\u00e0 laquelle on veut croire et adh\u00e9rer), puis le r\u00e9cit d\u00e9voile progressivement l\u2019incroyable capacit\u00e9 \u00e0 forclore de cette famille, d\u2019o\u00f9 \u00e9clateront les multiples drames qui la secoueront. L\u2019auteur souhaite explorer le mythe, mais aussi son envers\u00a0: les morts violentes, les deuils, les folies ordinaires ou extraordinaires des uns et des autres. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Le suicide de Lucile r\u00e9sonne avec d\u2019autres, et fait nombre. \u00c0 travers l\u2019\u00e9criture, l\u2019auteur cherche<span style=\"color: #0000ff;\"> l\u2019origine de la souffrance de sa m\u00e8re, \u00ab\u00a0comme s\u2019il existait un moment pr\u00e9cis o\u00f9 le noyau de sa personne e\u00fbt \u00e9t\u00e9 entam\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9finitive et irr\u00e9parable\u00a0\u00bb<\/span>\u00a0(p.\u00a085). On suit l\u2019existence fantasque de Lucile, toujours sur le fil\u00a0: petite fille mannequin, tr\u00e8s belle, qui aurait aim\u00e9 \u00eatre invisible pour \u00e9chapper \u00e0 tous ces regards (bien trop r\u00e9els) qui l\u2019oppressent\u00a0; m\u00e8re \u00e0 18 ans, elle m\u00e8ne une existence boh\u00e8me et inventive avec ses deux petites filles et ses compagnons, et sur fond des ann\u00e9es 70, fume beaucoup d\u2019herbe pour apaiser ses angoisses. Vient le moment o\u00f9 le r\u00e9cit bascule\u00a0: un \u00e9v\u00e9nement d\u00e9clencheur ach\u00e8ve de faire sombrer Lucile dans la folie, puis dans l\u2019alcoolisme. \u00ab\u00a0Bipolaire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0bouff\u00e9es d\u00e9lirantes\u00a0\u00bb\u00a0: le diagnostic tombe comme un couperet. Dix ans de mar\u00e9cage o\u00f9 le surdosage de neuroleptiques r\u00e9duit Lucile \u00e0 n\u2019\u00eatre plus que l\u2019ombre d\u2019elle m\u00eame, un fant\u00f4me muet et \u00e9tranger \u00e0 la vie. Pass\u00e9e si proche de l\u2019ab\u00eeme, Lucile connut une renaissance, au moment o\u00f9 elle rencontra enfin un m\u00e9decin qui prit \u00ab\u00a0l\u2019exacte mesure de son d\u00e9sastre int\u00e9rieur\u00a0\u00bb (p. 355). <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em>Le 31 janvier 1980\u00a0<\/em>: jour o\u00f9 Delphine fut expuls\u00e9e de l\u2019enfance, jour du premier d\u00e9lire de sa m\u00e8re. C\u2019est de ce moment de d\u00e9racinement et d\u2019exil que l\u2019auteur date son besoin d\u2019\u00e9crire\u00a0: \u00ab\u00a0il y a eu dans ce moment une confrontation brutale entre le r\u00e9el et la fiction (celle que ma m\u00e8re s\u2019est invent\u00e9e) et pour moi le d\u00e9but d\u2019un besoin imp\u00e9rieux d\u2019\u00e9crire pour que les choses aient une consistance, retrouvent une forme de stabilit\u00e9, pour que quelque chose s\u2019oppose au vertige.\u00a0\u00bb (<strong>2<\/strong>)<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #0000ff;\">\u00c0 ma grande surprise,<\/span> <span style=\"color: #0000ff;\">le nom de Lacan surgit \u00e0 l\u2019improviste, au d\u00e9tour d\u2019une page<\/span>. Elle \u00e9crit que, ce jour du 31 janvier, Lucile se serait rendu au cabinet de Lacan en exigeant de le voir\u00a0: \u00ab\u00a0Au moment o\u00f9 le psychanalyste sort de son bureau et s\u2019inqui\u00e8te de sa pr\u00e9sence, elle se jette sur lui et lui arrache ses lunettes en criant \u00ab\u00a0Je l\u2019ai eu, je l\u2019ai eu\u00a0!\u00a0\u00bb. Lacan la frappe au visage, la secr\u00e9taire parvient \u00e0 la plaquer au sol, avant qu\u2019\u00e0 eux deux ils ne la jettent dehors, sans aucune forme d\u2019assistance.