{"id":986,"date":"2011-09-21T20:15:02","date_gmt":"2011-09-21T18:15:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blogx16y\/?p=986"},"modified":"2011-10-01T12:26:20","modified_gmt":"2011-10-01T10:26:20","slug":"pascal-torres-%c2%ab-le-sommeil-de-la-raison-engendre-des-monstres-%c2%bb-francisco-de-goya-caprice-43","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/2011\/09\/pascal-torres-%c2%ab-le-sommeil-de-la-raison-engendre-des-monstres-%c2%bb-francisco-de-goya-caprice-43\/","title":{"rendered":"PASCAL TORRES  \u00ab Le sommeil de la Raison engendre des Monstres \u00bb  Francisco de Goya, Caprice 43"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\"> <!--more--> C\u2019\u00e9tait hier : un journaliste du <em>Journal des Arts<\/em> me contactait pour me poser deux ou trois questions sur Goya. Son message \u00e9tait explicite, il s\u2019agissait de se renseigner sur quatre cuivres appartenant \u00e0 la s\u00e9rie grav\u00e9e des <em>Disparates<\/em>, s\u00e9rie inachev\u00e9e que Goya avait abandonn\u00e9e en pleine cr\u00e9ation lorsqu\u2019il prit le chemin de l\u2019exil, de Madrid \u00e0 Bordeaux, en 1824. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Ces quatre <em>Disparates<\/em> portent des titres singuliers : <em>Disparate Puntual<\/em>, <em>Disparate de<\/em> <em>Bestia<\/em>, <em>Disparate Conocido<\/em>, <em>Disparate de Tontos<\/em>. En fran\u00e7ais, cela pourrait donner : <em>D\u00e9raison ponctuelle<\/em>, <em>D\u00e9raison de B\u00eate<\/em>, <em>D\u00e9raison connue<\/em>, <em>D\u00e9raison d\u2019imb\u00e9cile<\/em> (<em>de cons<\/em> ?). Ou bien encore <em>Atrocit\u00e9 ponctuelle<\/em>, <em>Atrocit\u00e9 de B\u00eate<\/em>, <em>Atrocit\u00e9 connue<\/em>, <em>Atrocit\u00e9 d\u2019idiot<\/em> (<em>de cons <\/em>?). Le verbe espagnol <em>disparatar<\/em> signifiant \u00ab agir en dehors des r\u00e8gles et de la raison \u00bb, le mot <em>Disparate<\/em>, choisi par Francisco de Goya pour titre g\u00e9n\u00e9rique de cette ultime s\u00e9rie grav\u00e9e et demeur\u00e9e inachev\u00e9e, ouvre quelques champs s\u00e9mantiques compl\u00e9mentaires, mais pas forc\u00e9ment contradictoires.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Notre journaliste ne souhaitait cependant pas, malgr\u00e9 sa curiosit\u00e9 r\u00e9elle et son amabilit\u00e9 ind\u00e9niable, me questionner sur le sens de ces \u0153uvres, mais sur une pol\u00e9mique dont l\u2019\u00e9cho lui \u00e9tait parvenu par le correspondant en Espagne du <em>Journal des Arts<\/em>. Les questions furent br\u00e8ves : pourquoi le Mus\u00e9e du Louvre s\u2019\u00e9tait-il port\u00e9 acqu\u00e9reur de ces quatre chefs-d\u2019\u0153uvre de Goya en d\u00e9pit des protestations de nos coll\u00e8gues madril\u00e8nes qui souhaitaient les acqu\u00e9rir et malgr\u00e9, ce que je d\u00e9couvris alors par ses dires, l\u2019avis n\u00e9gatif du Minist\u00e8re de la Culture (fran\u00e7ais ou espagnol ne fut pas pr\u00e9cis\u00e9 dans la question, je n\u2019ai pas non plus v\u00e9rifi\u00e9 l\u2019opposition minist\u00e9rielle que supposait cette question \u2013 fi des pol\u00e9miques st\u00e9riles !) ? On souhaitait que je m\u2019explique sur les modalit\u00e9s de la vente, sur la priorit\u00e9 donn\u00e9e au Louvre \u00ab contre \u00bb l\u2019Espagne par le vendeur, etc. Dans un contexte ordinairement confidentiel, je retournais l\u2019enqu\u00eateur vers le vendeur, qui m\u2019apprit que ce dernier ne souhaitait pas s\u2019expliquer. