{"id":8420,"date":"2012-02-06T20:23:47","date_gmt":"2012-02-06T19:23:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/?p=8420"},"modified":"2012-02-13T23:14:59","modified_gmt":"2012-02-13T22:14:59","slug":"logiciel-libre-malaise-dans-la-societe-quebecoise-par-cyrille-beraud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2012\/02\/logiciel-libre-malaise-dans-la-societe-quebecoise-par-cyrille-beraud\/","title":{"rendered":"Logiciel libre, malaise dans la soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise par Cyrille B\u00e9raud"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Cyrille B\u00e9raud<\/strong><br \/>\n<em>Pr\u00e9sident de Savoir-faire Linux inc.,<\/em><br \/>\n<em> Pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration Qu\u00e9b\u00e9coise des Communaut\u00e9s et des Industries du Libre.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le titre que j&rsquo;ai choisi ce soir \u00e9voque bien s\u00fbr le c\u00e9l\u00e8bre ouvrage de Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation. Ce choix n&rsquo;est pas un hasard, de m\u00eame que ce n&rsquo;est pas un hasard si un jour, ici m\u00eame1, j&rsquo;ai pr\u00e9sent\u00e9 le mod\u00e8le \u00e9conomique du logiciel libre comme se soutenant du n\u0153ud borrom\u00e9en3. Ce n\u0153ud borrom\u00e9en, je l&rsquo;avais emprunt\u00e9 \u00e0 un autre psychanalyste, Jacques Lacan. Et si j&rsquo;\u00e9voque le discours de la psychanalyse pour introduire mon propos, c&rsquo;est qu&rsquo;il a rep\u00e9r\u00e9 en premier que l&rsquo;avanc\u00e9e du discours de la science inaugurait de profonds bouleversements dans nos soci\u00e9t\u00e9s. \u00c0 la soci\u00e9t\u00e9 structur\u00e9e autour de la fonction de l&rsquo;exception paternelle, repr\u00e9sent\u00e9e par la cellule familiale classique ordonn\u00e9e par le p\u00e8re, puis le ma\u00eetre d&rsquo;\u00e9cole, le professeur d&rsquo;Universit\u00e9, le leader politique et bien d&rsquo;autres figures, le discours de la science impose un ordre nouveau, fait d&rsquo;experts, de managements et de managers, d&rsquo;\u00e9tudes statistiques et d&rsquo;\u00e9valuations. Le citoyen et le collectif se retrouvent ainsi, peu \u00e0 peu, d\u00e9munis, d\u00e9boussol\u00e9s, d\u00e9sorient\u00e9s devant l&rsquo;av\u00e8nement de ce discours qui r\u00e9duit chaque jour un peu plus notre espace de libert\u00e9, et qui nous enferme dans une solitude que la saturation par de nouveaux objets de consommation ne fait qu&rsquo;exacerber. Le malaise se rep\u00e8re dans tous les champs. La distribution massive et en constante augmentation du Ritalin dans nos \u00e9coles est un tr\u00e8s bon exemple de cette substitution : le garant symbolique de l&rsquo;institution n&rsquo;est plus le ma\u00eetre d&rsquo;\u00e9cole, mais la mol\u00e9cule chimique. L&rsquo;\u00e9clatement de la cellule familiale classique est un autre bon exemple. Cette \u00e9volution mine maintenant l&rsquo;ordre politique et les institutions publiques et m\u00eame la souverainet\u00e9 des \u00e9tats. Ainsi, j&rsquo;entendais Line Beauchamp, ministre de l&rsquo;\u00e9ducation du Qu\u00e9bec,\u00a0 d\u00e9clarer \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision : \u00ab Nous ferons ce que les experts nous diront. \u00bb<br \/>\nL&rsquo;\u00e9ducation, l&rsquo;\u00e9conomie, la justice, la sant\u00e9 ne sont plus des questions politiques, ce sont des questions d&rsquo;experts, des questions d&rsquo;\u00e9tudes et d&rsquo;\u00e9valuations, des questions de management.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le citoyen, repr\u00e9sent\u00e9 par les institutions d\u00e9mocratiques, n&rsquo;a plus grand chose \u00e0 dire. Alors \u00e0 quoi bon aller voter, \u00e0 quoi bon s&rsquo;impliquer, \u00e0 quoi bon m\u00eame avoir des institutions ? O\u00f9 se trouve notre espace collectif et m\u00eame individuel ?<br \/>\nL&rsquo;\u00e9thique&#8230; r\u00e9publicaine, si je puis dire, ne fait plus le poids face au discours purement comptable de l&rsquo;expert et du gestionnaire. Les valeurs s&rsquo;inclinent devant l&rsquo;efficace qui rend tous les arrangements possibles.<br \/>\nLes politiques et l&rsquo;\u00c9tat, peu \u00e0 peu, sans m\u00eame s&rsquo;en rendre compte, se sont mis au service de ce nouveau ma\u00eetre. La carri\u00e8re politique se r\u00e9sume \u00e0 une question de marketing.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette situation, m\u00eame si je fais allusion \u00e0 la situation qu\u00e9b\u00e9coise, est g\u00e9n\u00e9rale et touche la plupart des pays, particuli\u00e8rement les pays occidentaux. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une crise mondiale que tous les pays, chacun avec leurs particularit\u00e9s, traversent. De nombreux intellectuels y r\u00e9fl\u00e9chissent depuis longtemps ; et deux articles r\u00e9cents m&rsquo;ont paru \u00e9clairants.