{"id":5919,"date":"2011-11-24T19:35:35","date_gmt":"2011-11-24T18:35:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=5919"},"modified":"2011-11-30T21:56:49","modified_gmt":"2011-11-30T20:56:49","slug":"%c2%ab-l%e2%80%99air-du-temps-%c2%bb","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/%c2%ab-l%e2%80%99air-du-temps-%c2%bb\/","title":{"rendered":"\u00ab L\u2019air du temps \u00bb"},"content":{"rendered":"<h1 align=\"JUSTIFY\"><span style=\"line-height: 22px; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: small;\"><span style=\"font-size: large;\"><em><strong>The help <\/strong><\/em><\/span><\/span><span style=\"line-height: 22px; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: small;\"><span style=\"font-size: large;\"><strong>et le psychanalyste\u00a0<\/strong><\/span><\/span><span style=\"line-height: 22px; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: small;\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong>par <\/strong><\/span><\/span><span style=\"line-height: 22px; font-family: Calibri, sans-serif; font-size: small; color: #0000cc;\"><span style=\"font-size: medium;\"><em><strong>Pierre Str\u00e9liski<!--more--><\/strong><\/em><\/span><\/span><\/h1>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Il y avait au milieu du si\u00e8cle dernier dans la ville o\u00f9 j&rsquo;habitais une dizaine au moins de salles de cin\u00e9ma. Chaque quartier avait la sienne, et la sortie hebdomadaire au cin\u00e9ma en famille \u2014 ou plus tard accompagn\u00e9 autrement \u2014 nous \u00e9tait une distraction aussi naturelle, aussi imp\u00e9rieuse, que l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;usage de nos appareils domestiques. Nos souvenirs sont nombreux de cette p\u00e9riode, ce sont ceux de notre enfance aussi, structur\u00e9s par ce mouvement des images sur l&rsquo;\u00e9cran. L\u2019un des plus jolis films sur cette nostalgie est sans doute le <a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=wEFugVbzsSo\"><em>Cinema Paradiso<\/em> <\/a>de Guiseppe Tornatore. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Dans les ann\u00e9es quatre-vingt, \u2014 rentabilit\u00e9 du monde moderne oblige \u2014commenc\u00e8rent \u00e0 appara\u00eetre un peu partout les \u00ab\u00a0multisalles\u00a0\u00bb qui voulaient transformer le cin\u00e9ma en objet de consommation, en regroupant en un seul lieu la possibilit\u00e9 de voir deux, cinq, dix films diff\u00e9rents. L&rsquo;art au service du commerce et du capitalisme, ce fut aussi la disparition des producteurs (Qui ne se souvient de l&rsquo;in\u00e9puisable Georges de Beauregard\u00a0?) qui perdirent leur pouvoir au profit des diffuseurs, souvent des cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision, qui imposent aujourd\u2019hui un certain type de formatage aux <em>sc\u00e9narii<\/em> et aux films qu&rsquo;ils financent. Et l\u2019intonation charmante de la voix de Claude-Jean Philippe pr\u00e9sentant \u00ab\u00a0Le cin\u00e9ma de minuit\u00a0\u00bb \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision puis celle, non moins extraordinaire, de Fr\u00e9d\u00e9ric Mitterrand pr\u00e9sentant \u00ab\u00a0\u00c9toiles et Toiles\u00a0\u00bb puis \u00ab\u00a0Cin\u00e9-Club\u00a0\u00bb dans ces m\u00eames ann\u00e9es quatre-vingt \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 les vestiges d\u2019un autre temps.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cette emprise de la grande distribution sur le cin\u00e9ma ne r\u00e9ussit toutefois pas compl\u00e8tement son OPA, et l&rsquo;on assista plut\u00f4t \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une discipline scind\u00e9e en deux clans, qui n&rsquo;ont plus gu\u00e8re en commun que leur nom de famille : le cin\u00e9ma \u00e0 grand spectacle (les <em>blockbusters<\/em>) et le cin\u00e9ma d&rsquo;auteur. Ce dernier, f\u00eat\u00e9 dans les festivals, continue toujours, au milieu des paillettes, \u00e0 assurer la promotion de ce <em>Septi\u00e8me Art<\/em>. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Un peu coinc\u00e9 entre les deux il y a ce que l\u2019on appelle les \u00ab\u00a0films du milieu\u00a0\u00bb, voulant maintenir \u00ab\u00a0une exigence artistique et une vocation populaire\u00a0\u00bb. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Hier je suis all\u00e9 voir un film du milieu. C&rsquo;est un film am\u00e9ricain de Tate Taylor\u00a0; cela s&rsquo;appelle en fran\u00e7ais <em>La couleur des sentiments<\/em>, mieux titr\u00e9 en anglais <em>The help<\/em> (\u00e0 la fois \u00ab\u00a0Les bonnes\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Au secours\u00a0\u00bb).<em><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=1GYmhc8Xk8g\">The help<\/a> <\/em>est un film sur la fabrication d&rsquo;un livre, et c&rsquo;est un sc\u00e9nario justement tir\u00e9 d&rsquo;un livre \u00e0 succ\u00e8s. C\u2019est distribu\u00e9 par <em>Walt Disney Motion Picture<\/em>. On craint le pire. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">J&rsquo;y suis all\u00e9 un peu au hasard parce que le cin\u00e9ma <em>Les 400 coups<\/em> o\u00f9 il se jouait est \u00e9patant et fait partie de la cha\u00eene de distribution <em><a href=\"http:\/\/www.europa-cinemas.org\/\">Europa Cin\u00e9mas<\/a><\/em>, qui est \u00ab\u00a0le premier r\u00e9seau international de salles de cin\u00e9ma pour la diffusion de films europ\u00e9ens\u00a0\u00bb (?), dont la seule bande-annonce de pr\u00e9sentation est d\u00e9j\u00e0 un d\u00e9lice, comme l\u2019\u00e9tait nagu\u00e8re la promesse que nous faisait esp\u00e9rer l\u2019arriv\u00e9e sur l\u2019\u00e9cran de <em>Jean Mineur Publicit\u00e9<\/em>, tristement <em>relook\u00e9<\/em> de nos jours en 3D.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Et c&rsquo;est vrai que l\u2019histoire est mi\u00e8vre, que les m\u00e9chants sont m\u00e9chants et que les gentils sont gentils. La couleur de ces sentiments est plut\u00f4t rose bonbon dans cet univers noir et blanc. Le Sud et son racisme end\u00e9mique est trait\u00e9 ici sans la force cruelle qui souvent signe les \u0153uvres sur ce sujet, mais plut\u00f4t avec <a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/le-detour-d%E2%80%99un-detail\/\">la gentillesse donc parlait avec brio Annaelle Lebovits dans sa chronique dans <em>LQ<\/em> n\u00b0 94<\/a>.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">R\u00e9sultat ? Eh bien, ce film m&rsquo;a bien plu. Et je me demande pourquoi il m&rsquo;a plu comme \u00e7a, ce film pourtant trop ang\u00e9lique ? <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Et d&rsquo;abord pourquoi la psychanalyse aime-t-elle le cin\u00e9ma ? Le livre formidable de Clotilde Leguil <em>Les amoureuses, <\/em>le succ\u00e8s de la traduction du livre <em><a href=\"http:\/\/www.ecf-echoppe.com\/index.php\/catalogue-produits\/toutes-les-livres\/collection-rue-huysmans\/lacan-regarde-le-cinema-le-cinema-regarde-lacan.html\">Lacan regarde cin\u00e9ma, le cin\u00e9ma regarde Lacan<\/a><\/em>, celui que rencontrent r\u00e9guli\u00e8rement les soir\u00e9es \u00ab\u00a0Cin\u00e9ma et psychanalyse\u00a0\u00bb organis\u00e9es dans notre champ un peu partout en province et \u00e0 Paris, t\u00e9moignent de ce m\u00eame go\u00fbt qu\u2019a notre discipline du r\u00e9el pour cette discipline de l&rsquo;imaginaire.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Il est vrai qu&rsquo;elles partagent les m\u00eames mots : s\u00e9ance, \u00e9cran, etc., et le m\u00eame moment de naissance : 1895. Il est vrai aussi que toutes deux\u00a0 sont faites d\u2019images et de paroles. Il est vrai enfin que des journ\u00e9es d&rsquo;\u00e9tude de notre \u00e9cole ont pu se consacrer, il y a quelques ann\u00e9es, aux \u00ab\u00a0Images ind\u00e9l\u00e9biles\u00a0\u00bb. