{"id":5837,"date":"2011-11-22T21:50:44","date_gmt":"2011-11-22T20:50:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=5837"},"modified":"2011-11-29T22:07:57","modified_gmt":"2011-11-29T21:07:57","slug":"composition-musicale-et-melancolie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/composition-musicale-et-melancolie\/","title":{"rendered":"Composition musicale et m\u00e9lancolie"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif; font-size: medium;\"><em><strong>O Mensch !\u00a0<\/strong><\/em><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif; font-size: small; color: #0000ff;\"><strong>par <\/strong><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif; font-size: small; color: #0000ff;\"><em><strong>Valentine Dechambre<!--more--><\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>Cr\u00e9ation de Pascal Dusapin au th\u00e9\u00e2tre des Bouffes du Nord<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>\u00ab\u00a0Petit inventaire non raisonn\u00e9 de quelques passions nietzsch\u00e9ennes\u00a0\u00bb<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cela se passait cette semaine, chaque soir, au th\u00e9\u00e2tre des Bouffes du Nord.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Pascal Dusapin, le compositeur contemporain vivant le plus jou\u00e9 dans le monde avec Pierre Boulez, y pr\u00e9sentait sa derni\u00e8re cr\u00e9ation mondiale, petit bijou minimaliste, et pi\u00e8ce majeure de son \u0153uvre par<a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/slider1_omensch.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5840 alignright\" title=\"slider1_omensch\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/slider1_omensch-300x166.jpg\" alt=\"\" width=\"270\" height=\"149\" srcset=\"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/slider1_omensch-300x166.jpg 300w, https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/slider1_omensch.jpg 540w\" sizes=\"auto, (max-width: 270px) 100vw, 270px\" \/><\/a> l&rsquo;aboutissement de son \u00e9criture, sonore et sc\u00e9nique : <em>O Mensch\u00a0! <\/em>un cycle de 27 lieders pour piano et baryton, sur des fragments po\u00e9tiques de Nietzsche.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Pascal Dusapin a non seulement \u00e9crit la partition, mais a aussi r\u00e9alis\u00e9 la mise en sc\u00e8ne, cr\u00e9\u00e9 l&rsquo;installation vid\u00e9o, et dirig\u00e9 lui m\u00eame l&rsquo;extraordinaire chanteur, qui est aussi ce fabuleux acteur de ses derniers op\u00e9ras, Georg Nigl. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00ab\u00a0Je voulais m&rsquo;offrir cette libert\u00e9 de cr\u00e9er seul un objet musical et sc\u00e9nique. Id\u00e9e de cingl\u00e9 ! Mais ce que j&rsquo;avais \u00e0 dire l\u00e0 d\u00e9pendait de cette libert\u00e9 d&rsquo;agir sur tous les plans (sonore et visuel)\u00a0(<strong>1<\/strong>)\u00bb <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Repr\u00e9sentez-vous la sc\u00e8ne du th\u00e9\u00e2tre des Bouffes du Nord, celle que Peter Brook rendit \u00e0 la vie dans les ann\u00e9es 70, devenu depuis un des rendez-vous artistiques essentiels de la capitale. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Un piano noir plong\u00e9 dans la p\u00e9nombre, dont seul le clavier est \u00e9clair\u00e9 par un faible rai de lumi\u00e8re. Au fond, sous un \u00e9trange halo de clair de lune, un homme de bois, sculpture indon\u00e9sienne, impose sa pr\u00e9sence tot\u00e9mique, \u00e9nigmatique. En fonds sonore&#8230; des grillons ! Nuit d&rsquo;\u00e9t\u00e9 dans les frimas de novembre ? Non. Pas de m\u00e9taphore chez Dusapin. Les grillons sont ici pur son, \u00e9l\u00e9ment dis-harmonique dans cette atmosph\u00e8re sonore nulle part rencontr\u00e9e auparavant malgr\u00e9 les emprunts, les r\u00e9miniscences \u00e0 d&rsquo;autres musiques, d&rsquo;autres \u00e9poques, entendues autrement, dans un nouvel aujourd&rsquo;hui, par le filtre du compositeur <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Un clavier qui s&rsquo;anime sous les doigts