{"id":7241,"date":"2011-12-16T21:15:36","date_gmt":"2011-12-16T20:15:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=7241"},"modified":"2012-01-15T20:54:33","modified_gmt":"2012-01-15T19:54:33","slug":"poesies-actuelles-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/12\/poesies-actuelles-3\/","title":{"rendered":"Po\u00e9sies actuelles"},"content":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0<span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-size: large;\"><strong>\u00ab C\u2019est calice de d\u00e9lice \u00bb Sur Christian Prigent <\/strong><\/span><strong>par <\/strong><span style=\"color: #0000cc;\"><strong>Herv\u00e9 Castanet<!--more--><\/strong><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><strong>Publi\u00e9 dans le N\u00b0117 de Lacan Quotidien<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em>\u00ab Dire est autre chose que parler. L\u2019analysant parle. Il fait de la po\u00e9sie. <\/em><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><em>Il fait de la po\u00e9sie quand il y arrive, c\u2019est peu fr\u00e9quent \u00bb <\/em><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Jacques Lacan, <em>Le moment de conclure, <\/em>s\u00e9ance du 20-12-1977 (in\u00e9dite).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">En 2010, Christian Prigent publie, chez P.O.L, son \u00e9diteur depuis 1989, <em>M\u00e9t\u00e9o des plages<\/em>*. C\u2019est un roman en vers : \u00ab Soit une journ\u00e9e \u00e0 la plage, du \u201cpetit-lever\u201d au \u201cnocturne\u201d final, en passant par \u201cpique-nique\u201d et \u201cpetit quatre-heures\u201d \u00bb. Des personnages passent [&#8230;] Des \u00e9v\u00e9nements ont lieu [&#8230;] C\u2019est donc du roman [&#8230;] \u00bb La forme attendue n\u2019est pas la prose mais le vers : \u00ab Ces vers sont m\u00e9tr\u00e9s [&#8230;], rim\u00e9s [&#8230;] et distribu\u00e9s en quelques centaines de quatrains. \u00bb (4\u00b0 de couverture) La forme voulue : le vers, d\u00e9tonne donc avec le genre litt\u00e9raire choisi : le roman. Allons-nous parler des personnages ou des \u00e9v\u00e9nements ? Non. Des lieux ? Non plus. Des dialogues ? Toujours pas. Il est de bon ton que le commentateur se tienne \u00e0 distance du texte pour pr\u00e9f\u00e9rer y recenser les op\u00e9rations formelles et logiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Refuser la psychologie du texte (et de l\u2019auteur et du lecteur), surtout romanesque, fut un des grands acquis du structuralisme appliqu\u00e9 \u00e0 la litt\u00e9rature. Oublions la psychologie qui n\u2019a jamais rien apport\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude des textes comme Lacan le mart\u00e8le en des phrases d\u00e9finitives dans \u00ab Lituraterre \u00bb en 1971 : \u00ab Pour la psychanalyse, qu\u2019elle soit appendue \u00e0 l\u2019\u0152dipe, ne la qualifie en rien pour s\u2019y retrouver dans le texte de Sophocle. L\u2019\u00e9vocation par Freud d\u2019un texte de Dosto\u00efevski ne suffit pas pour dire que la critique des textes, chasse jusqu\u2019ici gard\u00e9e du discours universitaire, ait re\u00e7u de la psychanalyse plus d\u2019air. \u00bb Il ajoute, radical : \u00ab Loin en tout cas de me commettre en ce frotti-frotta litt\u00e9raire dont se d\u00e9note le psychanalyste en mal d\u2019invention, j\u2019y d\u00e9nonce la tentative immanquable \u00e0 d\u00e9montrer l\u2019in\u00e9galit\u00e9 de sa pratique \u00e0 motiver le moindre jugement litt\u00e9raire. \u00bb Et pourtant en lisant ce roman en vers, un <em>affect <\/em>a surgi. Refusons la psychologie qui pourrait s\u2019en d\u00e9duire au profit d\u2019une autre direction : isolons cet affect et faisons-en l\u2019indice d\u2019un <em>r\u00e9el <\/em>rencontr\u00e9. Oui, rencontr\u00e9 \u00e0 la lecture ! Ce qui se dit : la lecture de ces vers-l\u00e0 de Prigent produit un affect chez son lecteur qui en fait index d\u2019un r\u00e9el. Il s\u2019en d\u00e9duit une question orient\u00e9e par la psychanalyse : quel est ce r\u00e9el ? C\u2019est la seule question qui vaille mais elle a un pr\u00e9alable : quel est l\u2019affect engag\u00e9 chez le lecteur ?