<br \/>\nLe premier, paru dans Le Monde du 23 novembre 2011, est un entretien avec Bertrand Badie, professeur \u00e0 Sciences Po, intitul\u00e9 : \u00ab L&rsquo;histoire moderne de l&rsquo;homme politique est finie 2\u00bb. Bertrand Badie, interrog\u00e9 sur la crise financi\u00e8re europ\u00e9enne, voit bien que derri\u00e8re ces probl\u00e9matiques comptables se cachent des forces et des questions beaucoup plus profondes. Il identifie assez finement les enjeux et les graves d\u00e9fis pour nos soci\u00e9t\u00e9s li\u00e9s aux avanc\u00e9es technologiques et scientifiques.<br \/>\nLe deuxi\u00e8me : \u00ab L&rsquo;intellectuel public, l&rsquo;\u00e9thique r\u00e9publicaine et la fracture de l&rsquo;ethos de la science 4\u00bb d&rsquo;Ivan Domingues, professeur de philosophie au Br\u00e9sil, nous propose une mise en perspective historique passionnante. Il isole parfaitement le r\u00f4le du discours de la science dans les ruptures et les crises des soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9mocratiques contemporaines.<br \/>\nTous deux esquissent, chacun de leur place, des pistes de solutions. Cependant, ils soulignent que la r\u00e9appropriation collective, et donc politique, des questions scientifiques et technologiques est n\u00e9cessaire pour envisager ce monde qui sera post-moderne, mais qui ne doit pas devenir post-d\u00e9mocratique.<br \/>\nC&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cette place qu&rsquo;\u00e9merge la question du logiciel libre en tant que question politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vais tenter de pr\u00e9ciser cette place et son importance.<br \/>\nPourquoi, dans le contexte que je viens d&rsquo;\u00e9voquer, la question du logiciel libre est-elle si importante ? Pourquoi, de toutes les questions scientifiques et technologiques dont nous nous devons de nous r\u00e9approprier collectivement les enjeux, le logiciel libre tient-il une place particuli\u00e8re ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier \u00e9l\u00e9ment de r\u00e9ponse nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par Lawrence Lessig dans son c\u00e9l\u00e8bre et g\u00e9nial texte intitul\u00e9 \u00ab Code is law 5\u00bb, \u00ab le code est la loi 6\u00bb en fran\u00e7ais.<br \/>\nSon argument d\u00e9terminant est qu&rsquo;une part toujours croissante de nos interactions sociales, nos \u00e9changes \u00e9conomiques, culturelles, nos cr\u00e9ations artistiques, est maintenant r\u00e9gul\u00e9e par des logiciels. Un vaste champ de notre activit\u00e9 est donc d\u00e9pendant de ces algorithmes qui fa\u00e7onnent, en d\u00e9limitant le champ des possibles, l&rsquo;espace de nos libert\u00e9s. Le code agit donc dans le cyberespace comme la loi. La question de savoir qui ma\u00eetrise le code est centrale pour l&rsquo;avenir de nos soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9mocratiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je voudrais souligner que les nouvelles technologies de l&rsquo;information sont \u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;extraordinaire acc\u00e9l\u00e9ration des progr\u00e8s dans tous les domaines de la science : physique, chimie, astrophysique, biologie, m\u00e9dical, m\u00e9t\u00e9orologie, etc. C&rsquo;est aussi le cas dans les sciences humaines, sociales et de la nature, o\u00f9 la capacit\u00e9 de traiter en masse les informations ont permis des avanc\u00e9es spectaculaires : \u00e9conomie, g\u00e9ographie, \u00e9ducation, psychologie, sociologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;av\u00e8nement du code est donc au c\u0153ur de, \u00e0 l&rsquo;origine de, donne sa force \u00e0, tous ces mouvements tectoniques que nos soci\u00e9t\u00e9s vivent.<br \/>\nC&rsquo;est ce qui donne, me semble-t-il, \u00e0 la question de l&rsquo;appropriation collective de l&rsquo;informatique libre une place \u00e0 part dans ce nouveau combat au sein des soci\u00e9t\u00e9s post-modernes. Je crois m\u00eame que ce combat est essentiel et d\u00e9terminant pour l&rsquo;avenir de nos soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9mocratiques.<br \/>\nCela passera-t-il par l&rsquo;\u00c9tat ?<br \/>\nPour revenir au texte de Lessig, vous noterez l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de la r\u00e9ponse de l&rsquo;auteur \u00e0 cette question : il appelle \u00e0 une r\u00e9-implication de l&rsquo;\u00c9tat, tout en constatant la faillite contemporaine des d\u00e9mocraties.<br \/>\nCette contradiction interne se r\u00e9v\u00e8le parfaitement, et de fa\u00e7on exemplaire, avec l&rsquo;adoption de la loi Hadopi en France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le logiciel libre porte-t-il en soi les valeurs, les id\u00e9aux qui en fera une r\u00e9ponse juste et suffisante \u00e0 ce que nous recherchons ?