gant\u00e9s de gr\u00e2ce et de pr\u00e9cision rythmique de Vanessa Wagner \u2013 encha\u00eenement d&rsquo;accords minimalistes au charme incomparable,\u00a0 timbre familier aux amateurs du compositeur, d&rsquo;o\u00f9 ne s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve aucune m\u00e9lodie, aucun d\u00e9veloppement &#8211; pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;homme Nietzsche, <em>O Mensch<\/em>, qui entre en sc\u00e8ne pour se livrer \u00e0 une \u00e9trange d\u00e9ambulation po\u00e9tique&#8230;\u00a0 Travers\u00e9e titubante\u00a0 d&rsquo;un homme dont la voix va passer tour \u00e0 tour de la pesanteur m\u00e9lancolique d&rsquo;un exil\u00e9 en errance dans l&rsquo;aridit\u00e9 de sa solitude \u00e0 la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 mozartienne de l&rsquo;oiseleur, aux r\u00e9miniscences wagn\u00e9riennes (subtiles) de la passion de Tristan, \u00e0 la figure cynique d&rsquo;un diog\u00e8ne prof\u00e9rant l&rsquo;obsc\u00e8ne pour finalement<em>,<\/em> danseur,\u00a0 esquisser un\u00a0 tango des plus sensuels&#8230;. autant de vari\u00e9t\u00e9s de l&rsquo;humeur, de vibrations de corps, de convulsions de l&rsquo;\u00eatre assembl\u00e9es dans une pi\u00e8ce d&rsquo;une incroyable fluidit\u00e9&#8230; \u00e7a s&rsquo;\u00e9coule, dans un encha\u00eenement dont l&rsquo;\u00e9vidence fait signe du g\u00e9nie qui est l\u00e0 aux commandes&#8230; <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Une installation vid\u00e9o diffuse brumes et jeux d&rsquo;eau, bulles en suspension : \u00ab\u00a0Il y a une invasion hydraulique du territoire po\u00e9tique : rien ne peut arr\u00eater l&rsquo;eau\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cette eau qui menace de tout submerger, si souvent \u00e9voqu\u00e9e par le compositeur quand il parle (si bien) de sa cr\u00e9ation, il s&rsquo;agit de lui frayer des canaux, des condensations, de la faire d\u00e9river comme le flux de ce trop de jouissance dans le corps qui peut aussi bien se muer en torpeur, irr\u00e9sistible tentation que conna\u00eet bien le compositeur,\u00a0 pessimiste suffisamment \u00e9clair\u00e9 pour\u00a0 se tenir aux aguets des s\u00e9ductions de sa m\u00e9lancolie profonde&#8230; laquelle, aime pr\u00e9ciser le compositeur, n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec\u00a0 le spleen romantique ou m\u00eame le blues durassien. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00ab\u00a0<strong>Il y a une v\u00e9rit\u00e9 dans la tristesse<\/strong>. \u00c7a nous sauve ! \u00c7a nous permet de rebondir. Il n&rsquo;y a pas de masque dans la tristesse, contrairement aux autres affects qui ne sont que mensonges (tiens tiens, lacanien, dusapin ?)&#8230; La tristesse est cet affect profond\u00e9ment juste qui permet de rester \u00e0 la lisi\u00e8re, de construire une vraie joie, de ne pas tomber dans la douleur stupide. La musique c&rsquo;est \u00e7a, elle est cet art qui g\u00e8re l&rsquo;affect de la tristesse\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Et encore : \u00ab Comment sortir de quelque chose qui enferme ? Retourner la situation par une convulsion\u00a0\u00bb. La musique de Dusapin est travers\u00e9e de part en part de convulsions, c&rsquo;est une musique qui part du corps. Celui de Georg Nigl sur sc\u00e8ne \u00e9pouse la ligne musicale, ses vibrations, suspensions, respirations,\u00a0 \u00e0 tel point qu&rsquo;il semble que ce soit ce corps qui soit entrain d&rsquo;\u00e9crire la musique qui se joue. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">A c\u00f4t\u00e9 de moi dans les gradins, une jeune femme de 20 ans (la moyenne d&rsquo;\u00e2ge dans la salle est jeune, \u00e9tonnamment, pour une musique difficile, avant gardiste, et c&rsquo;est l\u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne bien r\u00e9jouissant). Je la regarde esquisser des sourires amus\u00e9s et tendres pendant le spectacle \u2026. \u00a0\u00ab\u00a0Mais oui, c&rsquo;est amusant ! Ce Nietzsche de Dusapin est un bouffon !