<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Un lecteur n\u2019est pas qu\u2019une fiction grammaticale, il est corps vivant. C\u2019est un affect de&#8230; <em>g\u00eane <\/em>qui va l\u2019affecter dans son corps. Probablement le mot <em>g\u00eane <\/em>est le plus ad\u00e9quat ! La g\u00eane est un affect mineur, compar\u00e9e \u00e0 la col\u00e8re, \u00e0 la rage, et \u00e9videmment \u00e0 l\u2019angoisse qui ne trompe pas assurant le surgissement d\u2019un r\u00e9el. La g\u00eane ne fait pas de bruit ; elle est peu spectaculaire ; il faut un moment pour la rep\u00e9rer ; elle s\u2019insinue et immobilise le corps qui, sur place, s\u2019agace \u2013, elle rend chaque lecture de Christian Prigent, \u00e0 vrai dire, difficile (ou \u00e9prouvante ou p\u00e9nible ou intol\u00e9rable). Car, \u00e0 poursuivre la lecture, la rencontre se reproduit, l\u2019affect est au rendez-vous et le mot de g\u00eane s\u2019impose. Difficile (ou \u00e9prouvante ou p\u00e9nible ou intol\u00e9rable) d\u00e9signe une rencontre avec le texte. Celui de g\u00eane indexe l\u2019effet (priv\u00e9) de cette rencontre. L\u2019effet est mineur (enfin, pas tant que \u00e7a&#8230;), mais la rencontre, elle, est d\u00e9sign\u00e9e par des mots forts : difficile, \u00e9prouvante, p\u00e9nible voire intol\u00e9rable.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Il faut pr\u00e9ciser : le lecteur lit les vers formant les quatrains de <em>M\u00e9t\u00e9o&#8230; <\/em>; une rencontre s\u2019annonce ; ce qui s\u2019annonce \u2013 qui n\u2019a pas encore vraiment eut lieu mais qui est presque \u00e0 disposition \u2013 lui sera in\u00e9vitable ; il \u00e9vite la rencontre, ou mieux : il la limite \u2013 comment ? Il cesse la lecture ; il lit mais il oublie (une pens\u00e9e vient le porter ailleurs) ; il reprend la lecture ; la rencontre itou se dessine ; il recommence le rituel : il oublie, il s\u2019absente, il revient au texte ; l\u2019affect est l\u00e0 \u2013 il ne l\u2019a pas vu venir tout occup\u00e9 \u00e0 d\u00e9vier le missile de la rencontre ; il s\u2019est install\u00e9 comme g\u00eane. Les jeux sont faits. Lecteur ligot\u00e9 !<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Question simple : qu\u2019est-ce qui est \u00e9vit\u00e9 dans les vers de Prigent ? Le po\u00e8me conduit le lecteur plus vite que la prose \u00e0 la s\u00e9rie intol\u00e9rable\/\u00e9vitement\/g\u00eane. La prose est son monde \u2013 le rythme de la phrase d\u00e9plie une continuit\u00e9 o\u00f9 la dialectique a ses droits. Le vers coupe, segmente : il est discontinuit\u00e9 et la dialectique se r\u00e9duit \u00e0 sa scansion, \u00e0 sa pointe \u2013 elle ne se lit pas. Le vers coupe l\u2019herbe sous le pied \u2013 soit le temps de la pens\u00e9e. La prose est la forme de la pens\u00e9e \u2013 c\u2019est pourquoi, elle est le monde du lecteur. Le vers, lui, est son extime. Il le blesse \u2013 il ass\u00e8che sa pens\u00e9e.