{"id":7373,"date":"2012-01-10T21:55:14","date_gmt":"2012-01-10T20:55:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=7373"},"modified":"2012-01-28T22:45:43","modified_gmt":"2012-01-28T21:45:43","slug":"parler-seulement-par-elisabeth-marion-et-yohan-trichet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2012\/01\/parler-seulement-par-elisabeth-marion-et-yohan-trichet\/","title":{"rendered":"Parler seulement ? par \u00c9lisabeth Marion et Yohan Trichet"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Le 21 d\u00e9cembre, le dernier film du canadien <span style=\"color: #ff0000;\">David Cronenberg<\/span>, A dangerous method, est sorti sur les \u00e9crans fran\u00e7ais. Lors d&rsquo;une interview donn\u00e9e \u00e0 cette occasion, le cin\u00e9aste se souvient que son \u00ab tout premier film, <strong>Transfer<\/strong>, un court-m\u00e9trage de sept minutes, traitait de la relation entre un psychiatre et son patient. <span style=\"color: #0000ff;\">De toute \u00e9vidence, cette relation invent\u00e9e par Freud me fascine depuis toujours<\/span>. \u00bb1 <!--more--><strong>En choisissant de filmer la rencontre entre Sabina Spielrein et Jung, le cin\u00e9aste illustre les dangers du transfert lorsque l&rsquo;analyste c\u00e8de \u00e0 la jouissance. C&rsquo;est bien de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit pour Cronenberg : mettre en sc\u00e8ne le transfert et ses avatars.<\/strong> <strong>Ce film traite moins de la v\u00e9rit\u00e9 historique d&rsquo;un \u00e9pisode important du mouvement psychanalytique que du sujet du d\u00e9sir, du r\u00e9el de la pulsion et de l&rsquo;\u00e9thique n\u00e9cessaire \u00e0 la\u00a0 direction de la cure.<\/strong><br \/>\nLa sc\u00e8ne d\u2019ouverture montre l\u2019internement d\u2019une jeune fille, S. Spielrein \u2013 jou\u00e9e par Keira Knightley \u2013 amen\u00e9e de force en cal\u00e8che, \u00e0 la fa\u00e7on des crises d\u2019hyst\u00e9rie du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Elle hurle, se contorsionne, prise dans un \u00e9prouv\u00e9 qui l\u2019agite. Les traitements psychiatriques traditionnels \u2013 bains, enfermement \u2013 visent \u00e0 faire taire cette d\u00e9mesure et participent de ce r\u00e9el impossible \u00e0 supporter, qui atteint le spectateur. Nous sommes en 1904, \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre clinique psychiatrique universitaire de Zurich, le Burgh\u00f6lzli. Inspir\u00e9 par Freud, Jung \u2013 jou\u00e9 avec sobri\u00e9t\u00e9 et finesse par Michael Fassbender \u2013 choisit cette patiente pour apprendre la technique psychanalytique, la Talking cure2.\u00a0 Il lui propose de la rencontrer<a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/cronenberg-dangerous-method.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-7382\" title=\"cronenberg dangerous method\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/cronenberg-dangerous-method-210x300.jpg\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/cronenberg-dangerous-method-210x300.jpg 210w, https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/cronenberg-dangerous-method.jpg 637w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/a> tous les jours, une heure ou deux, afin qu&rsquo;elle puisse parler. Un plan fixe nous d\u00e9voile le dispositif novateur, \u00e9pur\u00e9 : deux chaises, l&rsquo;une derri\u00e8re l&rsquo;autre. Ils s&rsquo;assoient. Aucun \u00e9change de regard n\u2019est possible.<br \/>\n\u00ab <span style=\"color: #ff0000;\">Seulement parler ?