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Alors je n\u2019avais rien de plus \u00e0 dire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Diparate puntual<\/span><\/em><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\"> : une jeune funambule \u00e0 cheval est debout sur sa monture qui se tient fixe sur une corde. Goya repr\u00e9sente la corde \u2013 r\u00e9serve blanche lin\u00e9aire qui structure l\u2019estampe \u2013 sans les poteaux qui la tiennent. Les r\u00eanes du cheval sont noires et grises et se d\u00e9tachent sur le fond qui, au premier regard, semblerait un paysage de montagne (reliefs aragonais secs et ponctu\u00e9s de gris que l\u2019on voit bordant la route de Saragosse \u00e0 Fuendetodos). Mais le paysage est un amas d\u2019hommes et de femmes qui regardent la \u00ab Reine du Cirque \u00bb ex\u00e9cuter son num\u00e9ro d\u2019\u00e9quilibriste. La roche se fait regard. Tout y observe dans une noire terreur. \u0152il scrutateur, pure puissance scopique g\u00e9n\u00e9rant l\u2019angoisse et ponctuant le num\u00e9ro de cirque.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Je crois que j\u2019ai r\u00e9pondu en r\u00e9sum\u00e9 : la pol\u00e9mique dont vous me faites part, je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 rejet\u00e9e dans la presse espagnole. C\u2019\u00e9tait concr\u00e8tement dans <em>El Pais<\/em> du 26 juillet 2011 (<em>La Cabeza de Goya<\/em>), puis dans le journal <em>Heraldo de Arag\u00f3n<\/em> du 29 juillet dernier (<em>\u00bfHerida<\/em> <em>Goyesca<\/em> <em>?<\/em>). Mon interlocuteur ne souhaitait pas s\u2019y r\u00e9f\u00e9rer, car l\u2019espagnol ne lui \u00e9tait pas ais\u00e9 \u00e0 lire. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Je proposai une traduction. Non, il me fallait dire pourquoi nous avions demand\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 des Amis du Louvre de se porter acqu\u00e9reur de ces \u0153uvres, pourquoi nous aurions ainsi \u00ab \u00e9vit\u00e9 l\u2019obstacle de l\u2019agr\u00e9ment des commissions d\u2019acquisitions du Louvre \u00bb en passant par un donateur. Devant la confusion de la proposition, je remis de l\u2019ordre dans le r\u00e9cit : la Soci\u00e9t\u00e9 des Amis du Louvre est un utile recours financier pour proposer les acquisitions au Mus\u00e9e du Louvre. Ce n\u2019est pas nouveau. Ce qui ne l\u2019est pas non plus c\u2019est que, Amis du Louvre ou pas, ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s la validation de la donation par la commission d\u2019acquisition du Louvre, elle-m\u00eame ratifi\u00e9e par un comit\u00e9 artistique minist\u00e9riel, qu\u2019une \u0153uvre peut entrer dans le patrimoine national. C\u2019est la r\u00e8gle et la raison. Mais nous parlions des<em> Disparates<\/em>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Disparate de Bestia<\/span><\/em><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\"> : un \u00e9l\u00e9phant dans une ar\u00e8ne se fait rabrouer par quatre Turcs de carnaval. La lettre grav\u00e9e (en fran\u00e7ais) expose : \u00ab Autres lois pour le Peuple \u00bb. L\u2019\u0153il de l\u2019\u00e9l\u00e9phant est pos\u00e9 \u00e0 la c\u00e9sure de la m\u00e9diane verticale d\u00e9finissant la section d\u2019or et de la m\u00e9diane horizontale de l\u2019\u0153uvre, et l\u2019iris est l\u2019ar\u00e8ne, et la pupille est le sable (r\u00e9serve encore, espace vierge ou se produirait la vision du n\u00e9ant), et les regards des Turcs, soit, se moquent, soit, d\u00e9fient la b\u00eate. Autre puissance scopique, variation sur le th\u00e8me du regard. La planche n\u2019est que regard, anamorphose d\u2019un \u0153il inquisiteur.