Currently viewing the category: "JAM"

LE MONDE DES LIVRES | 19.06.08 | 12h04  •  Mis à jour le 19.06.08 | 12h0

Quelle est la place d’Erasme et de son oeuvre dans votre itinéraire intellectuel ?

Il est de mon jardin secret. Constante dilection. Je pourrais dire, comme le poète Wallace Stevens : « Ce que j’aime chez Erasme, c’est un certain chic. » Depuis ma classe de quatrième,

Continue reading »

Tagged with:
 

Le Monde des livres » daté du 6 janvier publie dans sa page Forum un texte ainsi présenté au lecteur : « André Green dénonce la place accordée aux disciples de Jacques Lacan dans les débats actuels. » Ce document appelle plusieurs remarques de ma part.

La première porte sur l’intitulé : « Un mythe : la psychanalyse française ». « Un mythe », j’en suis bien aise, mais ce mythe, d’où vient-il ?

Continue reading »

Tagged with:
 

 

UN livre récent étudie la dynamique et les différents processus de validation collective des aberrations ( Les Décisions absurdes, de Christian Morel, Gallimard « Folio »).

Un exemple ? Un professeur au département de sciences humaines de l’université du Québec à Chicoutimi publiait le 12 février, dans Le Devoir, le grand journal de Montréal, une « opinion » qui faisait part à ses concitoyens de ses sentiments d ‘« incrédulité, perplexité, colère, honte, dépit » en apprenant que « la direction et une très forte majorité des professeurs de la prestigieuse Ecole nationale d’administration publique du Québec (ENAP) avaient décidé d’accueillir parmi eux, pour un an », un homme déchu, coupable dans son pays d’un acte criminel grave, et sous le coup d’une condamnation. « Le monde universitaire québécois, disait-il, ne pourra pas garder la tête haute tant que cet invraisemblable gâchis ne sera pas réparé. » Aussi invitait-il « tous les Québécois » à « intervenir pour faire annuler cette décision qui nous abaisse et nous fait honte collectivement ».

Répondant à cet appel, trente-quatre universitaires des plus fameux établissements du Québec et d’Ottawa s’associaient six jours plus tard pour publier dans le même Devoir une lettre ouverte intitulée « Quand l’éthique fout le camp ! », exigeant

Continue reading »

Tagged with:
 

LA PRATIQUE des psychothérapies est passée voici un demi-siècle à une échelle de masse. Elle a progressé sans être aucunement organisée par l’Etat. Elle n’a jusqu’à présent provoqué aucun désastre qui soit de loin comparable à celui de la canicule. On a pu constater, lors des Etats généraux de la psychiatrie, en juin (Le Monde du 6 juin), qu’une demande de psychothérapie se manifeste massivement en France dès qu’elle en a l’occasion.

Voici que, le 14 octobre, en fin de journée, l’Assemblée vote à l’unanimité, gauche et droite confondues, un amendement conférant au ministre chargé de la santé le pouvoir de fixer par décret les différentes catégories de psychothérapie et les conditions de l’exercice professionnel. En l’absence de tout débat public sur la question, il n’est pas sûr que la représentation nationale ait mesuré toutes les conséquences de ce texte bref.

Bernard Accoyer

Continue reading »

IL EST de la nature d’une gauche de gouvernement de gouverner. La seule chose dont elle puisse se rendre coupable est de perdre les élections. A quelles conditions les gagnera-t-elle en 2007 ?

La gauche va rebondir, dit Pierre Mauroy. Non. Aucune chance tant qu’une troisième gauche de gouvernement, après Blum-Mollet et Mitterrand-Jospin, n’aura pas été repensée à nouveaux frais. Le premier préjugé dont elle devra s’alléger est de croire qu’il y a l’Homme-de-gauche.

Continue reading »

Tagged with:
 

IL y a dix ans, c’était la dissolution par Lacan de l’Ecole freudienne de Paris. M Soulez-Larivière, qui fut à l’époque l’avocat des opposants, écrit dans le Monde du 12 janvier dernier :  » Jamais sans doute avait-on poussé si loin l’idéalisme que dans cette école lacanienne puisque, comme dans une république platonicienne, le pouvoir politique n’était pas distingué du savoir. L’Ecole comptait trois catégories de citoyens : les analystes praticiens (AP), les analystes membres de l’école (AME), les analystes de l’école (AE) dont la hiérarchie reposait sur le degré d’initiation. La logique était évidemment celle de la dictature puisque le sujet supposé savoir était Jacques Lacan […] « .

Non. La république de Lacan ne comportait nullement  » trois catégories de citoyens  » : son beau paradoxe était de n’en compter qu’une.

Continue reading »