<\/span> \u00bb lui dit-elle, cela semble peu de chose compar\u00e9 \u00e0 ce qui la tourmente. Quand elle parle, reviennent ces spasmes, ces grimaces irr\u00e9pressibles. Lors de la sc\u00e8ne suivante, ils partent tous les deux marcher, \u00e0 la mani\u00e8re de ces balades d&rsquo;un genre particulier que Freud affectionnait \u2013 r\u00e9f\u00e9rence aux marches psychanalytiques avec Gustav Mahler ou Lou Andreas-Salom\u00e9. Apr\u00e8s avoir franchi un pont, Jung entreprend d\u2019enlever la terre du manteau de Sabina tomb\u00e9 au sol. Il le frappe de sa canne. Sabina l\u2019\u00e9prouve comme une violence qui l\u2019affecte physiquement. Elle demande express\u00e9ment \u00e0 rentrer. Plus tard, elle lui avouera l&rsquo;effet pulsionnel engendr\u00e9 par ces coups de canne pr\u00e9figurant le style \u00e9rotique de leurs futures relations. Cette s\u00e9quence met en sc\u00e8ne l&rsquo;instauration du transfert et une erreur dans sa man\u0153uvre, un acting out.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Dans ces deux sc\u00e8nes, D. Cronenberg vise le m\u00eame point que dans ses films pr\u00e9c\u00e9dents o\u00f9 le corps est le si\u00e8ge d\u2019une jouissance Autre<\/span>. Dans <strong>The fly<\/strong>, un scientifique fait une exp\u00e9rience de t\u00e9l\u00e9portation, sur laquelle une jeune journaliste, devenue sa ma\u00eetresse, envisage de d\u00e9crire dans un livre. Le film relate les cons\u00e9quences du ratage de cette exp\u00e9rience. Dans <strong>Faux semblants<\/strong>, l\u2019un des jumeaux, un scientifique, gyn\u00e9cologue, invente des instruments sp\u00e9ciaux pour examiner les femmes qu\u2019il per\u00e7oit \u00ab mutantes \u00bb. La rencontre de l&rsquo;une d&rsquo;elles, sur un mode de relations sadomasochistes, le pr\u00e9cipite dans la folie. <span style=\"color: #0000ff;\">Dans ce film, cette vis\u00e9e revient : il y a un scientifique, une femme et une exp\u00e9rience dans laquelle ils se trouvent absorb\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 une sorte de folie.<\/span> Dans ces trois films, Cronenberg met en sc\u00e8ne le d\u00e9sastre de la rencontre entre un scientifique et une femme (impliqu\u00e9e dans ses exp\u00e9riences), l&rsquo;impossible rapport sexuel et les effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res en sa croyance.<br \/>\nDans A dangerous method, Sabina incarne une esp\u00e8ce de \u00ab mutante \u00bb, d\u00e9bord\u00e9e par la jouissance, mais contenue dans des corsets et v\u00eatements brod\u00e9s, film\u00e9e avec une esth\u00e9tique raffin\u00e9e. Elle dit qu\u2019elle n\u2019est pas folle. Elle parle de la main de son p\u00e8re, des humiliations subies qui l\u2019excitaient sexuellement. Elle \u00e9voque aussi la sc\u00e8ne o\u00f9 il frappe son manteau et son envie irr\u00e9pressible de se masturber, indiquant ainsi l&rsquo;envahissement pulsionnel. Jung s&rsquo;inscrit alors dans le transfert dans la s\u00e9rie des figures paternelles.<br \/>\nParler de ces choses intimes implique une clinique sous transfert. Elle l\u2019aime. Il sait que sa position de m\u00e9decin implique l\u2019abstinence. Mais il s\u2019embrouille. Un de ses patients, un m\u00e9decin toxicomane, Otto Gross &#8211; Vincent Cassel &#8211; lui parle de libert\u00e9, de cesser de r\u00e9primer ses pulsions. Suite \u00e0 une sc\u00e8ne o\u00f9 les r\u00f4les se sont invers\u00e9s, Jung, parlant de son d\u00e9sir pour S. Spielrein, devient l\u2019amant de sa patiente. Il se pr\u00eate \u00e0 la sc\u00e8ne du fantasme film\u00e9e dans le miroir o\u00f9 elle se voit battue. Dans ces moments intimes, l\u2019actrice adopte la m\u00eame gestuelle et le visage grima\u00e7ant que lors de la sc\u00e8ne inaugurale, cela est alors lisible comme un orgasme. <strong>Cette folie \u00e9voque, nous semble-t-il, la question de la position f\u00e9minine.<\/strong> <span style=\"color: #0000ff;\">Les femmes, dit Lacan, n\u2019ont \u00ab pas de limites aux concessions que chacune fait pour un homme<\/span> : de son corps, de son \u00e2me, de ses biens. \u00bb3 Cette question traverse ce film.<br \/>\nPour Lacan, \u00ab l\u2019analysant parle\u2026 l\u2019analyste, lui, tranche \u00bb4. Or, l\u00e0 ce n\u2019est pas le cas. Jung, devenu l\u2019amant, et sa patiente cherchent chacun une issue dans le transfert \u00e0 Freud. Jung lui parle de sa pratique et de ses r\u00eaves. La s\u00e9ance a l\u2019allure d\u2019un contr\u00f4le analytique, mais il garde secret son d\u00e9bordement auquel il n\u2019est pas pr\u00eat \u00e0 renoncer.