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">En somme, chacune des deux explore \u00e0 sa fa\u00e7on l&rsquo;imaginaire, le symbolique et le r\u00e9el.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Le cin\u00e9ma lui aussi aime la psychanalyse sans doute. <a href=\"http:\/\/www.cineclubdecaen.com\/realisat\/pabst\/mysteresduneame.htm\"><em>Le myst\u00e8re d\u2019une \u00e2me<\/em> de Pabst <\/a>ouvrait la voie d\u00e8s 1928. On se souvient de <a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Hf2OEKObN9c\"><em>La maison du Docteur Edwardes <\/em>d&rsquo;Alfred Hitchcock <\/a>en 1945, on se souvient aussi de <a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=P05gvssTFF8\"><em>Freud, passions secr\u00e8tes<\/em> de John Huston <\/a>(1962). On se souvient de mille autres films o\u00f9 la psychanalyse a une place de choix. Et le titre au moins du livre de Zizek est dr\u00f4le, avec son allusion \u00e0 un titre de Woody Allen : <a href=\"http:\/\/www.cineclubdecaen.com\/analyse\/livres\/zizektoutcequelacanhitchcock.htm\"><em>Tout ce que vous avez voulu demander \u00e0 Lacan sans oser le demander \u00e0 Hitchcock<\/em>.<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\">Mais enfin psychanalyse et cin\u00e9ma sont \u00e0 l&rsquo;envers l\u2019un de l&rsquo;autre : dans un (bon) film, le spectateur est pris par ce qu&rsquo;il voit, il s\u2019identifie et il est identifi\u00e9 par le spectacle. Et c\u2019est m\u00eame quelquefois un ab\u00eeme quand l&rsquo;acteur auquel on s&rsquo;attache est lui-m\u00eame boulevers\u00e9 par ce qu&rsquo;il regarde ou entend. Par exemple dans<\/span><span style=\"color: #000000;\"><em><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Uo6r8GGTZGI\">La vie des autres<\/a><\/em><\/span><span style=\"color: #000000;\"> il y a, outre <\/span>Christa-Maria Sieland<span style=\"color: #000000;\">, l&rsquo;amoureuse qui fit objet du commentaire de Clotilde Leguil, un autre personnage, <\/span>Gerd Wiesler, <span style=\"color: #000000;\">le fonctionnaire de la STASI charg\u00e9 de l&rsquo;espionner. Que fait-il : il \u00e9coute quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, qui ne le voit pas, pour l&rsquo;interpr\u00e9ter. Ne dirait-on pas\u2026 ? Mais non, ici c&rsquo;est l&rsquo;auditeur qui va se trouver interpr\u00e9t\u00e9, chang\u00e9, par ce qu&rsquo;il entend et suppose. M\u00eame Searles ou Resnik et les <\/span><span style=\"color: #000000;\"><em>aficionados<\/em><\/span><span style=\"color: #000000;\"> du contre-transfert n\u2019oseraient dire qu&rsquo;on est l\u00e0 dans le champ de la psychanalyse. Pourtant, on est \u00e9mu par le dernier mot du film (\u00ab\u00a0C\u2019est pour moi\u00a0\u00bb), o\u00f9 l&rsquo;ancien policier au z\u00e8le glacial se r\u00e9approprie, sous son num\u00e9ro matricule, son humanit\u00e9. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Pareillement, dans <em>La couleur des sentiments,<\/em> \u00e7a marche. Les critiques sont mitig\u00e9es mais les spectateurs enthousiastes (270 000 entr\u00e9es la premi\u00e8re semaine, nombre maintenu en deuxi\u00e8me semaine). On en ressort avec un sentiment de la couleur du jeu de mot de Lacan\u00a0:\u00a0 \u00ab\u00a0le senti ment\u00a0\u00bb. L&rsquo;agr\u00e9ment qu&rsquo;on a est l\u2019envers exact de l\u2019<em>Unheimlichkeit<\/em>. On se sent chez soi dans cette Am\u00e9rique l\u00e0. Mais au fait, m\u00eame inquiet, angoiss\u00e9, se sentant diff\u00e9rent, on \u00e9tait aussi chez soi dans le <em><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=0H9Dt9pojGw\">Melancholia<\/a><\/em> dont Laure Pastor nous parlait dans <em>LQ<\/em> n\u00b0 29. L\u2019identification y est encore possible, supposable. Et on \u00e9tait aussi chez soi dans <em><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ZCCjGBkXc38\">Polisse<\/a><\/em>, analys\u00e9e