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Voil\u00e0 la r\u00e9ponse : un traitement des corps, des lieux sexuels, une topographie des entr\u00e9es et sorties pas sans le cort\u00e8ge des \u00e9coulements, bavures et autres s\u00e9cr\u00e9tions, s\u2019y d\u00e9ploient. Un premier exemple : \u00ab Soleil pareil : il s\u2019\u00e9crabouille \u2013 elle \/ Le boit, la mer, ou s\u2019en barbouille \/ Et bave, lavis, ligne molle. \u00bb (p. 20). La g\u00eane est au rendez-vous index\u00e9e par le quatrain. Le soleil ne doit pas bouger ; il est chaud, lointain, immuable \u2013 d\u00e9finitions triviales qui font le st\u00e9r\u00e9otype ; il ne peut rien lui arriver ; il est intouchable \u2013 le st\u00e9r\u00e9otype prend ses aises ; il revient toujours \u00e0 la m\u00eame place ; c\u2019est un corps c\u00e9leste autonome et dont le trajet toujours \u00e0 l\u2019identique fait image, pour Lacan au d\u00e9but de son enseignement, de ce qu\u2019est le r\u00e9el. Or si le soleil fout le camp, s\u2019il s\u2019\u00e9crabouille et que le r\u00e9sultat est, m\u00e9taphore orale ([&#8230;] elle \/ Le boit [&#8230;]) aidant, \u00ab bave, lavis, ligne molle \u00bb, alors une g\u00eane s\u2019installe \u2013 \u00ab Du mouill\u00e9 du d\u00e9mesur\u00e9 un falbala \/ De confiture (framboise) ; [&#8230;] \u00bb (p. 20).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Chacun l\u2019aura saisi : peu importe le soleil, la mer ou la \u00ab [&#8230;] nouille \/ (On disait <em>Horizon<\/em>) [&#8230;]. \u00bb C\u2019est un avant go\u00fbt. Les corps et le sexuel vont surgir : \u00ab feu ! Foutre l\u00e0 ! Enfile os ! Joue ! Fais tes sons ! \/ Ton ptit jet flou filoche en la trou\u00e9e bronze \u00bb (p. 23). \u00ab Des bouts de chairs sem\u00e9s de piquetis de poule \u2013 on va \/ Peut-\u00eatre pas retrouver le ballon sous ces fines \/ Lingeries bouillies dans des pipis \u00bb (p. 24).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">C\u2019est donc une certaine r\u00e9f\u00e9rence au corps vivant que d\u00e9plient ces vers de <em>M\u00e9t\u00e9o des plages <\/em>: \u00ab L\u00e0 est la prise par o\u00f9 toute chair attache \/ Ou arrache \u00e0 la chair. Crache-toi l\u00e0, crache- \/ Toi dans le trou \u00e9pouvantablement fou \/ Gueux de rouges qui a \u00e9mu ton mou \u00bb (p. 34). Que lire ? Ce n\u2019est pas seulement le corps \u2013 ce sont les chairs. Qu\u2019est le corps vivant avant que le voile phallique ne le recouvre, l\u2019agalmatise par la beaut\u00e9 ou tout au moins l\u2019unit\u00e9 reconstitu\u00e9e, remembr\u00e9e ? Avant le puzzle avec les pi\u00e8ces ressoud\u00e9es ? Or, Ch. Prigent s\u2019adresse au lecteur \u2013 il lui intime une action. Si le propre mou de chacun est \u00e9mu et s\u2019il est mou dans le trou sans fin \u2013 est-ce \u00e0 ce titre qu\u2019il est \u00ab \u00e9pouvantablement fou \u00bb ? \u2013 alors le d\u00e9gonflement phallique est non seulement pr\u00e9sent mais la \u00ab vulve noire \u00bb, qui fait (est ?) trou fou, peut regarder celui qui s\u2019approche \u2013 \u00ab &gt;&gt; Jus d\u2019ambre + jets spermaceti + ondes \/ &#8230; De ce bouillon : toi, d\u00e9barbouill\u00e9 d\u2019immonde ? \u00bb (p. 106).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Il y a ce texte de Lacan, dat\u00e9 de 1964, qui d\u00e9crit ce montage surr\u00e9aliste pr\u00e9sentifiant un <em>circuit pulsionnel <\/em>(la pulsion se passe de l\u2019Autre) : un croupion surgit au milieu de la sc\u00e8ne o\u00f9 une douce plume vient chatouiller un ventre de femme et o\u00f9 des fils sont branch\u00e9s sur une dynamo pour donner le mouvement \u2013 au centre de la beaut\u00e9, le sans nom d\u2019un d\u00e9chet&#8230; et la dame jouit juste par le fr\u00f4lement de la plume. Ch. Prigent, par ses vers, produit une \u00e9criture non pas qui dit (ou d\u00e9crit) les montages pulsionnels o\u00f9 chairs, signifiants, bouts de corps sont impliqu\u00e9s \u2013 mais est agenc\u00e9e comme ces montages pulsionnels. Les mots sont. En lisant ces vers, l\u2019insupportable du sexuel et de la pulsion, le voile phallique syst\u00e9matiquement trou\u00e9 ou d\u00e9chir\u00e9 ou annul\u00e9, se rencontre dans les vers eux-m\u00eames.