<br \/>\nD\u00e8s la premi\u00e8re rencontre avec Jung, Freud \u2013 interpr\u00e9t\u00e9 par Viggo Mortensen comme un homme s\u00e9rieux, chaleureux et attentif \u2013 limite les exc\u00e8s de celui-ci. La mise en sc\u00e8ne de Cronenberg met cela en valeur avec humour. Cependant, Freud voit aussi en Jung un \u00ab fils a\u00een\u00e9, sacr\u00e9 successeur et prince h\u00e9ritier \u00bb5, un aryen qui sortirait la psychanalyse du cercle des praticiens juifs de Vienne. Freud a de l\u2019ambition pour la psychanalyse. Il dit avoir ouvert une porte et souhaiter que de plus jeunes la franchissent. Il nourrit donc beaucoup d\u2019espoir pour ce \u00ab fils \u00bb. Cela masque d\u2019abord ce qui cloche. Puis Freud d\u00e9sapprouve Jung qui est fascin\u00e9 par le mysticisme. Celui-ci est forc\u00e9 d\u2019admettre sa liaison avec sa patiente. Freud est d\u00e9\u00e7u. Le film montre ce qui oppose les deux hommes tant sur le plan de la doctrine (le refus de Jung de la place centrale de la sexualit\u00e9 dans l&rsquo;inconscient) que sur le plan de l\u2019\u00e9thique de la praxis. Jung n\u2019est pas devenu Josu\u00e9 qui devait, selon le souhait de Freud, prendre \u00ab possession de la terre promise de la psychiatrie \u00bb6. Les relations entre les deux hommes se d\u00e9t\u00e9riorent. La s\u00e9quence d&rsquo;\u00e9change et de lecture de lettres est particuli\u00e8rement expressive, avec la disparition progressive des corps des deux protagonistes. Le montage parall\u00e8le construit avec des plans de plus en plus courts, sur chacun des deux hommes, tour \u00e0 tour exp\u00e9diteur et destinataire, restitue au spectateur la tension progressive entre eux jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9chirure : il ne reste que les lettres, une voix, un lien t\u00e9nu que Freud d\u00e9cidera quelques temps plus tard de couper. Entre temps les deux hommes se rencontrent \u00e0 Munich en novembre 1912. Jung ne mentionne pas le nom de Freud, comme Akhenaton, pharaon auquel il se r\u00e9f\u00e8re dans le film, avait fait d\u00e9truire dans les cartouches les noms de ses p\u00e8res. Il dit cela et Freud qui alors s\u2019\u00e9croule, disant qu\u2019il serait doux de mourir7.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>D\u00e9nouements :<\/strong><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Cette chute est celle du p\u00e8re pour Jung qui est alors d\u00e9savou\u00e9.<\/span> \u00c0 la fin du film, seul, perdu, il r\u00eave d\u2019apocalypse et imagine que cela puisse \u00eatre pr\u00e9monitoire. Sa femme, inqui\u00e8te, pense qu\u2019il a besoin de reprendre une psychanalyse. D\u00e9j\u00e0, lorsqu\u2019il \u00e9tait envahi par sa passion pour Sabina, elle avait su lui dire avec finesse, que peut-\u00eatre il pourrait aller en parler \u00e0 Freud.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">S. Spielrein<\/span> peine \u00e0 renoncer \u00e0 son amour pour Jung. Elle aussi \u2013 comme Freud \u2013 renonce \u00e0 Siegfried, le fils r\u00eav\u00e9 que lui aurait donn\u00e9 Jung. D\u2019un autre homme &#8211; un\u00a0 juif russe &#8211; elle pr\u00e9f\u00e8re attendre une fille. Par l\u2019\u00e9criture elle va transformer cette passion destructrice. <span style=\"color: #000000;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Tirant enseignement de son rapport \u00e0 la jouissance, elle en fait son sujet de th\u00e8se, et s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la psychanalyse des enfants. \u00c0 la fin, elle trouve donc des bornes \u00e0 l\u2019illimit\u00e9 f\u00e9minin qui la tourmentait.<\/span> La parole a eu prise sur la jouissance, cependant l\u2019actrice laisse para\u00eetre sur son visage lors de son ultime conversation avec Jung quelques signes, comme des traces, des restes de ce r\u00e9el.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Pour Freud, cette chute est d\u00e9-nouage.