par<a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/chemins-de-traverse-par-aurelie-pfauwadel-on-ne-rigole-pas-avec-ces-choses-la-sur-polisse-de-maiwenn-lq-75\/\"> Aur\u00e9lie Pfauwardel dans <em>LQ<\/em> n\u00b0 75<\/a>, et m\u00eame au fond dans <em><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=zlZgGlwBgro\">La piel que habito<\/a><\/em>, comment\u00e9 par Jean-Pierre Deffieux dans ce m\u00eame num\u00e9ro. Au cin\u00e9ma, peut-\u00eatre qu\u2019on est toujours chez soi. \u00ab\u00a0Le cin\u00e9ma c\u2019est la mat\u00e9rialisation la plus vive de la fiction\u00a0\u00bb disait Lacan (<em>Le transfert, <\/em>p. 45). Bien s\u00fbr de nombreux films \u00ab\u00a0visent le r\u00e9el\u00a0\u00bb et l\u2019atteignent sans doute. Mais il est rare qu\u2019on ne comprenne rien, que l\u2019on soit tout \u00e0 fait d\u00e9sar\u00e7onn\u00e9 (dans <em><a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=W2_a5_BlM5k&amp;feature=related\">Mulholland drive<\/a><\/em>, peut-\u00eatre, parce qu\u2019il a la structure\u00a0 d\u2019un r\u00eave\u00a0?). <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Dans la psychanalyse au contraire, on est hors de soi (dans tous les sens du terme quelquefois). Le ressort de notre go\u00fbt pour le cin\u00e9ma c&rsquo;est l&rsquo;identification, c&rsquo;est aux antipodes de ce que vise une psychanalyse. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Mais au fait pourquoi l&rsquo;imaginaire dispara\u00eetrait-il chez un psychanalyste ? <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">D&rsquo;ailleurs il ne dispara\u00eet pas. Si Lacan, dans son c\u00e9l\u00e8bre sch\u00e9ma de <em>Encore<\/em> (C&rsquo;est un autre souvenir, celui de Jacques-Alain Miller, \u00c9ric Laurent et Bernardino Horne, transcrivant joyeusement au tableau ledit sch\u00e9ma \u00e0 un cours de Jacques-Alain Miller il y a quelques ann\u00e9es (<strong>1<\/strong>)) privil\u00e9gie le passage du symbolique au r\u00e9el via le semblant \u00ad\u2014 la psychanalyse c&rsquo;est ce chemin \u2014, il n\u2019effondre pas son triangle en gommant l\u2019imaginaire qui m\u00e8ne, \u00e0 l&rsquo;envers, du r\u00e9el au symbolique. Ce chemin l\u00e0, c&rsquo;est celui du cin\u00e9ma, entre autres. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Le psychanalyste s\u2019incline devant l\u2019artiste bien s\u00fbr et la vie continue, hier comme aujourd\u2019hui, de courir sur ce triangle.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\">(<\/span><span style=\"color: #000000;\"><strong>1<\/strong><\/span><span style=\"color: #000000;\">) <\/span>Cours du 29 janvier 1997, <em>L\u2019autre qui n\u2019existe pas et ses comit\u00e9s d\u2019\u00e9thique<\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>Publi\u00e9 dans le N\u00b098 de Lacan Quotidien<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The help et le psychanalyste\u00a0par Pierre Str\u00e9liski<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":5921,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[301],"tags":[717,1072,1071,361,1073],"class_list":["post-5919","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema","tag-cinema-2","tag-fiction","tag-imaginaire","tag-pierre-streliski","tag-unheimlichkeit"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5919","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5919"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5919\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5942,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5919\/revisions\/5942"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5921"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5919"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5919"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5919"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}