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REVUE DE PRESSE post-conférence HAS: Fillon annonce un nouveau plan autisme pour « permettre à la France de poursuivre le rattrapage de son retard »

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Voici la suite de la revue de presse. Le Nouvel Obs et Paris Match n’ont pas plus cherché que les autres médias à enquêter. Ils n’ont pas cherché à vérifier si d’autres sons de cloche pouvaient exister. Ils s’en tiennent à ce discours univoque.

Avez –vous remarqué la ritournelle médiatique sur l’autisme ? avez-vous repéré ces petits « blocs de phrases » répétés indéfiniment d’un article à l’autre ?

Je les extrais de n’importe quel article, mais vous les reconnaîtrez, pour les avoir lus sans cesse, au fil des articles, ou entendus, au fil des reportages audiovisuels (ici, je les extrais du Nouvel  Obs(1)) :

-« les spécialistes s’accordent largement aujourd’hui pour estimer que l’autisme a des causes neurologiques » (… ou génétiques, ou neurobiologiques)

– « la psychanalyse est qualifiée par l’HAS de théorie « non pertinente » »

– chaque article comporte aussi une mention de « l’échelle international »

– et cherche à enfoncer dans le crâne du public l’axiome selon lequel : l’autisme « est considéré non comme une simple maladie mais comme un handicap »

– une critique revient sans cesse : les psychanalyste font le diagnostic tard, les TCCiste le font tôt

– on trouve aussi : « la HAS recommande le recours aux méthodes éducatives et comportementales, telles que Aba et Teach, dont le succès est incontesté » (Paris Match).

Et enfin,

– est systématiquement évoqué, article après article, « un combat qui oppose depuis plusieurs décennies » les psychanalyste (des gens dépassés qui lisent des livres obsolètes) à tous les autres (les vrais scientifiques up to date).

Bien à vous,

Armelle Gaydon

(1)  Le Nouvel Observateur, « Traitement de l’autisme : une nouvelle défaite de la psychanalyse », Par Laurent Joffrin, Directeur du Nouvel Observateur, créé le 10-03-2012 à 09h59- Mis à jour à 14h53. Pour le lire, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

8 nouveaux résultats pour autisme

 
Traitement de l’autisme : une nouvelle défaite de la psychanalyse
Le Nouvel Observateur
C’est un événement d’apparence circonscrite, qui intéresse avant tout un cercle relativement restreint de Français, les parents d’enfants autistes, motivés par la cruelle épreuve qu’ils vivent au quotidien. Mais son importance intellectuelle et

Le Nouvel Observateur

Un nouveau regard sur l’autisme
Paris Match
Une ère nouvelle s’ouvre en matière de prise en charge de l’autisme. Dans ses recommandations publiées hier, la Haute Autorité de santé recale les approches psychanalytiques de la maladie. Un parfum de révolution flotte au pays qui a vu naître le

Paris Match

Autisme: l’Unapei se félicite des nouvelles recos
Le Généraliste (Abonnement)
L’UNAPEI a salué dans un communiqué la sortie des recommandations sur l’autisme, rendues publiques jeudi par la Haute autorité de santé (HAS) et par l’Agence du médicament (Anesmn). Pour l’Unapei, «c’est un petit pas pour ces instances, .

Je vous recommande particulièrement la lecture sensationnelle de l’article du Huffington Post : l’interview choc de notre collègue Agnès Aflalo.

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Rapport sur l’autisme: exclure les psys pour mieux engraisser les …

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L’article de Maria Alba de Luna qui avait été publié dans Lacan Quotidien est publié aujourd’hui dans l’Humanité.

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– le 8 Mars 2012

Autisme: « Pour une prise en charge pluridisciplinaire » (témoignage)

Mots clés : santé, psychanalyse, psychothérapie, psychiatrie, autisme, santé mentale, système de santé,

En pleine controverse sur l’efficacité des approches psychanalytiques dans la prise en charge de l’autisme, Humanite.fr a reçu ce témoignage d’une sœur d’autiste devenue psychologue clinicienne et psychanalyste au Centre Hospitalier Clos Benard d’Aubervilliers (93), qui accueille des enfants et adolescents autistes. Nous publions ce texte emprunt d’humanité qui s’intitule « Sortir de l’impasse »

« Je me suis toujours sentie interpelée par ses silences et sa façon décalée d’être parmi nous. Adossée à la fenêtre, elle aimait, yeux fermés, sentir les vibrations des voitures passer au loin ou, assise dans le jardin, regarder par terre les minuscules êtres au bouger incessant, vaquer à leurs occupations silencieuses.