<\/span> Le fils-successeur, que devait incarner Jung, est perdu. Il se retrouve seul et doit assumer les cons\u00e9quences de ce manque. D. Cronenberg le propose ainsi : Freud accorde plus d\u2019attention alors \u00e0 S. Spielrein, il \u00e9coute sa th\u00e9orisation qu\u2019il consid\u00e8re avec int\u00e9r\u00eat8. Elle parle du lien entre sexualit\u00e9 et destruction dont il s\u2019en inspirera dans ses travaux sur la pulsion de mort, mentionnant son nom dans une note d&rsquo;\u00ab Au-del\u00e0 du principe de plaisir \u00bb9. Elle lui parle de l\u2019\u00e9lan mystique de Jung. Il lui dit qu\u2019il ne faut pas substituer \u00e0 une illusion une autre illusion. Les semblants se d\u00e9font, il en prend acte. Elle l\u2019approuve. Il lui confie des patients. Ainsi le film montre le p\u00e8re de la psychanalyse se tournant vers une femme. On sait la place que prirent certaines femmes pour Freud, nouant avec lui un transfert de travail soutenu et f\u00e9cond. Pensons \u00e0 L. Andr\u00e9as-Salom\u00e9, \u00e0 Marie Bonaparte ou encore \u00e0 Anna Freud, qui viendra prendre \u00e0 partir des ann\u00e9es 1920 la place du \u00ab fils \u00bb h\u00e9ritier. Cependant, <span style=\"color: #0000ff;\">le film indique aussi que le psychanalyste, chaque psychanalyste, est vou\u00e9 en cons\u00e9quence de son acte \u00e0 une certaine solitude, celle-ci intraitable<\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333333;\">1.\u00a0 Propos recueillis par Isabelle Regnier, \u00ab David Cronenberg : \u00ab\u00a0Il faut hypnotiser le public\u00a0\u00bb\u00bb, Le Monde, le 20 d\u00e9cembre 2011.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #333333;\">2. David Cronenberg a pris appui sur la pi\u00e8ce de Christopher Hampton, The talking cure, dont la traduction fran\u00e7aise, Parole et gu\u00e9rison, est parue en 2009 aux Presses universitaires du Mirail.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #333333;\">3.\u00a0 Lacan J., \u00ab T\u00e9l\u00e9vision \u00bb, Autres \u00e9crits, Paris, Seuil, 2001, p. 540. <\/span><br \/>\n<span style=\"color: #333333;\">4.\u00a0 Lacan J., Le s\u00e9minaire, livre XXV, Le moment de conclure, s\u00e9ance du 20 d\u00e9cembre 1977, in\u00e9dit.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #333333;\">5.\u00a0 Freud S., Jung C.-G., Correspondance, 1906-1909, I, lettre \u00e0 Jung du 16 avril 1909, Paris, Gallimard, p. 295.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #0000ff;\">Texte relu et corrig\u00e9 par Christine Maugin.<\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Le 21 d\u00e9cembre, le dernier film du canadien David Cronenberg, A dangerous method, est sorti sur les \u00e9crans fran\u00e7ais. Lors d&rsquo;une interview donn\u00e9e \u00e0 cette occasion, le cin\u00e9aste se souvient que son \u00ab tout premier film, Transfer, un court-m\u00e9trage de sept minutes, traitait de la relation entre un psychiatre et son patient. De [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":7382,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[301],"tags":[1466,1404,1018,1469,851,1022,486,83,1406,1471,1468,1470,1467,1114],"class_list":["post-7373","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema","tag-a-dangerous-method","tag-cronenberg","tag-desir","tag-direction-de-la-cure","tag-feminin","tag-folie","tag-freud","tag-jouissance","tag-jung","tag-pere","tag-pulsion-ethique","tag-the-fly","tag-transfer","tag-violence"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7373","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7373"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7373\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7384,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7373\/revisions\/7384"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7382"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7373"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7373"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7373"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}