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Non, d\u00e9cid\u00e9ment, nous ne parlerions pas de ces planches de Goya, mais peut-\u00eatre alors de mes motivations pour cet achat de quatre chefs-d\u2019\u0153uvre ? Non plus. Ce qui tombe bien car on n\u2019est jamais tr\u00e8s seul dans ce genre de d\u00e9cision. Pourquoi avoir rejet\u00e9 la l\u00e9gitimit\u00e9 de Madrid \u00e0 acqu\u00e9rir ces planches ? Ma foi, la question me semblait mal pos\u00e9e. De quoi parle-t-on ? Cette s\u00e9rie grav\u00e9e par Goya, demeura inachev\u00e9e parce que Goya prit le chemin de l\u2019exil un jour de l\u2019ann\u00e9e 1824. Lorsque bien plus tard, entre Xavier, le fils de Goya, et Mariano, le petit-fils de l\u2019artiste, il fut question d\u2019expertise notariale pour estimer l\u2019h\u00e9ritage de Goya, on fit appel au peintre Eugenio Lucas Vel\u00e1zquez qui r\u00e9alisa l\u2019expertise des <em>peintures noires<\/em> de Goya et re\u00e7ut en r\u00e9mun\u00e9ration ces quatre cuivres exceptionnels. De l\u2019atelier d\u2019Eugenio Lucas, les cuivres pass\u00e8rent \u00e0 Paris o\u00f9 ils furent \u00e9dit\u00e9s pour la premi\u00e8re fois en 1877 dans la Revue <em>l\u2019Art<\/em>. Ces \u0153uvres n\u2019avaient jusqu\u2019alors pas quitt\u00e9 Paris. Puis, les g\u00e9n\u00e9rations passant, les successions se r\u00e9alisant, voil\u00e0 qu\u2019ils \u00e9taient en vente \u00e0 Paris o\u00f9 le Louvre les a achet\u00e9s. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Disparate conocido<\/span><\/em><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\"> : un soldat brandit un sabre sur un personnage voil\u00e9. Un homme regarde la sc\u00e8ne en se plaquant une main au cul. Seules les femmes ne regardent pas, trois autre personnages jouissent du spectacle alors qu\u2019une m\u00e8re tente de soustraire la sc\u00e8ne de violence aux yeux de son enfant. Unanimit\u00e9 masculine pour tancer l\u2019homme voil\u00e9, les femmes, maternelles, ne regarderont pas.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Non, la question majeure, celle qui posait probl\u00e8me semblait bien la suivante : alors que la Chalcographie de Madrid conserve l\u2019ensemble des cuivres de Goya, \u00e9tait-on en droit de retirer de cet ensemble les quatre cuivres de Paris ? La question de l\u2019enqu\u00eateur pla\u00e7ait en avant la l\u00e9gitimit\u00e9 de ce d\u00e9sir de r\u00e9unir en un lieu id\u00e9al l\u2019ensemble de l\u2019\u0153uvre grav\u00e9 de l\u2019artiste. L\u2019histoire des \u0153uvres qui s\u00e9para l\u2019ensemble d\u00e8s 1870, n\u2019existait donc pas ? Ainsi, on sert parfois des id\u00e9aux sur un plateau de bonnes intentions. Il \u00e9tait \u00e9vident que les \u0153uvres de Goya dont nous parlons ne seraient pas m\u00eame \u00e9voqu\u00e9es sous un autre aspect que leur nombre (4) et sous une autre qualit\u00e9 que le compl\u00e9ment d\u2019une s\u00e9rie d\u00e9mantel\u00e9e (arr\u00eat, suspension, dans l\u2019histoire id\u00e9ale des \u0153uvres).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Je me suis souvenu de l\u2019article que je publiai dans l\u2019<em>Heraldo de Aragon<\/em>, o\u00f9, peut-\u00eatre \u00e0 tort, je mentionnais un concept de Walter Benjamin, celui de l\u2019<em>aura<\/em> de l\u2019\u0153uvre \u2013 tout ce qui brille \u00e0 partir de l\u2019\u0153uvre sans \u00eatre l\u2019\u0153uvre elle-m\u00eame. La pol\u00e9mique de cet \u00e9t\u00e9 ne parlait pas de l\u2019\u0153uvre mais venait incontestablement d\u00e9signer cette aura. Une s\u00e9rie compl\u00e8te vaut mieux qu\u2019un tout d\u00e9mantel\u00e9, et dans l\u2019esprit de perfection qui est le n\u00f4tre, ce sens de la totalit\u00e9 fait loi. Je crois pertinemment que le sens de l\u2019\u0153uvre s\u2019est d\u00e9plac\u00e9 vers cette aura, non pas \u00e0 la fa\u00e7on dont Benjamin estimait que la valeur marchande seule conduirait \u00e0 une d\u00e9mat\u00e9rialisation de l\u2019\u0153uvre d\u2019art dont l\u2019embl\u00e8me est le cin\u00e9ma, mais plus profond\u00e9ment vers une n\u00e9gation de l\u2019histoire, vers une n\u00e9gation du sujet qui seul fait l\u2019histoire. De cette pens\u00e9e de masse, dont 1933 est une date cl\u00e9, il est \u00e9vident que nous conservons les s\u00e9quelles. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">Je m\u2019explique : nous parlons ici de quatre chefs-d\u2019\u0153uvre d\u2019un grand artiste. La premi\u00e8re r\u00e9flexion est que leur situation (aujourd\u2019hui au Mus\u00e9e du Louvre, avant-hier \u00e0 Paris, en 1824 dans la maison de Goya \u00e0 Madrid), pour \u00eatre le fruit du hasard est avant tout le produit de l\u2019histoire. La seconde remarque est que l\u2019\u0153uvre d\u2019art vit dans l\u2019histoire, par le regard qu\u2019on y porte. La troisi\u00e8me est que ce regard ne s\u2019y portant plus, il doit bien exister ailleurs ce regard. Et de fait, il peut s\u2019appeler Mus\u00e9e, ou garage destin\u00e9 \u00e0 la compl\u00e9tude, hangar \u00e0 perfection institutionnelle. Si le Mus\u00e9e est id\u00e9al, il doit former un tout qui r\u00e9unit tout et qui ne porte en lui-m\u00eame aucune trace ou blessure que l\u2019Histoire aurait pu y sceller. C\u2019est un \u0153il inquisiteur qui poss\u00e8de deux registres : celui du savoir et de son exclusivit\u00e9 (dont plus d\u2019une d\u00e9clinaison s\u2019appelle exposition, commissariat d\u2019exposition r\u00e9alis\u00e9 par des sp\u00e9cialistes) celui de la puissance \u00e0 colmater les br\u00e8ches, ce que l\u2019on nomme l\u2019universalit\u00e9 des collections. Ce sont deux voiles pos\u00e9s sur le legs humaniste.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Calibri; font-size: x-small;\">On conclura par la derni\u00e8re planche. <em>Disparate de Tontos<\/em> : quatre taureaux forment une farandole en chute libre sur un fonds de t\u00e9n\u00e8bres. Le symbole est si efficace qu\u2019il ne donnera pas lieu ici \u00e0 d\u2019autres commentaires.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/20110923-202820.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/20110923-202820.jpg\" alt=\"20110923-202820.jpg\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blogx16y\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/20110923-202829.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/20110923-202829.jpg\" alt=\"20110923-202829.jpg\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/20110923-202834.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/20110923-202834.jpg\" alt=\"20110923-202834.jpg\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/20110923-202842.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lacanquotidien.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/20110923-202842.jpg\" alt=\"20110923-202842.jpg\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[181],"tags":[129,153],"class_list":["post-986","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-arts","tag-goya","tag-pascal-torres"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/986","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=986"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/986\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1040,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/986\/revisions\/1040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=986"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=986"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=986"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}