<br \/>\nNombres des militants de la cause du libre soulignent les valeurs intrins\u00e8ques du logiciel libre : libert\u00e9, partage, collaboration, transparence et m\u00e9ritocratie seraient des valeurs suffisantes, fortes et significatives pour balayer toute interrogation.<br \/>\nCette vision peut sembler na\u00efve. En tant qu&rsquo;entrepreneur, je constate que si le logiciel libre conna\u00eet un essor fulgurant dans les entreprises, c&rsquo;est qu&rsquo;avant tout, il est pour les organisations d&rsquo;une efficacit\u00e9 redoutable.<br \/>\nJe dirais m\u00eame que le logiciel libre est sans doute ce que le capitalisme moderne a invent\u00e9 de plus efficace.<br \/>\nC&rsquo;est d&rsquo;abord cela qui explique son succ\u00e8s, et bien plus que ses valeurs. Valeurs que je ne conteste pas, mais qui ont des effets limit\u00e9s tout de m\u00eame.<br \/>\nL&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie fulgurante et sans pr\u00e9c\u00e9dent d&rsquo;une compagnie comme Google est un indicateur qu&rsquo;il ne faut pas n\u00e9gliger. Celle de Facebook et d&rsquo;autres r\u00e9seaux sont l\u00e0 aussi pour nous interroger sur la nature \u00e9mancipatrice du logiciel libre en soi.<br \/>\nIl porte en lui-m\u00eame un ordre s\u00e9gr\u00e9gatif, entre ceux qui ma\u00eetrisent la technologie et ceux qui en sont exclus, encore plus brutal qu&rsquo;auparavant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&rsquo;\u00e9conomie du libre, la d\u00e9pendance entre le fournisseur et son client, certes, change de nature, mais elle reste peut-\u00eatre plus forte et plus pernicieuse encore.<br \/>\nEnfin, je soulignerai que la m\u00e9ritocratie, valeur centrale du libre, se r\u00e9sume \u00e0 la loi du plus fort ou du plus malin et ne saurait constituer une valeur structurante dans la soci\u00e9t\u00e9 post-moderne qui a davantage besoin, me semble-t-il, de r\u00e9inventer les liens de solidarit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour conclure, le logiciel libre appara\u00eet comme un v\u00e9ritable et nouvel espace de libert\u00e9. Soit il renforcera la d\u00e9rive actuelle scientiste et manag\u00e9riale au d\u00e9triment de la d\u00e9mocratie. Soit il pourra \u00eatre l&rsquo;outil puissant de r\u00e9invention de celle-ci. Cela ne pourra se faire en limitant le logiciel libre \u00e0 sa dimension technologique ou d&rsquo;efficace \u00e9conomique ; mais en associant, en rassemblant les divers groupes sociaux qui doivent en devenir les acteurs : \u00e9conomie sociale, utilisateurs, d\u00e9veloppeurs solitaires ou communaut\u00e9s de d\u00e9veloppeurs, entreprises productrices de services ou entreprises utilisatrices, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est en maintenant la question du logiciel libre dans l&rsquo;espace public que nous pourrons faire de cette formidable hypoth\u00e8se que Richard Stallman a propos\u00e9e au monde, un levier de notre \u00e9mancipation et un outil pour b\u00e2tir un monde plus juste, plus libre et plus prosp\u00e8re et relever les d\u00e9fis prodigieux de notre \u00e9poque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br \/>\n<span style=\"color: #666699;\">1 Intervention \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Laval \u00e0 Qu\u00e9bec le 6 d\u00e9cembre 2011, dans le cadre du cours du Professeur Daniel Pascot, \u00ab Logiciel Libre et Soci\u00e9t\u00e9s \u00bb.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #666699;\">2 http:\/\/www.lemonde.fr\/idees\/article\/2011\/11\/23\/l-histoire-moderne-de-l-homme-politique-est-finie_1608187_3232.html<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #666699;\">3 http:\/\/blogs.savoirfairelinux.net\/cyrilleberaud\/2012\/01\/economie-du-logiciel-libre-et.html<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #666699;\">4 http:\/\/www.raison-publique.fr\/article444.html<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #666699;\">5 http:\/\/harvardmagazine.com\/2000\/01\/code-is-law.html<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #666699;\">6 http:\/\/www.framablog.org\/index.php\/post\/2010\/05\/22\/code-is-law-lessig<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\">\n","protected":false},"author":9,"featured_media":8421,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[1722],"class_list":["post-8420","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-worldwideweb","tag-logiciel-libre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8420","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8420"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8420\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8596,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8420\/revisions\/8596"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8421"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8420"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8420"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8420"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}