\u00a0\u00bb\u00a0(p. 275) Des ann\u00e9es plus tard, Delphine de Vigan a demand\u00e9 \u00e0 sa m\u00e8re si ce r\u00e9cit \u00e9tait vrai\u00a0: \u00ab\u00a0Elle m\u2019a assur\u00e9 que oui. \u00c0 la fin de sa vie, Lacan recevait des patients toutes les dix minutes pour des sommes astronomiques et, atteint d\u2019un cancer qu\u2019il refusait de soigner, n\u2019en faisait plus grand cas. Pas plus que d\u2019une femme, en pleine crise de d\u00e9lire, surgie dans son cabinet. Voil\u00e0 ce que Lucile m\u2019a dit. Je n\u2019ai jamais cherch\u00e9 \u00e0 v\u00e9rifier cette version. Je l\u2019ai crue.\u00a0\u00bb (p. 276). <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Quelle d\u00e9ception que ce roman \u2013 que j\u2019ai par ailleurs tant aim\u00e9 \u2013 qui conna\u00eet un succ\u00e8s de librairie, se fasse ainsi l\u2019\u00e9cho lointain de \u00ab\u00a0l\u2019argument de l\u2019atteinte de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique et morale\u00a0\u00bb de Lacan \u00e0 la fin de sa vie (<span style=\"color: #0000ff;\">Agn\u00e8s Aflalo, <\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><em>LQ<\/em><\/span><span style=\"color: #0000ff;\"> 92<\/span>, sur le proc\u00e8s contre ER, et la tentative de \u00ab\u00a0hold-up\u00a0\u00bb que conna\u00eet \u00e0 nouveau l\u2019enseignement de Lacan). Il faut donc reconna\u00eetre qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une opinion qui est en partie pass\u00e9e dans le \u00ab\u00a0disque ourcourant\u00a0\u00bb sur Lacan, au m\u00eame titre que l\u2019avidit\u00e9 du gain, et autres id\u00e9es re\u00e7ues dont le dernier <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Diable probablement<\/em><\/span><span style=\"color: #0000ff;\"> \u00ab\u00a0Pourquoi Lacan\u00a0\u00bb<\/span> propose l\u2019analyse. Concernant ER, c\u2019est une <span style=\"color: #0000ff;\">logique imaginaire du \u00ab\u00a0lui ou moi\u00a0\u00bb<\/span> qui est \u00e0 l\u2019\u0153uvre\u00a0: soit c\u2019est elle qui ne comprend rien au dernier enseignement de Lacan, soit c\u2019est lui qui \u00ab\u00a0d\u00e9lirait\u00a0\u00bb (mot que l\u2019on trouve sous sa plume)\u00a0; ce qui se traduit aujourd\u2019hui par\u00a0: <em>ou bien<\/em> mon Lacan, <em>ou bien<\/em> celui des Miller. ER a fait le seul choix qui lui permet d\u2019<em>\u00eatre\u00a0<\/em>: d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0\u00c9lisabeth Roudinesco, la grande sp\u00e9cialiste de l\u2019enseignement de Lacan\u00a0\u00bb, qui se croit ainsi\u00a0 l\u00e9gitime \u00e0 juger de l\u2019\u00e9tat physique et mental du vieux monsieur. D\u2019une mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, les gens \u00e9prouvent une grande jubilation \u00e0 dire d\u2019un psy qu\u2019il est fou, surtout s\u2019il s\u2019agit du plus grand th\u00e9oricien des psychoses. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Concernant Delphine de Vigan, c\u2019est autre chose\u00a0: elle a quelques raisons d\u2019en vouloir aux psys qu\u2019elle juge responsables (et sans doute pas compl\u00e8tement \u00e0 tort), par leur incomp\u00e9tence, de l\u2019\u00e9tat abominable dans lequel est rest\u00e9e sa m\u00e8re pendant dix ans. Elle inscrit Lacan dans la s\u00e9rie de ceux qui l\u2019ont laiss\u00e9 tomber. Rien ne la pousse \u00e0 infirmer cette version\u00a0: elle pr\u00e9f\u00e8re croire sa m\u00e8re, dont elle reconna\u00eet pourtant qu\u2019elle \u00e9tait ce jour-l\u00e0 \u00ab\u00a0en pleine crise de d\u00e9lire\u00a0\u00bb (et nous savons qu\u2019il n\u2019est pas rare que des sujets parano\u00efaques accusent l\u2019Autre pers\u00e9cuteur d\u2019\u00eatre fou). Lucile, pers\u00e9cut\u00e9e par le regard, se jette sur les lunettes de Lacan, et accuse ensuite, sans doute dans un discours invers\u00e9, celui qu\u2019elle a <em>\u00e0 l\u2019\u0153il<\/em>, de lui avoir fait un <em>\u0153il au beurre noir<\/em>.