{"id":7145,"date":"2011-12-12T21:45:58","date_gmt":"2011-12-12T20:45:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=7145"},"modified":"2012-01-05T20:05:05","modified_gmt":"2012-01-05T19:05:05","slug":"la-rose-des-livres-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/12\/la-rose-des-livres-6\/","title":{"rendered":"LA ROSE DES LIVRES"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Il \u00e9tait une foi dans la litt\u00e9rature\u2026 <\/strong><\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>par <\/strong><\/span><span style=\"color: #0000cc;\"><strong>Nathalie Georges<!--more--><\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Thierry Laget, <em>La lanterne d\u2019Aristote<\/em>, Paris, Gallimard, 2011, 320 p., 19 \u20ac.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(Publi\u00e9 dans le N\u00b0113 de Lacan Quotidien).<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em><strong>La comtesse sortit\u2026<\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cela commence par une phrase, une seule \u2013 forc\u00e9ment\u00a0: si elle nous dit que c\u2019est bien le cas qu\u2019Az\u00e9lie \u2013 ainsi se pr\u00e9nomme la comtesse\u00a0\u2013 est sortie \u00e0 9 heures, l\u2019inflexion porte sur le fait que celle-ci, avant de sortir \u00e0 9 heures, \u00ab\u00a0m\u2019a confi\u00e9 la garde du ch\u00e2teau\u00a0\u00bb. Ainsi Az\u00e9lie, le narrateur et le ch\u00e2teau, d\u2019une part, le temps, le lieu et l\u2019action, d\u2019autre part, se sont-ils nou\u00e9s. L\u2019art sera de monopoliser ce que la langue rec\u00e8le de savoureuse sapience pour tirer sur ces cordes et les faire vibrer, \u00e0 dessein. Quel est donc le dessein\u00a0de Thierry Laget (1959, Clermont-Ferrand &#8211; \u2026), romancier\u00a0? La litt\u00e9rature nous enseigne-t-elle quelque chose, s\u2019il est vrai qu\u2019\u00ab\u00a0il n\u2019y a d\u2019enseignement que math\u00e9matique, [et que] le reste est plaisanterie (<strong>1<\/strong>) \u00bb?<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em><strong>Le passe-muraille <\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">S\u2019il y a un monde entre l\u2019homme et la femme, et un mur entre l\u2019homme et le monde, au dire de Lacan citant Antoine Tudal, ce qu\u2019il y a entre le <em>parl\u00eatre<\/em> et le livre n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 ainsi cartographi\u00e9. Le mot de cartographie n\u2019est pas juste, d\u2019ailleurs\u00a0; il s\u2019agit bien plut\u00f4t d\u2019une topologie qui prend son essor dans ce livre rayonnant \u00e0 la flamme de la lanterne myst\u00e9rieuse, qui vacille dans le titre du roman et dont la d\u00e9finition, livr\u00e9e aux deux tiers de l\u2019ouvrage, augmentera encore l\u2019aura de t\u00e9n\u00e8bre (<strong>2<\/strong>). La machinerie, formidable, d\u00e9couvre un \u00e0 un ses rouages. Simples et robustes au d\u00e9part, ils vont se d\u00e9multiplier, s\u2019ajointer \u00e0 d\u2019autres dans un espace piran\u00e9sien et d\u00e9molir bient\u00f4t toute perspective, nous enfermant dans le ch\u00e2teau qui, comme le catalogue des catalogues qui se contiennent eux-m\u00eames ou pas, s\u2019enseve<em>lit<\/em> peu \u00e0 peu dans sa propre biblioth\u00e8que, tandis que se pr\u00e9cise l\u2019h\u00e9morragie dont celle-ci est victime\u00a0\u2013 le Narrateur tenant pour sien le fant\u00f4me \u2013 clin d\u2019\u0153il en passant \u00e0 Jacques Bonnet (<strong>3<\/strong>)\u00a0\u2013 qu\u2019il poursuit en responsabilit\u00e9 de ce forfait. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Savante et ironique comme celle d\u2019un conte de Borges, ladite machinerie, ourdie par une \u00e9rudition amoureuse, n\u2019en est que plus souple et vivace comme la source \u00e0 laquelle l\u2019\u00e9criture s\u2019abreuve, dont les lin\u00e9aments engendrent sous nos yeux captifs de leurs charmes diffus, des personnages \u00e0 profusion, si d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 se substituer \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 plate et commune qu\u2019on en oublie de se pincer \u2013 se pincerait-on, d\u2019ailleurs, qu\u2019on n\u2019en serait pas prot\u00e9g\u00e9 pour autant, car cela aussi, le songe sait le contrefaire (<strong>4<\/strong>) \u2013 et qu\u2019on se prend \u00e0 ce r\u00eave pour ce que, traitant et retraitant les myst\u00e8res premiers et derniers de notre existence et tour \u00e0 tour obscur et lucide, il nous y suspend et nous y arraisonne, sur la ligne de fracture en \u00e9ventail qu\u2019est devenu l\u2019horizon de notre \u00e9poque\u00a0: un simple livre ouvert, offrant ses proph\u00e9ties fac\u00e9tieuses \u00e0 notre c\u00e9cit\u00e9 ordinaire.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em><strong>Faut-il qu\u2019un livre soit ouvert ou ferm\u00e9\u00a0? <\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Ce livre, rare, vaut d\u2019\u00eatre ouvert et lu ligne \u00e0 ligne, parce que les bonheurs qu\u2019il rec\u00e8le, taill\u00e9s comme des pierres sem\u00e9es dans le grand naufrage h\u00e9t\u00e9roclite, mati\u00e8re de notre temps, sont articul\u00e9s \u00e0 une construction rigoureuse. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Comme dans <\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em>L\u2019occasion fugitive<\/em><\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> (B\u00e9atrice Commeng\u00e9 <\/span><\/span><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/11\/lacan-quotidien-n\u00b084-chronique-chinoise-par-jean-louis-gault-ceci-nest-pas-une-canne\/\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">lq<\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> n\u00b084<\/span><\/span><\/a><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">), les deux principaux protagonistes se seront rencontr\u00e9s \u00e0 table, lors d\u2019un d\u00eener offert \u00e0 des convives anonymes pour la plupart, et y auront invent\u00e9 leur dialogue \u00e0 l\u2019\u00e9cart au risque d\u2019offenser la conversation g\u00e9n\u00e9rale, jusqu\u2019\u00e0 ce que le narrateur \u2013 qualit\u00e9 qui n\u2019indique pas la moindre de ses filiations \u2013 s\u2019y engouffre sous la guise d\u2019un fant\u00f4me, pour mieux croquer les commensaux un par un, avec la cruaut\u00e9 jubilatoire de celui que la langue poss\u00e8de et qui le lui rend bien en s\u2019\u00e9brouant en elle (<\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>5<\/strong><\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">). <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cela ne cessera plus, tout y passera, broy\u00e9 par chaque nuit qui tombe. Des paysages, des musiques, des figures, des ruses et des morts en abyme ne cesseront de cro\u00eetre et de multiplier, au rythme de ces portes qui grincent comme la musique des sph\u00e8res avant de rouler dans un silence huil\u00e9 et cotonneux, encore plus inqui\u00e9tant.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Mariages emp\u00each\u00e9s, destins entrechoqu\u00e9s et crimes r\u00e9ussis ou manqu\u00e9s \u00e9talonn\u00e9s par la course des hasards, de regards suspendus en caresses perdues en conjecture un tableau de notre \u00e9poque se peint, en grand bazar sur fond d\u2019absurdit\u00e9 rapace, rehauss\u00e9 par un d\u00e9sir d\u2019envelopper ce mat\u00e9riau h\u00e9t\u00e9roclite dans un phras\u00e9 juste pour dire ce qui peut l\u2019\u00eatre et surtout loger cela et le reste, des fragments les plus denses aux plus insignifiants, dans le lit de ce fleuve amour, source mignonne, puis torrent temp\u00e9tueux, puis rivi\u00e8re puis fleuve charg\u00e9 d\u2019affluents, charriant des mots, toujours des mots jusqu\u2019\u00e0 cet estuaire, delta plut\u00f4t, mais non, regardez, fermez les yeux, n\u2019est-ce pas un nouvel Alph\u00e9e remontant son propre cours \u00ab\u00a0aux bords prochains\u00a0\u00bb\u00a0?<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Une fois le livre referm\u00e9 \u2013 lanterne souffl\u00e9e, jaquettes rabattues \u2013 les pierres, ombres de tous les livres qui ne sont jamais que les abris des mots, lui tiendront lieu d\u2019avenir, celui-ci \u00e9tant le nom de la seule denr\u00e9e qui vaille pour nous retenir avant le gouffre, quand m\u00eame nous ne pouvons plus ignorer que notre fascination pour la poudre d\u2019oubli finira par nous engloutir. Seul \u00e9ph\u00e9m\u00e8re survivant, produit au terme de trois ann\u00e9es de labeur\u00a0: le catalogue, alias le biblioth\u00e9caire, si l\u2019on en croit l\u2019exemple de la biblioth\u00e8que des Borrom\u00e9es.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em><strong>\u00ab\u00a0Le reploiement vierge du livre, encore\u2026\u00a0<\/strong><\/em><strong>(<\/strong>6<strong>)<\/strong><em><strong>\u00bb, ou l\u2019ombilic du livre<\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Touts fa\u00e7onn\u00e9s, broch\u00e9s ou reli\u00e9s, les livres s\u2019ouvrent donc et se referment, sur leurs secrets que les amoureux d\u00e9chiffrent comme une femme qui se refuse, succombant au plaisir de supposer un code dans l\u2019\u0153uvre de chair \u00e9rig\u00e9e en personnage aspirant \u00e0 l\u2019existence et heureux d\u2019irriguer de sa silhouette d\u00e9sormais incomparable, f\u00fbt-elle secondaire, un livre de plus, celui-l\u00e0 qui nous distille le manque qui nous manquait avant que nous ne nous y aventurions. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Borg\u00e9sien, proustien, Saint-simonien et simenonien \u00e0 la fois, Thierry Laget est cette araign\u00e9e qui nous emprisonne entre ses pages, pour notre joie coupable.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em><strong>Portrait de l\u2019artiste en samovar <\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00ab\u00a0Il faut quand m\u00eame distinguer le sens et le bouquin\u00a0\u00bb, jacule Lacan dans son S\u00e9minaire (<strong>7<\/strong>). <em>La lanterne d\u2019Aristote<\/em> vient \u00e0 l\u2019aplomb de ce dire, \u00e9tant un lieu, un th\u00e9\u00e2tre qui g\u00e9n\u00e8re des lieux et des th\u00e9\u00e2tres, et dont le sens n\u2019est rien, sinon l\u2019attente for\u00e9e par le guet du pr\u00e9dateur poss\u00e9d\u00e9 qui s\u2019est lib\u00e9r\u00e9 des s\u00e9ductions de la lettre et se voue \u00e0 en fomenter une guise nouvelle dans la forgerie des mots\u00a0: l\u2019auteur. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Accessoire remarqu\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre (<strong>8<\/strong>) dans l\u2019enfance du narrateur enchant\u00e9 par Tchekhov, et marquant pour lui la place de la constante pr\u00e9sence presque invisible, le samovar fait retour \u00e0 l\u2019une des fins de ce roman \u2013 delta, vous dis-je \u2013 comme un de ces gants tomb\u00e9s de la main d\u2019une visiteuse qui fait dire \u00e0 Novalis que non, le r\u00eaveur n\u2019a pas r\u00eav\u00e9 (<strong>9<\/strong>) \u2013 transfigur\u00e9 en cadeau de cette correspondante russe, multiple et une qui, cherchant un \u00e9poux sur internet, a crois\u00e9 le destin du narrateur. D\u00e9ball\u00e9, de bel argent scintillant, scrut\u00e9 dans chacun des d\u00e9tails de sa fabrication prouvant la noblesse de son origine, le samovar r\u00e9v\u00e8le aux yeux avis\u00e9s d\u2019Az\u00e9lie qu\u2019il comporte, grav\u00e9e sur son flanc, une devise. Que je ne vous dirai pas, car le temps est proche o\u00f9 vous allez vous offrir ce roman, puisque \u00ab\u00a0Ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 dit n\u2019existe pas [et que] ce qui n\u2019est pas racont\u00e9 n\u2019est pas advenu\u00a0(<strong>10<\/strong>)\u00bb. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em><strong>L\u2019\u00e2ne<\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Que dire de plus, sinon que pendant ce temps, Balaam \u2013 puisque tel est, de p\u00e8re en fils, le nom de l\u2019\u00e2ne ainsi \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la dignit\u00e9 d\u2019un personnage (en cachant un autre) \u2013 veillait\u00a0? Que ne pas dire de ce <em>p\u00e8reenfils<\/em>, qui soudain fait exploser la cat\u00e9gorie du roman et se volatiliser la biblioth\u00e8que, m\u00eame, revisitant le mythe par excellence, pour acc\u00e9der \u00e0 la com\u00e9die de m\u0153urs et d\u2019amour, en passant par le double meurtre fatidique ?<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00a0 <span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00ab\u00a0[\u2026] car il est des choses dont nous ne prenons vraiment conscience qu\u2019au pass\u00e9 (et c\u2019est pourquoi le roman, dont c\u2019est le temps pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, est souvent plus \u00e9loquent que la r\u00e9alit\u00e9)(<strong>11<\/strong>)\u00a0\u00bb. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>Notes<\/strong>\u00a0:<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(1) Jacques Lacan, <em>Le S\u00e9minaire<\/em>, livre xix, \u2026 <em>ou pire<\/em>, Paris, Seuil, 2011, p. 27.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(2) <em>Cf<\/em>. p. 210.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(3) Jacques Bonnet, <em>Des biblioth\u00e8ques pleines de fant\u00f4mes<\/em>, Paris, Deno\u00ebl, 2008.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(4) <em>Cf<\/em>. p. 269.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(5) <em>Cf<\/em>., p. 36.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(6) St\u00e9phane Mallarm\u00e9, \u00ab\u00a0Quant au livre\u00a0\u00bb, <em>OC<\/em>, Paris, Gallimard. [1945], Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade, p. 381.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(7) Jacques Lacan, <em>Le S\u00e9minaire<\/em>, livre xix, \u2026 <em>ou pire<\/em>, <em>op. cit<\/em>., p. 28.<\/span><\/span><\/p>\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(8) <em>Cf<\/em>., p. 21.<\/span><\/span><\/p>\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(9) <em>Cf<\/em>., p. 281.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(10) <em>Cf<\/em>., p. 42.<\/span><\/span><\/p>\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">(11) <em>Cf<\/em>., p. 33.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\">Il \u00e9tait une foi dans la litt\u00e9rature\u2026 par Nathalie Georges<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":6714,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[725,1383,1136,809,1020],"class_list":["post-7145","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-gemmes","tag-litterature","tag-mythe","tag-nathalie-georges","tag-parletre","tag-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7145","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7145"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7145\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7191,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7145\/revisions\/7191"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6714"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7145"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7145"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7145"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}