\u00a0Il nous ressemble ! \u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Elle a s\u00fbrement raison : il y a de cela\u00a0 qui \u00e9mane de cet homme titubant, claudiquant : quelqu&rsquo;un qui ressemble \u00e0 tout un chacun, avec sa boiterie, sa gaucherie, qui tombe, se rel\u00e8ve,\u00a0 et qui sait puiser une joie profonde \u00e0 donner \u00e0 ce petit tas, cet \u00eatre de d\u00e9chet, cette particule de jouissance, un destin po\u00e9tique&#8230;<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">J.-A Miller disait cela \u00e0 propos de la cr\u00e9ation artistique : \u00ab\u00a0Elle est du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;objet. Elle repose toujours sur une s\u00e9paration d&rsquo;avec le signifiant \u2013\u00a0 et c&rsquo;est un des facteurs du soulagement qu&rsquo;elle\u00a0 peut apporter\u00a0\u00bb (<strong>2<\/strong>)<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Alors si l&rsquo;homme Nietzsche de Dusapin vient se produire pr\u00e8s de chez vous, courez \u00e0 sa rencontre, vous y go\u00fbterez les d\u00e9lices de cette proximit\u00e9 avec ce que vous \u00eates r\u00e9ellement,\u00a0 vous qui avez d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9, au moins un instant, au d\u00e9tour d&rsquo;une analyse, lacanienne <em>of course<\/em>, finie ou infinie, que le sujet suppos\u00e9 savoir n&rsquo;est rien&#8230; d\u00e9voilant ce pas grand chose, qui se suffit \u00e0 lui tout seul, pour vivre, oui, c&rsquo;est possible, plus dignement, (cessons de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9), \u00a0<span style=\"color: #ff0000;\"><em><strong>O\u00a0 mensch !<\/strong><\/em><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><em>\u00a0<\/em><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(1) Les citations du compositeur proviennent d\u2019une interview donn\u00e9e sur France Culture \u00e0 l&rsquo;\u00e9mission Grande table de C. Brou\u00e9, le 16 novembre dernier<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(2) J.-A. Miller dans Vari\u00e9t\u00e9s de l&rsquo;humeur. Navarin \u00e9diteurs, 2008<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Publi\u00e9 dans le N\u00b096 de Lacan Quotidien<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>Lien vers l&rsquo;\u00e9mission <span style=\"color: #0000ff;\"><span style=\"font-family: Arial, FreeSans;\"><span style=\"font-size: large;\">Movimento<\/span><\/span><\/span><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.franceculture.fr\/emission-movimento-pascal-dusapin-2011-10-29\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5843 aligncenter\" style=\"border-style: initial; border-color: initial;\" title=\"logo France culture\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/logo-France-culture.png\" alt=\"\" width=\"59\" height=\"59\" \/><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Arial, FreeSans; font-size: medium;\"><strong><br \/>\n<\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Arial, FreeSans; font-size: medium;\"><strong><br \/>\n<\/strong><\/span><\/div>\n<p align=\"JUSTIFY\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\">O Mensch !\u00a0par Valentine Dechambre<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":5845,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[300],"tags":[1056,1055,983,984],"class_list":["post-5837","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-spectacles","tag-affect","tag-musique","tag-pascal-dusapin","tag-theatre-des-bouffes-du-nord"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5837","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5837"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5837\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5841,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5837\/revisions\/5841"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5845"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5837"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5837"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5837"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}