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">On ne sait pas ce qu\u2019est un corps vivant sinon que cela se jouit (toujours Lacan &#8211; ici dans <em>R.S.I.) <\/em>et que cette jouissance justement est sans image. <em>M\u00e9t\u00e9o des plages <\/em>est aussi (pas seulement bien entendu) cette histoire des circuits, branchements, d\u00e9branchements, tumescences et d\u00e9bandades, secr\u00e9tions et&#8230; o\u00f9 le corps jouit (tout seul ?). Oui, un roman de l\u2019Un tout seul o\u00f9 se d\u00e9montre que la jouissance est toujours celle du corps propre. Mais, dans <em>M\u00e9t\u00e9o des plages<\/em>, sans l\u2019\u00e2me (\u00ab identit\u00e9 suppos\u00e9e \u00bb du corps comme dit Lacan dans <em>Encore<\/em>), sans le phallus, sans l\u2019amour. Un roman du sexuel qui se passe de l\u2019Autre. Le lecteur est affront\u00e9 \u00e0 ceci: qu\u2019il est fait t\u00e9moin de ces lieux qui ne sont que branchements- d\u00e9branchements-\u00e9coulements vid\u00e9s de toute subjectivit\u00e9. Cette convocation du lecteur \u00e0 lire ces vers, aussit\u00f4t le r\u00e9cuse. L\u2019affect rencontr\u00e9 de <em>g\u00eane <\/em>est alors moins obscur. Il est la r\u00e9ponse discr\u00e8te \u00e0 cet <em>illisible du sexuel <\/em>qui troue la fiction (toute fiction).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">*Christian Prigent, <em>M\u00e9t\u00e9o des plages \u2013 Roman en vers<\/em>, P.O.L, Paris, 2010.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #1d1d1d;\"><em>Christian Prigent est n\u00e9 en Bretagne en 1945. Professeur de lettres dans l\u2019enseignement secondaire de 1967 \u00e0 2005, il est par ailleurs Docteur \u00e8s lettres (Th\u00e8se sur La po\u00e9tique de Francis Ponge). Apr\u00e8s des s\u00e9jours \u00e0 Rome (1978-1980) et Berlin (1985-1991), il vit actuellement en Bretagne. Il a fond\u00e9 en 1969 et dirig\u00e9 jusqu\u2019en 1993 la revue et la collection TXT. Il collabore \u00e0 de nombreuses revues en France et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et publie, essentiellement chez P.O.L, des ouvrages de po\u00e9sie, de fiction et des essais litt\u00e9raires. Il donne r\u00e9guli\u00e8rement des lectures publiques de son travail. Des entretiens entre Christian Prigent et Herv\u00e9 Castanet ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s chez Cadex, en 2004, sous le titre <\/em><\/span><span style=\"color: #1d1d1d;\">: Ne me faites pas dire ce que je n\u2019\u00e9cris pas.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p align=\"JUSTIFY\">\u00a0\u00ab C\u2019est calice de d\u00e9lice \u00bb Sur Christian Prigent par Herv\u00e9 Castanet<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":5336,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[1392,1390,1388,585,1393,665,219,1389,1391],"class_list":["post-7241","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chroniques","tag-circuit-pulsionnel","tag-corps-vivant","tag-extime","tag-herve-castanet","tag-insupportable","tag-poesie","tag-reel","tag-traitement-des-corps","tag-voile-phallique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7241","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7241"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7241\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7620,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7241\/revisions\/7620"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5336"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7241"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7241"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7241"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}