Moi, je ne pouvais que tenter de me situer dans un angle de son regard qui aurait pu me permettre de trouver la petite porte d’accès qui ouvrirait sur son monde. Mais mes tentatives se heurtaient toujours à un certain impossible. Ma sœur s’enfermait dans son monde autistique et lui souriait de la même façon troublante qu’elle avait de sourire aux fourmis. Je souffrais de ne pas pouvoir tout à fait la comprendre. Mais j’avais partagé sa vie et avait assisté parfois à ses petites victoires mystérieuses, quand par exemple je la voyais prendre un journal, toujours à l’endroit et regarder, fascinée, les lettres, très attentivement comme si elles savaient lui parler sans lui faire violence. Elle était si à l’aise avec certaines machines et invincible avec son ballon de foot, dur et rassurant comme un bouclier de guerre, toujours collé à son corps. Le soir comme un signe d’une grande confiance, elle venait me prêter quelques secondes son ballon pour que je le fasse voltiger en l’air. Et là son rire qui éclatait si festif, était un moment de grâce d’une fragilité de cristal si précieuse.

Pas facile de comprendre ou d’accepter

Il n’a pas été facile pour moi de comprendre ou d’accepter ce qui lui arrivait et pourquoi elle était si différente des autres. D’ailleurs je ne prétends pas y être arrivée mais j’ai pu mieux comprendre et porter ma propre souffrance d’avoir eu une sœur si singulière.

Me battre, pour que les autres respectent ses peurs, quand ils s’approchaient trop d’elle, cassant et menaçant son besoin d’espace d’avoir un territoire limité et faire mon possible pour que l’on accepte sa différence, avait été très tôt une position décidée de ma part. Position prise avec la conviction que c’était une des choses que je pouvais faire pour ne pas la laisser seule, ni par ailleurs la laisser s’enfermer dans son autisme.

Heureusement elle n’a jamais manqué de place pour être accueillie dans une institution spécialisée qui avait su respecter cela. Elle a toujours été entourée de gens extraordinaires qui ont toujours su l’aider à progresser. Ces petites institutions étaient souvent des institutions privées, créées par l’initiative des parents. Ma sœur n’a jamais parlé, parce que c’est ainsi, et peut-être parce qu’elle n’a jamais voulu laisser résonner sa voix. Mais elle a pu devenir une femme un peu plus autonome et moins envahie par ses peurs. Aucune méthode coercitive n’est venue la forcer à quoi que ce soit, ni l’obliger à céder son précieux ballon en espérant le récupérer en échange des quelques comportements « adaptés ».

Faire place à la singularité

Mes parents ont toujours été entendus et aidés par des professionnels si finement orientés qu’ils ont su faire place à la singularité de ma sœur et nous accompagner. Est-ce que cela a compté dans ma vie? Certainement. Etant devenue maintenant une psychologue clinicienne et psychanalyste, ayant travaillé, à mon tour, depuis longtemps auprès d’enfants, entre autres autistes, et auprès de leurs parents, je me suis beaucoup appuyée sur ce que côtoyer quelqu’un de si singulier, un autiste, sa souffrance et celle de sa famille m’avait appris. Est-ce que cela invalide ma position ou mon discours en tant que parent ou comme professionnelle? Certainement pas.

C’est mon expérience et ma formation psychanalytique qui m’ont permis d’orienter mon travail auprès des autistes de manière éthique et toujours respectueuse de leur propre souffrance et de leur parcours. Aucune histoire n’est comparable ni superposable à une autre. Savoir respecter les petits détails qu’attrapent l’attention de ces enfants et, à partir de ceux-ci, les aider à construire un monde à leur mesure pour qu’ils puissent rester vivants et entrer dans le lien social, est primordial pour tout autiste. Aider les familles et les accompagner, d’autant plus. Il est illusoire de penser que la prise en charge d’un enfant autiste devrait se fonder sur une seule approche, les psychanalystes n’ont jamais prôné de telles positions.

En tant que professionnelle, je suis maintenant confrontée dans ce pays, une des premières puissances mondiales, à la difficulté d’orientation et au manque cruel de places pour beaucoup de ces enfants. Certains enfants sont diagnostiqués très tôt mais cela ne change rien à leur situation, car il y très peu d’institutions où les orienter et les listes d’attente pour celles qui existent, sont scandaleusement longues ou très sectorisées.

Je comprends le désespoir des parents

Je comprends le désespoir des parents et leurs revendications pour que leur enfant continue à être intégré à l’école ou admis dans un établissement spécialisé, pour que des soins et un suivi éducatif leur soient proposés, mais en tant que parent d’une personne autiste, je ne partage pas la haine actuelle qui les habite, ni la mise en question féroce que certaines associations de parents font à l’égard de la psychanalyse. Tout comme je ne partage pas non plus la position loufoque de ceux qui, au nom de la psychanalyse, continuent à chercher l’origine de l’autisme du coté d’une quelconque faute maternelle. Les parents des enfants autistes se laissent manipuler dans leur peur et dans leur désespoir. Cela est inadmissible. Ils ont besoin d’aide pas de mensonges.