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a name=\"_GoBack\"><\/a><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Il n\u2019en reste pas moins que <span style=\"color: #0000ff;\">Delphine de Vigan fait du Lacan sans le savoir\u00a0<\/span>: elle propose une <span style=\"color: #0000ff;\">th\u00e9orie de la v\u00e9rit\u00e9 menteuse<\/span> tout ce qu\u2019il y a de plus lacanienne. Dans l\u2019espoir d\u2019\u00e9tablir la v\u00e9rit\u00e9 sur sa m\u00e8re, elle a fouill\u00e9, men\u00e9 son enqu\u00eate, et r\u00e9colt\u00e9 un mat\u00e9riau disparate (les \u00e9crits de Lucile, des heures d\u2019enregistrement laiss\u00e9s par Georges, des vieux films, les t\u00e9moignages des fr\u00e8res, s\u0153urs, amis, les rapports de police\u2026). \u00ab\u00a0Sans doute avais-je esp\u00e9r\u00e9 que, de cette \u00e9trange mati\u00e8re, se d\u00e9gagerait une v\u00e9rit\u00e9. Mais la v\u00e9rit\u00e9 n\u2019existait pas. Je n\u2019avais que des morceaux \u00e9pars et le fait m\u00eame de les ordonner constituait d\u00e9j\u00e0 une fiction. Quoi que j\u2019\u00e9crive, je serai dans la fable.\u00a0\u00bb (p. 47) D\u00e8s lors qu\u2019on raconte, dit-elle, m\u00eame en cherchant \u00e0 rester au plus pr\u00e8s de ce qui s\u2019est pass\u00e9, on est dans la fiction. Entre la v\u00e9rit\u00e9 et la fable, s\u2019ouvre l\u2019espace de la litt\u00e9rature. L\u2019auteur renonce \u00e0 cerner Lucile en soi\u00a0: ce <em>roman<\/em> est <em>sa <\/em>v\u00e9rit\u00e9 sur Lucile, et tente de dire le myst\u00e8re que cette m\u00e8re a toujours \u00e9t\u00e9 pour sa fille.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(1) \u00c9dit\u00e9 par JC Latt\u00e8s, octobre 2011, 437 pages, 19\u20ac.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(2) \u00ab\u00a0Interview de Delphine de Vigan pour <em>Rien ne s\u2019oppose \u00e0 la nuit\u00a0<\/em>\u00bb,<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Chroniquedelarentr\u00e9elitt\u00e9raire.com<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>Publi\u00e9 dans le N\u00b095 de Lacan Quotidien<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\">\n<p align=\"JUSTIFY\">Rien ne s\u2019oppose \u00e0 la nuit par Aur\u00e9lie Pfauwadel\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":5728,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[19,17],"tags":[928,1022,20,1021,1020,167,1023],"class_list":["post-5727","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chroniques","category-discretioncritique","tag-delphine-de-vigan","tag-folie","tag-lacan","tag-mythologie-familiale","tag-roman","tag-roudinesco","tag-verite-menteuse"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5727","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5727"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5727\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6263,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5727\/revisions\/6263"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5728"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5727"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5727"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5727"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}