Le débat est à mener avec les pouvoirs publics pour un meilleur accueil de leur enfant et de la poursuite d’une prise en charge pluridisciplinaire de soins et d’éducation conjointe, adaptée certes, mais surtout sans oublier que tout enfant autiste a besoin d’être entendu et respecté, même dans son silence. Les personnes autistes n’ont pas besoin d’être « formatées », car leur force est justement leur singularité.

Même si un jour on arrive à trouver les causes de l’autisme — ce qui n’est pas encore le cas —, les autistes continueront à être des êtres de langage et leur subjectivité sera toujours à prendre en compte. Dans les débats, on ne fait pas cas de ce qu’eux-mêmes défendent et de ce qu’ils nous apprennent sur leur vécu. Parmi ceux qui peuvent partager leur témoignage, certains l’ont fait. Ecoutons-les. Au-delà de toute cause, il y a un sujet et sa subjectivité. Il y a autant d’autismes que de sujets autistes. Les autistes sont très souvent les premières victimes de l’énigme qu’ils ont toujours éveillée chez les autres. »

Mariana ALBA DE LUNA

Retrouver l’article en cliquant sur ce lien :

http://www.humanite.fr/societe/autisme-pour-une-prise-en-charge-pluridisciplinaire-temoignage-491808

  • A lire:

Austisme: la Haute autorité de santé préconise le cas par cas

Notre dossier consacré à l’autisme, à la psychanalyse

1)DOSSIER DE PRESSE AUTISME ET PSYCHANALYSE au 25 marsPour consulter le dossier de presse « Autisme et Psychanalyse », veuillez cliquer sur ce lien

2) Consulter les articles sur l’Autisme publiés dans Lacan Quotidien.

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PARIS, 23 février 2012 (AFP)
Le député UMP Daniel Fasquelle s’inquiète jeudi dans une lettre adressée au ministre de la santé des « pressions remettant en cause l’indépendance de la Haute Autorité de Santé (HAS) » qui doit rendre un rapport sur l’autisme le 6 mars. Ce député a récemment déposé une proposition de loi visant à interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes au profit de méthodes éducatives et comportementales.
Or, selon lui, La HAS s’apprêtait initialement à présenter un rapport « excluant les approches d’inspiration psychanalytique des pratiques recommandées et mettant en avant les méthodes éducatives et comportementales », écrit-il dans cette lettre à Xavier Bertrand, qu’il a transmise à la presse. Mais la HAS est depuis « victime de pressions », affirme le député, disant être « en possession d’éléments » le prouvant.
« La Haute Autorité de Santé aurait ainsi déjà fait passer les pratiques psychanalytiques des +pratiques non recommandées » à un degré moindre, celui des « pratiques non consensuelles » dans son rapport, poursuit-il. « De telles conclusions, si elles pouvaient être imposées à la HAS, isoleraient encore un peu plus la France sur la scène internationale et serait incompréhensible pour toutes les familles et les professionnels qui attendent que notre pays tourne enfin la page de la psychanalyse dans le traitement de l’autisme », poursuit l’auteur, « président du groupe d’études parlementaire sur l’Autisme ».
Il demande donc au ministre de « mettre fin à ces pressions » afin que la HAS « puisse finaliser son rapport en toute autonomie et dans la plus grande sérénité ». BC/pjl/phc

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Un rapport de la Haute Autorité de santé (HAS) qui doit être rendu public le 6 mars dénonce, dans sa conclusion, la non-pertinence de l’approche psychanalytique et de la psychothérapie institutionnelle dans le traitement de l’autisme, certes, et on risque de ne pas en rester là. C’est l’humanité même de la psychiatrie qui est condamnée. La pratique du « packing », longtemps utilisée dans le traitement des psychoses de l’adulte, repose sur l’enveloppement humide qui permet au patient souffrant d’un morcellement du corps propre de retrouver de l’intérieur son enveloppe corporelle.

Est-ce bien cette pratique qui suscite les cris de haine de la part des associations de parents d’enfants autistes ?Pour lire la suite de l’article, veuillez cliquer sur ce lien.

Par Pascal Boissel

Aricle posté sur Mediapart, le 21 février 2012.

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[VAINCRE L’AUTISME affirme que la psychanalyse est nocive pour les enfants, adolescents et adultes atteints d’autisme.]

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